M LE SAINT OFFICE
Bréviaire entre les mains. « C'est là ce qui m'encourage 1 plus, disait-il. Après avoir béni et prié Dieu si longtemp sur la terre, ne puis -je pas espérer d'être admis à le prie et à le bénir éternellement au ciel ! » Et il avait droit d parler ainsi; car c'était un homme de foi, de charité et d recueillement. Il ne s'était pas contenté de réciter extérieu rement et servilement les paroles sacrées, il les avait mé ditées durant le jour, comme le Psalmiste * ; il s'en étai entretenu en lui-même, suivant l'avis de saint Paul; il lef avait chantées continuellement au fond de son cœur 2. Mai si c'eût été un prêtre négligent et dissipé, aurait-il eu 1 même confiance? S'il n'avait prié que des lèvres, sa prier eût-elle duré plus d'un demi-siècle , de quoi son Office Iv* aurait- il servi au tribunal de Dieu? Quid prodest psalmu nisi devotio comitetur? Psallere sine devotione est quasi oi! sonans et cymhalum tinniens '
Hélas ! combien de ministres sacrés à qui Dieu dira ai n moment de la mort qu'ils ont perdu leurs prières et leu peine * ! Combien d'ecclésiastiques pour qui il vaudrai mieux n'avoir jamais exercé ce saint ministère, ou n' avoir consacré que les premières années de leur vie sacer|« dotale! Le Bréviaire, disait le père Eudes aux membres d sa société , le Bréviaire à réciter, quel compte à rendre au dei nier jour ! Je ne doute pas qu'un grand nombre ne soient rete nus longtemps dans le purgatoire pour leur tiédeur à s'acquit ter de ce devoir !
1 Exultabunt labia mea, sed et lingua mea totâ die meditabitur just"^^ tiam tuam. Psalm. lxx, 26. — Os justi meditabitur sapientiam. Psau XXXVI, 20.
2 Ephes. V, 9.
3 S. Hier. Can. Non mediocr. 23. De Consec. dist. 5. ^ Seminastis multum, et intulistis parum ; comedistis, et non estis satifû
rati. Agg. i, 6. — Sic nos tu visitas, sicut te colimus, disait souvent un fe: vent religieux.
^ Vie du P. J. Eudes, par le P. de Montigny, 1. X. — Un des ecclésia tiques les plus pieux du dix-septième siècle, Ant. Roussier, avait pour J,( saint Ofiace une grande dévotion. Il ne négligeait aucune occasion d'insp|jîi rer l'estime et l'amour du Bréviaire. Quelques moments avant de mouri: priant à haute voix pour le clergé, il disait : Seigneur, faites à tous vi prêtres la grâce de 'bien dire VOj^ce, P. Hanart, Becueil de vies de 107 prêtres, 1665.
ainsi, réciter l'Office avec négligence, sans attention et is ferveur, ce n'est pas seulement changer une pratique isolante et méritoire en un travail rebutant et stérile : st encore se rendre coupable envers Dieu, et abuser poivement d'une de ses grâces les plus précieuses*. Heureux les ecclésiastiques à qui la conscience ne re- )cbe rien à cet égard , qui sont habitués à méditer les 'oles qu'ils prononcent, et qui nourrissent leur âme en rifiant le Seigneur! Comme un arbre planté sur le couit des eaux et rempli d'une sève vigoureuse, ils donneit dans la saison un fruit abondant et savoureux. Mais Iheur aux prêtres dont la pensée ne sait pas se fixer sur iivin Maître, dont le cœur désavoue les paroles qu'ils adressent, qui récitent des prières sans rien désirer, ^s rien ressentir, sans rien demander! C'est en vain que rs lèvres se fatiguent -, Au lieu d'être pour eux une irce de grâces, leur prière fera leur condamnation ^ ; et 1 de leur concilier l'indulgence du souverain Juge, leur té purement apparente allirera sur leur tête un châtint plus rigoureux: Simulantes longam orationem, hiaccint damnationem majorem^?
încore s'ils ne compromettaient qu'eux-mêmes; mais 3 telle négligence nuit essentiellement au bien de l'Éle et aux intérêts de Dieu.
1 existe, avons-nous dit, entre l'Eglise et Dieu une sorte pacte, d'engagement réciproque , qui oblige l'une à dender et à remercier sans cesse, l'autre à accorder sans sure. En même temps il y a entre l'Eglise et ses mitres sacrés un autre contrat, en vertu duquel ceux-ci
Quse segnitia est alienari et capi cogitationibiis ineptis et profanis, Dominum precaris, quasi sit aliud quod debeas magis cogitare quàm
d cum Deo loqueris? Hoc est, quando oras Dominum, majestatem Dei
ligentiâ orationis offendere. S. Cypr. de Orat. Dom. On trouva dans le Bréviaire du savant Hortius, curé de Cologne en 1644) , cette maxime écrite de sa main : Si cor non orat, in vanum
ma latorat. C'est la même que celle de S. Isidore de Séville : Oratio
lis est, non labiorum.
Labor labiorum ipsorum operiet eos. Psalm. cxxxix, 10. Luc. XX, 47. Voir Acta Sanct., 16 juin. — Vie de sainte Lutgarde,
sont tenus de prier Dieu pour elle , et de lui offrir, au n de tous ses membres, un tribut de louanges et de sup^ cations*. Cet engagement lie de la manière la plus être le sacerdoce et le peuple chi*'étien ; et même, à l'égard pasteurs , il prend un caractère de justice encore plus goureux, puisqu'ils n'entrent en possession de leur digr et qu'ils ne peuvent en revendiquer les avantages q condition d'en accepter la charge et d'en remplir les ob gâtions ^ Exemple admirable d'une pieuse et touchai solidarité! Obligés de vaquer aux soins matériels delav la plupart des chrétiens ne pouvaient satisfaire convenab ment par eux-mêmes au précepte de la prière; l'Eglij leur mère commune, choisit parmi eux ceux qu'elle ju les plus dignes de ce ministère, et les consacre corps âme au culte du Seigneur ; elle statue qu'à l'avenir ils a ront à louer Dieu et à l'invoquer en faveur du peupl funqi sacerdotio et habere laudem in nomine ejus^; et même temps elle déclare que le peuple, fournissant à le subsistance, aura part à leur mérite et sera déchargé de dette à l'égard de Dieu. Par ce moyen, tous les intérêts concilient, tous les besoins sont satisfaits, tous les bie deviennent communs; et chaque fidèle contribue à rend au Seigneur l'hommage incessant que sa grandeur i clame*.
Mais que conclure de là , par rapport aux ministres s crés? C'est qu'ils n'ont pas d'obligation plus stricte que
^ Presbytei'i offlcium in orando Deum pro totius Ecclesiae prosperit. situm est ; ideôque proventus et bénéficia sacerdotibus conferuntur ut i pro populo precibus ac votis insistere, ejusque debeant peccata porta S. Petr. Dam. Epist. xiv, lib. IV.
2 C. Presbyter viane, dist. 91. — C. Si quis sacerdoium ; et C. Eosetia dist. 81. — Omnibus dictum est : Petite, et accipietis ; his vero ut semj pétant, nec pro semetipsis tantùm sed et pro totâ Ecclesiâ Dei, ut vin( populus qui sub ipsis est hostes illos invisibiles; ut stent sicut Moyses, vatis semper interioribus animi manibus tn cœlum, in conf ractione , conspectu Dei, ad avertendam iram ejus, ne disperdat populum sui assidue precantem. Conc. Colon, p. II , c. iv, 1536.
^ ECCLT. XLV, 19.
'* Sicut in uno corpore multa membra habemns, omnia autem memb non eumdem actum habent, ita multi unum corpus sumus in Christo, si guli autem alter alterius membra , habentes autem donationes secundt gratiam quse data est nobis différentes. Rom. xii, 4, 5.
it Office , et qu'ils ne sauraient mettre trop de soin à
)i bien acquitter; c'est qu'ils doivent s'appliquer à eux-
nties l'avis que le roi Ézécbias adressait aux prêtres et
]^ lévites de l'ancienne loi: Filii mei, nolite negligere : vos
it Deus ut ministretis eicolatisque eumK D'un côte, il est
loi que nul ne peut acquérir par lui - même aucun mé-
, que la grâce est nécessaire pour la persévérance des
[jtes comme pour la conversion des pécheurs, et qu'une
Ititude d'âmes se trouvent à chaque instant en suspens
re le ciel et l'enfer, de sorte que leur sort éternel dépend
secours plus ou moins puissants qu'ils reçoivent du . D'autre part il est incontestable que la prière est la dition ordinaire pour attirer les dons de Dieu, et que la ;re publique, surtout celle de l'Eglise, exerce une injnce directe et considérable sur la part de grâces faite lacun de ses membres. S'en acquitter avec négligence, ^ attention et sans piété, c'est donc mettre obstacle à fusion de ces grâces ; c'est en réduire la mesure , c'est linuer d'autant les chances de salut ou de sanctification a certain nombre de fidèles. Comment affronter sans feur une telle responsabilité? Comment ne pas se recher la perte de ceux qu'on devrait sauver? Moïse eûtonc été innocent de la défaite de son peuple , s'il avait lige de lever les mains en sa faveur, ou s'il les eût lais- 5 torîiber avant la fin du combat? Ou bien serait-ce seulent lorsqu'il s'agit de la vie temporelle et des biens i-bas qu'on tiendrait pour indubitable la maxime des its docteurs: Si nowpavisti, àccidisti? C'est être homi-
que de ne pas sauver celui qu'on peut soustraire à la
)h! si l'on réfléchissait à ces vérités, si l'on s*en pénét, qu'on changerait bientôt de conduite et de langage! st rare de se trouver dans une réunion d'ecclésiastiques s entendre d'amers gémissements sur l'état de l'Eglise, icun déplore les progrès du libertinage et de l'incrédu- On s'afflige du refroidissement de la piété; on se fait
U Paral. XXIX, II.
lîl'on
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part des scandales dont on est témoin; on s'écrierait lontiers comme un prophète : La vertu n'est plus su terre, et il faut désespérer de l'y ramener \ Quel est le { teur qui n'ait à se plaindre des dispositions de son tr peau? L'enfance est peu docile, la jeunesse déréglée, 1 mûr insensible et indifférent. En vain s'efforce-t-on de server l'innocence et de ramener les pécheurs. La préd tion n'est pas écoutée ou n'est reçue qu*avec défiance, table sainte est abandonnée. Le sacrifice ne s'acconn plus que dans la solitude. On semble faire une grâce Seigneur en consentant à recevoir son pardon... Ces m ne sont que trop réels, assurément; mais tandis qu'on gémit, songe-t-on assez à se demander si l'on fait tou qu'on doit pour en arrêter les progrès? N'oublie-t-on que la prière est l'arme la plus puissante contre les en mis du salut 2, que le saint Office surtout est le bouc des forts 3, que Notre -Seigneur et les apôtres ont plus pour la conversion du monde en priant qu'en travailla que saint Pierre était en prière au moment où il reçut envoyés de l'officier Corneille*; enfin, qu'il n'y a qu Seigneur qui puisse changer les cœurs, donner l'effical à notre ministère et soutenir l'édifice qu'il a fondé : . Bominus qui dico Jérusalem : Mdificaberis ; et templo : F' daberis ^ ?
On ne veut pas dire sans doute que tous les péchés peuple sont imputables aux prêtres, et que les ecclési tiques répondront seuls du dérèglement des fidèles. On prétend pas qu'une prière bien faite suffise pour chan une paroisse ; mais on dit que tout pasteur doit prierP cœur et d'âme pour l'amendement de son troupeau ; ( s'il prie bien, ses prières ne resteront pas stériles, et
,re, itso )cle iines Ices
ispri steu
ire' ,eïï ire-
' 1 Vas mlhi i perîit sanctus de terra , et rectus in hominibus non. MiCH. VII , 2. Curavimus Babylonem , et non est sanata : derelinqua; eam. Jerem. li , 9.
2 Agendum voto et precibus, si corrigl objurgationibus non pol S. AuG. contr. Epist. Parm, III , n.
3 II Reg. i, 21.
** Ascendit ad superiora circa horam sextam. Act. x , 9, 17.
^ ISAI^ XLIX, 28.
DÉFAUTS k ÉVITER 59
r l'ordinaire il tardera peu d'en recueillir les fruits : niam vos estis preshyteri in populo Dei, ex vobis pendet 7ia illorum *.
lie était un homme comme nous, aussi faible que is ; mais par sa prière il ouvrait et fermait le ciel à son , suivant que l'intérêt de Dieu l'inspirait à son zèle ^, as n'avait à offrir au Seigneur qu'un sacrifice figuratif; emble que sa prière devait avoir moins de crédit que la re; néanmoins sa piété était pour Jérusalem et pour t son peuple une source de bénédictions^. Pourquoi, iC le même moyen, ne pourrait-on plus produire les mes effets? Pourquoi demanderions-nous sans fruit des ces bien plus nécessaires et plus conformes aux desseins inaires de la Providence? Rogante pro eis sacerdote, dit sprit-Saint, propitius erit eis Dominus *. Oh! combien de ;teurs, qui prétendent avoir tout fait inutilement pour le ut de leurs ouailles, s'apercevront un jour qu'ils ont jligé l'instrument de conversion le plus essentiel et le [S efficace ! Combien se réservent pour l'avenir de douireuses déceptions I Aujourd'hui ce sont eux qui se plaient des âmes qui leur sont confiées'; ils les accusent de reté, d'indolence, d'insensibilité : mais plus tard, lorsque âmes, éclairées de la lumière divine, verront dans le 5sé les périls où elles se sont trouvées, les ennemis qui ont combattues et les précipices dans lesquels elles sont
Judith, viii, 21. — Quemamodum cùm videris arborem paUentibus is, Intelligis quia aliquam culpam habet circam radicem, ita cùm viis populum indisciplinatum et irreligiosum, cognosce quia in sacerdois culpa est. Sicut de templo omne bonum egreditur, sic et de templo ae malum procedit. S. Chrys., de Precatione, — Crédite nobis, fratres, nium quai nos exercent malorum, totius istius quam, non obstantibus pribus et studiis nostris, ager dominicus exhibet , sterilitatis causa in praecipuè cubât, quôd laus Domini multum attenuata est in populis ,
in primis ore sacerdotum. Non satis curant sacerdotes ligna manè jicere altari. Card, Ep. Zagrabiensis Epist. pasL 1857. 5 Jacob, v, 17.
Sancta civitas habitabatur in omni pace, propter Onias pontificis pie- 3m. II. Mac. in, 1. In vitâ suâ sufCulsit domum et in diebus suis corroavit templum. Quasi stella matutina in medio nebulae et quasi thus reens in diebus sestatis. In ascensu altaris sancti gloriam dédit sanctitatis ictum. Eccli. L, 1-12.
Levit, IV, 20.
tombées, ne se demanderont -elles pas ce qu'ont fait pc les sauver ceux qu'on leur avait donnés pour guides et pc gardiens? Et quand elles s'apercevront que, malgré lei efforts apparents et leur zèle prétendu, ces pasteurs mer naires ont été assez indifférents à leur salut pour ne fa que des lèvres et comme à regret les prières auxquelles salut était attaché, de quels reproches ne les accableroi elles pas? avec quelle indignation ne dénonceront -el pas au tribunal de Dieu cette négligence comme une i justice et une trahison?
Aux plaintes des âmes tristement délaissées, s'ajout l'indignation du Seigneur pour sa gloire avilie et son m méprisé.
11 est beau, il est glorieux pour le souverain Maître d voir ici -bas des ministres qui louent ses perfections] toute la terre, tandis que les esprits bienheureux les céi brent au ciel : mais c'est à condition que ces louanges soi sincères et qu'elles sortent du cœur. Sans cela, quel hc neur en retirerait -il? Si les paroles qu'on lui adresse r taient qu'un vain son, un exercice des lèvres, une sim formule, comment pourrait-il s'y complaire? Les homn se contentent des apparences, parce que l'extérieur trompe et qu'ils ne peuvent voir au dedans; mais Dit qui pénètre les cœurs, considère les dispositions*. Il ex le tribut des affections et des pensées 2, et il rejette comi dérisoire, comme indigne de lui, tout hommage qui pas au fond de notre âme son principe et sa réalité ^ : j pocritœ, bene prophetavit de vobis Isaias^ dicens : Popi
^ Domimis posuit oculum super corda. Eccli. xvii , 7. Qui autem s tatur corda Deus scit quid desideret spiritus. Rom. vni, 7.
2 Fide plurimam hostiam Abel quam Gain obtulit Deo. Hebr. xi, 4. Abel ex operibus, sed ex fide Abel munera oblata placuerunt. S. G.' Magn. Moral. XXII, xxi.
^ C'est se moquer de Dieu, disait saint Vincent Ferrier, c'est lui i une offrande dérisoire que de se borner à réciter la lettre de l'Offi Quando cor non reputat quce dicuntur ore, fit enccenium Deo de ovU cuis, et reputat se delusum. — Mes frères, disait un fervent religieu quelques ecclésiastiques qui paraissaient peu recueillis, nous ne nous quitterons pas envers Dieu, si nous ne le payons en bonne monnaie, < du P. Gaspard de Bono , Minime.)
^ ISAI^ xix, 13.
|î labiis me honorât : cor autem eorum longe est a me^ !
iRien de plus terrible que les reproches adressés sur ce
Ijet aux ministres de l'ancien culte par un des derniers
bphètes^. Quoiqu'ils soient pleins d'instruction pour nous,
Ist à peine si nous osons les répéter ici : « Écoutez mes
rôles, leur disait-il , prêtres infidèles et aveugles; c'est à
us qu'elles s'adressent : Ad vos, o sacerdotes, qui despici-
nomen meum et dixistis : In quo despeximus? J'avais fait
pacte avec Lévi votre père : je lui donnais la vie et tous
biens qu'il pouvait désirer; et lui, de son côté, m'ho-
rait et me respectait : Pactum meum mm Levi, vitœ et pa-
\; et dedi ei timorem, et timuit me. Il fut fidèle à sa pa-
e; moi, je le fus à la mienne : il jouit de toutes les bé-
iictions que je lui avais promises : Lex veritatis fuit in
ejus : in pace et in œquitate ambulavit mecum, et multos
rtit ab iniquitate. Maintenant, vous ne voulez plus mar-
ir dans cette voie ; vous foulez aux pieds ce pacte. Au
1 d'édifier vos frères en leur apprenant à vénérer ma
iveraine majesté, vous les scandalisez par votre irrévé-
ice et vos profanations. Préparez-vous à subir les arrêts
I ma justice. Malheur à ceux qui connaissent ma gran-
ir, et qui ne m'honorent pas selon ma grandeur ! Mal-
ir à celui qui m'a voué une offrande précieuse et qui y
Èstitue une hostie sans valeur! Maledictus dolosus gui vo-
m faciens immolât débile Domino! J'ai promis de glorifier
1 ciel ceux qui m'auront glorifié sur la terre; mais qui-
Hque m'aura méprisé, je le livrerai au mépris dès cette
Donc, ô prêtres, écoutez encore ce dernier oracle : Et
Cy ad vos, 0 Sacerdotes ! Si vous ne vous hâtez de rentrer
vous-mêmes et de rendre à mon nom le respect que
.is lui devez, ma prédilection pour vous se changera en
îiioût; je répondrai par des anathèmes à vos bénédictions
isoires ; je repousserai votre encens comme une exha-
on infecte : Si nolueritis ponere super cor ut detis glo-
n nomini meo, maledicam benedictionibus vestris et disper^
Matth. XV, 8. Longé est : Inde dieere possumua quomodo aliquis opinquet Deo. S. Hier, in hoc verb, Malach. I,
dam super vuUum vestrum stercus solemnitatum vestrarum Eh! ne voyez- vous pas que déjà cet arrêt commence s'accomplir, et que vous subissez vous-mêmes les premiei le mépris que vous provoquez contre moi? P7'opter quod ego dedi vos contemptibiles omnibus populis * . Qui contemnm me erunt ignobiles^, »
"^ Malach. n, 9.
^ I REa. II, 30. — Voir à la fin la Note II, Sur les distractions.