‹ Le saint office considéré au point de vue de la piétéChapitre 210 sur 227 · CONCLUSION · texte numérisé non relu

CONCLUSION

Nous terminons ici notre travail, en renouvelant devant Notre-Seigneur le vœu que nous avons formé dès le début. Puisse cet écrit contribuer à faire estimer, étudier, aimer rOffice divin ! Puisse-t-il aider quelques bons prêtres à se préserver des effets de la routine et à s'acquitter dignement du glorieux et important devoir de la prière publique !

Pour nous, nous remercions le Seigneur du plaisir qu'il nous a fait goûter. « C'est un soulagement pour un malade, dit Tertullien, en commençant son Éloge de la pa~ tience, de s'entretenir des avantages de la santé : comment ne serait-ce pas une consolation pour l'âme la moins parfaite de s'occuper des vertus qu'elle désire et auxquelles elle se sent appelée ? » D'ailleurs il y a , dans l'étude de l'Office, une jouissance spéciale, qui tient au sujet : c'est celle qu'on trouve dans l'admiration d'un chef-d'œuvre et dans la possession d'un trésor. Telle est la double impression que ce travail laisse en notre âme. Plus nous Pavons étudié, ce saint Oftice, plus il nous a semblé parfait, digne de Dieu dont il loue la grandeur, digne de l'Église dont il est l'ouvrage, digne du sacerdoce dont il est le flambeau et l'aliment quotidien ; plus aussi nous l'avons trouvé précieux , riche d'enseignements célestes, fécond en vues élevées et en inspirations saintes: Inpiitus thésaurus est\ De sorte que, sans prétendre rien apprendre

^ Sap. VII, 14.

à ceux qui sont plus éclairés que nous, nous désirons éveiller sur ce sujet l'attention de tous nos frères ; et nous croyons devoir dire une dernière fois à ceux qui voudraient bien nous accorder quelque confiance : « Le saint Office est réellement ce qu'il doit être : l'aliment de la vie sacerdotale : liber vitœ. L'Esprit de Dieu le reniplit; le cœur du Sauveur y palpite : Bigitus Dei est hic -, Etudiez -le, si vous doutez de nos paroles; et si vous nous croyez, aimez-le, savourez -le comme il le mérite; faites en sorte qu'il devienne pour vous ce qu'il a été pour tous les saints prêtres : l'aliment, la lumière et la vie de votre âme : Bibe aquam de cisternâ tuâ^ et fluenta putei tui deriventur foras ^. »

^ Eccu. XXIV, 12.

2 ExoD. VIII, 19. JoAN. I, 16. — Cf. Mabillon, de Oursu gallicano §vi, 75. Nicolas, Art de croire, t. II, 96.

3 Prov. V, 16.

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