ANALYSE DU SAINT GRAAL. XL
Cet oiseau frappe si violemment le pain que tenait le roi quUl le fait tomber dans la mer, puis le malmène au point de lui trancher les cheveux du col et la partie du vêtement qui le couvre.
Le roi resta longtemps pâmé et ne se releva qu'à la nuit, mort de faim. Le matin (391), il se mit à sou* pirer et à verser des larmes en appelant le secours divin. Pendant huit jours qu*il resta sur la roche, le bel homme de la nef venait régulièrement le réconforter et l'exciter à persévérer dans le bien ; tandis que la femme le poussait au mal, par tous les moyens possibles. Le neuvième jour (392), le bel homme lui annonce que le terme de ses épreuves approche. En effet, il était none passée, quand il voit venir une belle nef poussée vers Vile par un vent irrésistible (393). Le tonnerre grondait et la foudre tombait tout autour de lui ; mais rien ne put lui faire quitter la roche. Le temps alors changea, le soleil se montra et brilla d'un tel éclat que la chaleur devint insupportable (395); il pouvait entrer dans la nef ; il résista à la tentation et bientôt tomba sur les dents consumé de chaleur. Il resta ainsi longtemps ; mais entre none et vêpres, il se leva, étonné de ne pas être plus souffrant. Il vit alors venir une nef magnifique à laquelle pendaient deux écus, le sien et celui de Nascien (396), puis il entendit le hennissement de son cheval, celui qu'il avait conquis sur Tholomée. Emerveillé, il se rend près de la nef (397) et reconnaît dedans le frère de son sénéchal qui le regarde tristement. Ce dernier lui apprend que son beau-frère Nascien est mort (697) et qu'il gît dans la nef. Le roi est désespéré, il entre dans la nef et voit Nascien