PSALM. CXLV, XXXIV, LXXXIII
dons de Dieu, elle les invite à chanter avec elle les loges de leur commun Créateur : « Chantons ensemble oire du Très-Haut. Œuvres du Seigneur, célébrez le leur avec moi^ » Alors, voyant d'un côté les juge- :s de Dieu profonds comme des abîmes, et ses arrêts ants comme des montagnes; d'autre part, considérant onde comme une mer parsemée d'écueils et bouleverlar la tempête, elle multiplie ses cris de détresse et nonter jusqu'au ciel les invocations les plus pressan- I « Tirez -moi de l'abîme, Seigneur, et préservez-moi Vifrage. Toutes les vagues de la mer sont déchaînées te moi: vous êtes ma seule ressource, ô Dieu, principe \ i vie et protecteur de mes jours ! »
lous attribuons à la foi tous les accents de la prière, °îst pas que l'espérance et la charité y demeurent ères : c'est que ces vertus elles-mêmes se déveloplour l'ordinaire à l'égal de la foi, et qu'elles agissent nt plus sur l'ame que nous saisissons mieux leurs s et leurs motifs ^
démons croient, et cependant ils ne prient pas, qu'ils n'ont ni espérance ni charité. Connaissant ans espoir d'en jouir, ils ne peuvent que le révérer 'aindre : Credunt et contremiscunt ^. Mais pour nous , mmes appelés à le posséder, qui jouissons déjà de lour et qui devons participer bientôt à sa gloire, à sance, à sa félicité, tout ce qui nous le fait connaître
ea
JM. xcix et cxcxiv.
COU M. Lxviii, xLi, etc. — Fides fundit orationem : fusa oratio etîam
impetrat flrmitatem. S. Aug. Serm. cxv, 1.
îdes sine spe et caritate esse non vuît. S. Aug. Ep. cxx ad Con-
>uiacredidisti, sperasti; quia sperasti, dilcxisti. In Psalm. cxiv, 2. PBi^credit : spes et caritas orant, se d sine fide esse non possunt; ac
t fides orat. Enchirid. vu.
et admirer nous le fait en même temps désirer et air Il attire à la fois vers lui les pensées de notre esprit e aspirations de notre cœur.
C'est l'espérance qui est la source principale de la mande, de Tinvocation, de la prière proprement dite, âme dominée par cette vertu se tient dans un état de plication continuelle devant le trône de Dieu ; et comi exprimer l'ardear de ses vœux? Le Seigneur est sa fc son recours, son refuge, sa joie et son tout^. Elle peut chaque matin qu'il est le premier objet de ses dé qu'elle soupire après lui comme le cerf altéré après des fontaines 2. Elle écoute avec avidité tout ce qii parle du ciel ; et ce qu'elle voit de plus magnifique plus attrayant sur la terre, n'est à ses yeux qu'un pr de l'avenir fortuné qu'elle attend. Elle aspire, ave prophète, vers les douceurs de la patrie, et sous le des images saintes elle ne cesse de considérer la réalit choses futures 3. Jérusalem, terre des vivants, cité rieuse et permanente , montagne de Sion , tabernach crés , maison de Dieu , saint des saints , vous n'ête pour elle des termes vides et sans valeur ou de f: raines ensevelies dans la poussière du passé. Vous ] à son cœur comme les objets les plus chers du foy ternel ; vous lui rappelez les souvenirs les plus émoi et les plus intimes*. Anges du ciel, saints apôtres
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^ Dominus virtus mea, fortitudo mea cxxxix, 8 ; XVII, 2,3; xxxi, 7, etc.