‹ Le Saint OfficeChapitre 11 sur 212 · PSALM. CXVIII · texte numérisé non relu

PSALM. CXVIII

ciumK N'est-ce pas ce que faisait le Psalmiste, dont nous répétons les cantiques? « Mon cœur s'est embrasé dans la méditation; un feu divin s'est emparé de moa âme, et les paroles se sont échappées de mes lèvres -. Chaque matin, Seigneur, mes regards se sont élevés vers vous; j'ai médité vos oracles et considéré vos grandeurs ^ Avant de vous exprimer mon admiration et ma reconnaissance, j'ai invoqué votre secours, j'ai considéré vos bienfaits *, et mon âme débordant d'amour et d'allégresse , il a fallu que ma langue lui prêtât ses accents'. Mes chants résonnent sur mes lèvres; mais ils sortent de mon cœur". Ma prière est tout entière au dedans de moi ''. »

Voilà ce que doit dire un ecclésiastique ; voilà ce qu'il doit faire. Pénétrons- nous donc chaque matin, comme David, de l'idée de Dieu, de ses grandeurs, de ses bienfaits, rappelons-nous les grandes vérités de la religion : la brièveté de la vie, la vanité du monde, l'éternité du siècle à venir; tâchons de ranimer notre foi, notre espérance, notre charité, dans une oraison fervente : le Seigneur nous enverra son esprit pour aider notre faiblesse ; lui-même ouvrira nos lèvres, et notre bouche annoncera ses louanges. Chantant ces louanges volontiers, selon l'inspiration de notre cœur *, nous croirons chanter chaque jour un cantique nouveau ^. Ainsi l'oraison sera une préparation au saint Office, et l'Office sera comme l'écho de l'oraison; et ces deux exercices réunis feront de notre vie un concert et

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