‹ Le Saint-Graal; ou, Le Joseph d'Arimathie; première branche des romans de la Table rondeChapitre 3 sur 24 · xv« siècle · texte numérisé non relu

xv« siècle

117 — 6788 xiv® ou xv« siècle.

3U — 6965 Milieu du xiip, identique pour les

miniatures à celui du Mans.

747' — 7170 xiiie siècle, mauvais état. 749 — 7171 xiii« siècle, même écriture que celle

du manuscrit du Mans.

769 — 71853 xiiP siècle, miniatures coupées.

770 — 7185^3 Milieu du xiirsiècle, mêmes version

et miniatures que celles du Mans.

19162 — 1245 Fonds Saint-Germain, xiii^ siècle.

Bibliothèque de l'Arsenal.

Maméroi. Caraclèrei généraux.

221 Fin (lu xiii« siècle, commencement du xiv*.

223 XV® siècle, sur papier ; prototype de Tédition

de Philippe Lenoir (1523).

224 xv« siècle, sur papier.

229 xiii« siècle.

230 xv« siècle.

Britlsh Muséum.

Add. 1 E. 10292, 10294. Texte pareil à celui de rédition de 1514-1516 (d'après M. Maunde Thompson, du British Muséum).

Reg., Ms. 19, C. XII, pas de miniatures, cinq ou six feuilles manquent in fine.

Oxford's Bodleian.

Ms. Douce 178. Commencement du xiv« siècle. Ms. Douce 303. Fin du xiii« siècle.

Bibliothèque royale de Bruxelles.

N- 9246. De Tannée 1480.

Quant au Petit Saint Graal, nous possédons maintenant six manuscrits plus ou moins complets, que nous avons mis à contribution pour notre examen préalable du texte rimé.

Le plus ancien est incontestablement celui du manuscrit du Mans, dans la partie que ce manuscrit a empruntée à la version de Robert de Borron. Il est fâcheux que cette version cesse à l'enquête faite par Vespasien sur la disparition de Joseph. Mais dans tout ce qui précède les mots : « Lors en refist une grant partie ardoir, » ce texte est infiniment précieux comme venant à Tappui des manuscrits suivants.

Le second, par ordre chronologique, est le manuscrit Cangé 4 de la Biblothèque nationale, portant aujourd'hui les N°» 748 nouveau, 7170' ancien.

C'est un petit in-folio très-lisible et très-bien conservé, il est complet et porte le titre moderne : Merlin, On lit en tète, de la main de Cangé, croyonsnous : « Ce manuscrit, qui paraît être du xii° siècle, « ne contient au plus que le quart de ce roman ; il « y a au commencement un extrait fort abrégé du « roman du Saint Graal qui finit page 18. » Plus loin : « Codex à Delange, 89. »

Disons tout de suite que ce manuscrit n'est pas du xiie siècle, mais du milieu du xiii».

Cette version est précieuse à cause de son antiquité et de la précision minutieuse du scribe qui, voulant tout expliquer, nous a livré plus de documents littéraires que les autres. C'est lui qui donne quelques renseignements sur les rapports de dépendance de Robert de Borron vis-à-vis de Gautier de Montbéliard, connétable de Jérusalem.

Le troisième manuscrit mis à notre disposition est le manuscrit Didot, précieux entre tous parce qu'il porte la date de sa confection 1301, et qu'il est ainsi

un jalon précieux qui nous permet d'apprécier enfla à sa valeur le roman rimé, considéré jusqu'ici comme l'œuvre même de Robert de Borron.

Le manuscrit Didotoiîre déplus cet intérêt supérieur qu'il est un tout complet dont le Saint Graal est le prologue, le Merlin^ le corps d'ouvrage, et le Perceval qui le termine, l'épilogue.

Nous donnerons le Saint Graal et le Perceval. Cette dernière partie du roman diffère complètement du Perceval en prose que l'évêque de Cambray fit écrire pour Jehan de Nesle, qu'on croit être le seigneur du même nom qui prit la croix avec Baudouin de Constantinople, le 23 février 1200; on sait que ce dernier roman a été publié, en 1867, par M. Ch. Potvin, au nom de la Société des Bibliophiles belges de Mons.

Notre Perceval est fait en vue même de former la suite et le complément du Saint Graal ; ainsi Merlin se réfère, au commencement, aux passages relatifs à Moïse, dont il rappelle la fin tragique et présente dès lors la Table ronde comme étant la troisième table annoncée par la voix de l'ange à Joseph.

On peut donc admettre, en toute confiance, le Perceval que nous allons faire connaître, comme le complément nécessaire et prévu du roman du Saint Graal,

La version du manuscrit Didot est moderne, si on la compare aux manuscrits du Mans et Cangé, et nous la verrons presque toujours d'accord avec la version rimée, pour le sens comme pour la phrase.

Le volume est relié en parchemin vert et sur le plat sont gaufrées les armes du chancelier d'Aguesseau (1717-1751). Sur Tune des gardes on lit : Ce manmcril

est préckux et très-cuneux, vu son antiquité : il est dûtède l'an 1301. Puis, quatre lignes çffacées et une signature. Nantes, le 1''' juillet 1806.

Au-dessous sont des armes assez mal dessinées portant récartelé au premier et au quatrième d'argent à la fasce de sable accompagnée d'une étoile et d'un croissant de gueules ? et aux deuxième et troisième contreécartelé au premier et au quatrième de gueules, aux deuxième et troisième de sable à la croix d'argent.

4° Nous avons pu encore consulter une copie du manuscrit de M. Huth, négociant à Londres, et y puiser des termes de comparaison précieux. Ce manu- " scrit est un peu plus ancien, croyons-nous, que le manuscrit Didot et ne contient pas le PercevaL II est très-concis et abrège tant qu'il peut. Nous en donnerons les variantes principales. Robert.de Borron n'y est pas plus nommé que dans le manuscrit Didot.

5° Le manuscrit de l'Arsenal N^ 225 est précieux par certains côtés que nous ferons valoir; c'est un des manuscrits qui nous ont légué les noms de Robert de Borron et de Gautier de Montbéliart.

6« Enfin le manuscrit de la Bibliothèque nationale N" 1469 nouveau, 7547'^ ancien, anc. codi. Lancelotti 169, est un in-4o en papier de cent vingt-deux feuillets, du xv« siècle ; nous nous en sommes peu servi. Robert de Borron n'y est pas nommé.

Ce manuscrit finit au couronnement d'Artus et se termine par ces mots :

Ici linist la prophétie Merlin

Rédigé de picard en françoys,.

Qui est tel que au mieux que l'entendoys. A l'escripvain doinst Jhesu Grist bonne fin.

Quant au roman rimé, il est assez connu par Tédition très-soignée qu'en a donnée M. Fr. Michel pour nous dispenser d'en parler ici ; d-ailleurs nous reviendrons sur les caractères principaux du manuscrit qui contient cette version, unique jusqu'ici et malheureusement mutilée, dans le travail qui suit immédiatement cette préface.

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