PSALM. XXIII
' PsALM. en, 22. Ibi non benediçjitur, ubi non dominatur. S, Aua, in l^c loc^
Ce n'est pas qu'on doive choisir de préférence les places publiques ou les assemblées profanes pour y réciter TOfiice. Agir aiasi sans nécessité, de plein gré, ce serait s'exposer à un double inconvénient : à prier mal, et à faire mépriser le ministère qu'on remplit. En général, c'est à l'écart, loin du bruit et du mouvement , qu'il convient de prier Dieu et qu'on peut espérer de le faire avec fruit. Telle est la doctrine du divin Maître : Non eritis sicut hypocritœ, qui amant in angulis platearum stantes orare. Tu autem ^ intra in cubiculumtuum, et clausoostio, ora Patrem tuumK Telle fut sa pratique ordinaire. Partout il pensait à son Père et il l'honorait dans son cœur; mais voulait-il le prier visiblement durant un temps plus ou moins long, s'il ne pouvait aller au temple, il s'éloignait de la foule -, il se retirait dans la solitude 3, il gagnait quelque hauteur où le silence et la vue du ciel élevaient l'esprit à Dieu *. Quelquefois il quittait jusqu'à la société de ses disciples, de ceux mêmes qui lui étaient le plus unis K Ses Apôtres n'eurent pas d'autres principes, et le livre des Actes atteste leur fidélité à se conformer, autant qu'ils pouvaient, à ces exemples et à ces avis ^
Si l'on consulte la vie des saints prêtres et des religieux d'une certaine époque , on trouvera qu'un grand nombre se seraient fait scrupule de réciter l'Office en marchant*^, et qu'ils avaient coutume de s'arrêter dans leurs voyages, pour remplir ce devoir. Il ne paraît pas cependant qu'on