CHAPITRE P^ Divisions générales du saint Office
Il y a dans l'Office une partie fixe qui en est comme le nd et qui se répète tous les jours; et une partie variable, Lii se modifie suivant les temps , pour s'adapter aux mysres qu'on célèbre et aux saints qu'on honore. L'étude î la première rentrant seule dans notre plan , nous serons •ef sur la seconde : nous nous bornerons à en donner une ée, et à dire quelques mots sur ses modifications.
Le saint Office a pour fin, comme la liturgie, la gloire
Dieu ou des trois divines personnes. Mais ce n'est pas
uguste Trinité envisagée en elle-même , dans l'unité de
sa nature ou dans la distinction de ses personnes, qui do faire habituellement l'objet direct de notre culte sur 1 terre. Nous ne sommes pas de purs esprits, comme k anges du ciel. Dieu ne nous dévoile pas, comme aux hÎQxf heureux, son essence adorable. Lorsque le jour en sei venu et qu'il nous sera donné de contempler la lumièi incréée dans sa clarté même, la Majesté divine, se dt couvrant à nos yeux , fixera à jamais sur elle nos adora tions et nos regards. Mais en attendant, ce n'est guèi qu'en l'Homme-Dieu qu'il nous est donné de contemple et de bénir ses perfections adorables K Ainsi le Verbe fa chair termine et résume en sa personne toute la religio d'ici-bas. 11 en est l'objet principal et comme la premièi source ; de sorte que ce n'est pas seulement avec lui et ps lui, mais c'est encore en lui et dans sa personne comm terme, que tout honneur et toute gloire doivent être rer dus par nous à l'adorable et indivisible Trinité : Ut glo rificetur Fater in Fi Ho -. Fer ipsum^ cum ipso, et in ipso - Voilà pourquoi le calendrier de FEglise n'a qu'un seule fête consacrée à la Trinité % tandis que toutes h autres sont employées à honorer Jésus- Christ dans sa pei sonne et dans ses membres. Voilà pourquoi le saint Offic est sans cesse occupé à reproduire el à glorifier quelqu scène de la vie de l'Homme-Dieu. Voilà pourquoi, enfin
1 Jésus - Christ s'est oublié lui - même pour honorer son Père : Dieu à s( tour se met en oubli, comme s'il ne voulait d'hommages que dans son FiJ C'est ce que Notre-Seigneur a fait remarquer en disant qu'il ne chercha pas sa gloire. Est qui quœrat, ajoute -t- il. « C'est à mon Père de régL l'honneur qu'il veut que je reçoive ; et un jour le monde sera jugé sur qu'il m'aura donné de mépris ou de gloire. » Olier, Attributs divins, ix. - Cf. Thomasius, Cur non sit festum Patri dicatum; et Frenicle, Explici tion des cérémonies et offices de V Église, p. I, sect. i, ch. I et ii.