‹ Le Saint OfficeChapitre 110 sur 212 · JOAN. IX · texte numérisé non relu

JOAN. IX

* Necesse est ut homo cogltet quemadmodnm ambulet In via, ne remaneat, ne retroeat, ne aberret, ne claudlcando non perveniat. In I Ep. Joan. Tr. V, 3. Via curritur : patrla qnaerltur, In quâ nuUua orandi locua erlt , sed tantmn laudandl. S. Aug. Serm. cxtx, 1.

Autrefois chacune de ces Heures devait être récitée séparément, à un moment précis, que son nom même indique ^. Et, il faut l'avouer, c'était un spectacle édifiant pour les fidèles, de voir ainsi d'heure en heure les ministres de l'Eglise suspendre tout autre soin pour se tourner vers Dieu et lui offrir de nouveaux hommages. Quoi de plus propre à leur apprendre ce qu'il importe tant de savoir : la nécessité et le moyen de rapporter notre vie au Créateur, de faire toutes nos actions en présence du souverain Maître, et de diriger tous nos pas vers notre dernière fin ' !

Mais un tel assujettissement était difficile à concilier avec les exigences du ministère ecclésiastique. Aussi l'usage s'est- il établi de faire de toutes ces Heures comme un seul Office, qu'on récite sans interruption après les premiers exercices de la journée. Cette pratique, autorisée depuis longtemps, est fondée sur d'excellentes raisons. Outre qu'elle assure une liberté précieuse, elle semble entrer dans l'esprit de l'Office, en rapprochant les unes des autres des prières qui ont un même motif et un même but, et dont les analogies révèlent la suite d'un même dessein et les parties d'un même tout».

* Le Jour, c'est-à-dire rintervalle compris entre le lever du soleil et son coucher, était autrefois divisé en douze heures : Nonne duodecim sunt hora diei f Joan. xi, 9 ; et ces douze heures se groupaient en quatre portions égales de trois heures chacune, qu'Ausone appelle trihoria. L'Église divisa naturellement en quatre la partie de l'OfQce comprise entre Landes et Vêpres; et elle fixa, pour la récitation de ces quatre parties de l'Office, le commencement de chacune des quatre portions du Jour, la première heure , la troisième , la sisième et la neuvième , en d'autres termes , Prime, Tierce, Sexte, Noue, les quatre heures auxquelles le père de famille de l'Évangile sort pour envoyer des ouvriers à sa vigne.

* Remarquez que cet Office des petites Heures comprend en somme douze psaumes , un pour chaque heure réelle du Jour, comme les Nocturnes des fériés en comprennent douze, un pour chaque heure réeUe de la nuit. Ainsi s'accomplissent aussi Uttéralement que possible les Intentions de l'Esprit - Saint : Sine intermissione orate. I Thess. v, 17, et celles de l'Église : Laus et perennis gloria , etc.

^ Le Vén. Bède , m. 735 , fait mention d'un évêque qui se lova de la table du roi pour aller réciter None , parce qu'il était trois heures. Le Martyrologe de Ravenne, publié par saint Adon, archevêque de Vienne vers 858 , rapporte qu'un grand nombre de prêtres ayant été martyrisés à la fois près d'Antioche , pendant la persécution de Dioclétien , on entendit long-

Cette unité est évidente et caractéristique. Par une exception singulière, toutes ces Heures se composent de sections égales d'un même psaume , dont tous les versets expriment le même sentiment ou la même idée; et par un privilège que partage seule avec elles la dernière Heure du soir, elles n'admettent presque aucune appropriation au temps ni aux solennités; de sorte qu'elles restent invariablement les mêmes durant le cours de l'année, et qu'elles ne diffèrent guère entre elles, les trois dernières surtout , que par la place et le nom qui leur sont assignés.

C'est cette particularité qui donne au psaume cxvili* un rang à part dans la liturgie, ce qui le recommande à l'attention des ecclésiastiques et ce qui nous engage à en faire une étude spéciale. Puisqu'il lient dans l'Office une si large place, puisqu'il remplit à lui seul la moitié des Heures canoniales, et que la sanctification de nos journées dépend en bonne partie de la manière dont nous le récitons, pouvons-nous trop méditer les motifs qui portent l'Église à le remettre si souvent sur nos lèvres, ou prendre trop de soins pour nous animer de l'esprit qu'il doit nous inspirer, et des pensées, des sentiments, des souvenirs que chaque verset doit éveiller en notre âme^?

Ce psaume oxyiu" est le plus long du Psautier. H a cent soixante-seize versets, répartis en vingt- deux octonaires ou strophes de huit versets, dont chacun correspond, par son initiale, à l'une des lettres de l'alphabet hébraïque. Mais c'est moins au nombre de ses versets et

temps sur la place où ils avaient été mis à mort des voix célestes psalmodier les louanges de Dieu, aux mêmes heures où ces prêtres avaient coutume de les chanter, c'est-à-dire à Tierce , à Sexte, à None et à Vêpres. Vide AcT. Sanct., 9 jan. — Cf. S. Greg. Magn. Dial. c. xxi, et Martyr, rom. 14 mart.

^ C'est la réflexion d'un concile de Cologne, dans un de ses décrets pour la réforme du clergé, 1536 : « Optandum ut Psalmus 111e centesimus decimus octavus, qui toties non sine causa in Ecclesiâ replicatur, ore simul et correspondente singulls verbis mente decantatur, et cum Psalle et animo et corde dicamus : Voluntariè saeriflcabo tibi.. Et : Confltébor nomini tuo qiioniam bonum est. » PsAua. i.ui , 8 , l" Psaume de Prime.

à sa forme toute populaire qu'à sa destination et à son utilité pratique, qu'il doit d'avoir été, dans tous les temps, l'objet d'une estime et d'une dévotion si particulières.

On l'a appelé le psaume de la Loi, ou le cantique du bon plaisir divin. Consacré à la louange des préceptes du Seigneur, il servait chez les Juifs à en inculquer la pratique aux lévites et au peuple. Plusieurs commentateurs le mettent au nombre des psaumes graduels . c'est-à-dire, suivant l'explication commune, de ceux que les Israélites devaient chanter en se rendant au temple de Jérusalem pour les grandes solennités. A la vérité, ce n'est qu'une conjecture; mais cette conjecture s'accorde parfaitement avec les caractères du psaume, et elle rend heureusement raison de tout ce qu'il a de particulier, de son étendue, de sa simplicité, de l'ordre alphabétique desesoctonaires% et de cette idée sur laquelle le Psalmiste revient sans cesse, que la loi de Dieu est comme un chemin , une voie , un sentier, que nous avons à suivre pour atteindre notre fin. Dès l'origine de l'Eglise, les chrétiens aussi se plurent à le chanter pour entretenir et animer leur ferveur*. Les saints docteurs le louèrent et le commentèrent à l'envi comme l'abrégé le plus excellent de la morale évangélique. Saint Hilaire eût voulu que chaque fidèle l'apprît en entier dès l'enfance pour en méditer les sentiments toute sa vie,

* Il y a d'autres psaumes acrostiches , mais qui n'ont pour chaque lettre de l'alphabet qu'un seul verset, v. g. xxv, xxxiv, cxlv , ou qu'un membre de verset, v. g. cxi. Beatus vir, et cxn, Laudate des Vêpres du dimanche. Le psaume cxvui contient autant d'octonaires que ceux-là de versets. C'est en faisant allusion à cette particularité que Eupert, après Ealnt Ambroise , dit de ce psaume qu'il est l'alphabet des enfants de Dieu , et que toute la perfection, depuis l'alpha jusqu'à l'oméga, y est contenue dans ses élément* essentiels. — On a adopté cette forme acrostiche dans nne des Hymnes du Bréviaire : A solis orttis cardine, qu'on récite à Laudes, le Jour de NoëL

' Csecilia vlrgo Domino decantabat, dicens : Fiat cor meum immcustu latuml OtL 22 nov. 1"™ Resp. — Unde tam celebri lande, vel cur tam perpétua consuetudine canonicis Horis hic psalmus decantarl solltus «t , dubium esse reor. Alcuin. Opusc. II, in Psalm. Legi in cujusdam monachi vieione qnôd ab Angelo sit admonitus ut psalmum lUnm in qno moralls virtua deseriUtnr, sœpè in oratione repeteret. Id, de Psalm. utu , p. I, n« 11.

Saint Ambroise trouvait que ce psaume l'emportait sur tous les autres, autant que l'éclat du soleil l'emporte sur celui des étoiles, et il composa un long ouvrage pour en développer la doctrine à son peuple. Après y avoir pensé longtemps, saint Augustin en entreprit aussi l'exposition, et il y consacra plus de trente instructions , fruits de profondes réflexions et d'un long travail : Ut potui, psalmum illum magnum pertractavi et exposui\ L'Eglise n'agit donc pas inconsidérément, en témoignant sa prédilection pour ce psaume, en demandant à ses ministres de le réciter tous les jours; elle suit les traditions les plus anciennes et défère aux plus graves autorités.

Ajoutons qu'elle pourvoit admirablement à ce que demandent le culte de Dieu et l'intérêt de ses ministres.

1. D'abord, si l'on considère l'intérêt de Dieu, quoi de plus glorieux pour lui que de voir ses ministres louer et bénir ainsi tous les jours son adorable volonté? Quel hommage plus convenable de leur part? Une seule chose blesse et déshonore la Majesté divine : c'est le péché, la résistance à sa volonté, la transgression de ses lois. Malheureusement le péché est l'état habituel de la plupart des hommes. Tandis qu'au ciel des millions d'anges et de saints révèrent sa grandeur, tandis que le reste de la création se conforme avec docilité aux ordres de son infinie sagesse, ses créatures les plus parfaites, les membres même de son Fils, abusant de leurs prérogatives, foulent aux pieds ses lois et semblent protester contre sa souveraineté. Pour réparer ces outrages, pour compenser une révolte si générale et si persévérante, que doivent faire les ministres du Seigneur, sinon multiplier leurs adorations, ne jamais se lasser de bénir sa divine volonté, et réitérer sans fin leurs protestations de soumission et d'obéissance? Oui, cette réparation est juste et désirable. A ce cri de l'enfer, répété de tous côtés par les enfants d'Adam :

' Prœf. in hune Psalm. '

Non serviam ^ ! Dîrumpamus vincula eorum - / il convient d'en opposer un autre, plus puissant s'il est possible, du moins aussi ardent, aussi infatigable, le cri du dévouement et de la fidélité. Il est juste que les ministres de Dieu ne soient pas moins assidus dans l'expression de leur amour, que le pécheur dans ses prévarications; que, cette terre étant chaque jour désolée par le débordement des mêmes iniquités , ils s'efforcent chaque jour de réjouir le Ciel par les témoignages de la même vénération; que, tandis que les méchants s'écartent dès le matin du sentier de la vertu , et semblent avoir une horreur instinctive de leur véritable fin, eux se félicitent hautement de marcher dans cette voie et s'excitent sans cesse à avancer vers l'unique terme de leur existence ^. Un tel hommage offre assurément aux yeux du Seigneur un spectacle consolant et glorieux. Si l'impiété qui avait envahi la terre au temps du déluge rendait si chère à son cœur la vertu du juste Noé, s'il se consolait, pour ainsi dire, de la corruption universelle en voyant avec quelle fidélité ce saint patriarche accomplissait ses ordres et marchait en sa présence, quelle satisfaction n'est-ce pas pour sa grandeur, quelle joie pour sa sainteté, de considérer que, malgré tous les emportements de l'orgueil et tous les scandales de l'irréligion, il se trouve encore ici- bas un si grand nombre d'âmes humbles, droites, dévouées, qui respectent son autorité, qui se font un bonheur d'accomplir et de méditer ses lois, qui mettent tout leur zèle à en inspirer l'amour 1 Jamais la terre offre-t-elle aux regards du souverain Maître une image plus ravissante qu'au moment où , représentée par ses ministres et par une élite d'âmes pures et ferventes, l'Eglise applaudit ainsi de toutes parts aux volontés du ciel, et en proclame la suprême équité *? La voix de ses religieux et de ses prêtres

^ Jer. II, 20.

^ PSAIM. II, 2.

3 Olxer, Lett. cxxxiv.

* Per totnm psalmum nniversalis sanctorum chorus eloquitnr, qui ab Initlo mundl slve fiierunt, sive sunt, sive futurl esse creduntnr... Unus tameu ubiqne Introducitur ad loquendum ut virtus unltatla ia Ecclcaiâ coacordi possit agnosci. Cassiod. Introd. in Psalm.

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semble un écho de l'Amen éternel que les anges et les saints ne cessent de répéter devant le trône de l'adorable Majesté % et l'on croit voir réalisé d'une manière sensible le vœu du Fils de Dieu pour la gloire de son Père : « Que votre nom soit sanctifié, que votre règne arrive, que votre volonté soit faite sur la terre comme au ciel : Sicut in cœlo et in terra*. »

II. Avec la gloire du divin Maître, l'Église se propose aussi l'intérêt de ses ministres : elle leur offre dans ce psaume un modèle de perfection et un abrégé admirable de toute prière.

Tous les psaumes , étant l'expression des sentiments du Sauveur, retracent sous quelque aspect l'intérieur de son âme. L'objet propre de celui-ci , c'est d'exprimer ses dispositions par rapport à la vie présente , en exposant à nos yeux le motif pour lequel il l'a acceptée , le but qu'il s'y est proposé, et l'emploi qu'il en a fait.

Sa justice n'est parfaite que parce que son obéissance a été sans réserve. Nous voyons en mille endroits de l'Ecriture à quel point il a porté la fidélité aux ordres de la Majesté divine : Ecce venio ut faciam, Beus, voluntatem tuam '. Non qnœro voluntatem meam, sed voluntatem ejus qui misit me. Quœ pladta sunt ei fado semper^. Mais où trouver cette disposition du divin maître manifestée d'une manière aussi étendue et aussi touchante que dans ce saint cantique? C'est là qu'il nous découvre jusqu'à quel point il respecte et il aime la volonté de son Père, avec quelle ardeur il désire la voir partout aimée, honorée, observée. C'est là qu'il fait sentir la vérité de ce qu'il a dit ailleurs : qu'il porte cette loi gravée au plus intime de son cœur, qu'elle est l'objet constant de ses affections et de ses pensées, la règle de ses jugements. Se plaçant successivement à tous

1 Apoc. xdc, 4.

* Luc. XI , 2.

3 Hebr. X, 5. ex Psalm. xxxix.

* JoAir. Ti, 38 ; vm, 29 ; v , 30 ; iv , 44.

les points de vue, il semble parcourir par la pensée toutes les circonstances , tous les états où il doit se trouver personnellement ou par ses membres, et toujours son esprit et son cœur se reportent vers la volonté divine comme vers leur centre essentiel et immuable. Ici il tressaille d'allégresse; là il s'afflige et gérait; ailleurs il se félicite, il s'enflamme de zèle, il menace; plus loin il s'attendrit, il tremble, il espère, il supplie; mais c'est toujours la volonté de Dieu qui l'occupe et qui l'inspire. Ses accents prennent toutes les formes pour s'adapter à toutes les conditions et à tous les sujets ; mais sous cette variété d'expression il y a une disposition d'esprit et de cœur invariable : c'est la disposition d'une âme parfaitement sainte qui ne forme plus qu'un vœu, qui n'a plus qu'un seul trésor : le bon plaisir de Celui qui est le seul grand , le seul éternel, le seul parfait: Solus bonus Rex, solus prcs' stans , solus justus et omnipotens et œtemus '. Elle revient à cbaque instant à ce sentiment, parce que son ardeur est continuelle; et elle le répèle sans cesse, parce qu'il est trop grand pour être jamais complètement exprimé. On dirait une faim et une soif qui renaissent à mesure qu'on les satisfait, ou plutôt qui s'accroissent par les efforts qu'on fait pour les rassasier. Ainsi c'est la perfection même, la suprême perfection , que l'Eglise nous remet chaque jour devant les yeux; et elle nous la fait voir dans son type le plus sublime, telle que Dieu la voit dans le cœur du Saint des saints. Quel objet plus touchant, pour ses ministres surtout, pour ceux qui, n'ayant qu'une même vocation et un même ministère avec le Sauveur, ne devraient aussi avoir avec lui qu'un même esprit, une même volonté et une même vie !

* II Mac. I, 25. — Hanc legem amat, amplectitnr, deoscnlatur; hano nocte dieque versât; huic intelligendae Inhiat ; non k manibns unquam, non ab ore dimlttit; hanc gestat in oculis; hanc imo pectori medullisqua Infigit ; hujus admlratnr epeciein, arcana scrntatur; In eâ spem, gandia, gloriam, dlvltias , amicitias, consilia omnia denique reponlt ; hujus sequitati ac rectitudinl se aptat ; eâ se régit, se tuctur, se exornat ; arma haec, hnnc clypeum, hos omatus, yenustatemqne cogitât. — Boss. Dissert, in Psalm. c. I, n» 11.

En même temps qu'il nous met sous les yeux le modèle de toute perfection , ce psaume nous inculque les principes les plus essentiels de la vie chrétienne et ecclésiastique.

Quel est l'abrégé de nos devoirs sur la terre? N'est-ce pas d'accomplir en toutes choses la volonté de Dieu? Deum Urne, et mandata ejus observa : hoc est enim omnis homo^. Du moment où le Créateur nous a appelés à l'existence, il nous a assigné une fin et tracé une voie pour y parvenir. Notre condition nous oblige à marcher dans ce chemin , à avancer vers ce but. Suivre la voie du Seigneur, observer ses commandements, telle est notre destinée; telle est l'unique règle de notre conduite. Or quoi de plus propre à nous pénétrer de cette maxime que la récitation quotidienne d'un psaume où l'Esprit- Saint l'a présentée sous toutes les formes, où elle est entourée de toutes les considérations les plus propres à nous la faire goûter? Peut-on supposer qu'on oublie ou qu'on transgresse , dans la journée, l'unique loi à laquelle on est soumis, lorsqu'on s'est entretenu si longtemps, le matin, de son équité, de ses avantages , de sa nécessité * ? Après avoir protesté si hautement qu'on veut marcher dans les sentiers du Seigneur, après avoir répété tant de fois qu'on est prêt à tout souffrir plutôt que de s'en écarter, conçoit-on qu'on se détourne volontairement, qu'on recule devant un obstacle; et ne doit-on pas se sentir lié comme saint Paul, par une chaîne indissoluble, à l'accomplissement de la divine volonté : Ecce alligatus ego spiritii, vado in Jérusalem '?

Telle est la fin du psaume, tel est le fruit qu'il doit pro-

^ EccLi. XII, 13. Qui habet mandata mea et serrât ea, ille est qui diligit me. Joan. xiv, 21.

2 Cogitât um tuum habe in praeceptis Dei et in mandatis illins assidnus esto, et Ipse dabit tlbi cor, et concnpiscentia sapientlae dabitur tibi. Eccli. vi, 37. Altiora te ne quaeaieris et fortiora te ne scrutatus fueris; sed quae prsecepit tibi Dens, illa cogita semper. Tbid. in, 22. Os Juetl meditabitur sapientiam, et lingua ejus loquetur Jndlcium. Lex Dei ejus in corde ipsius, et non supplantabuntur gressus ejus. Psaui. xxvi, 32, 33. Ces dernières paroles, si souvent répétées dans l'Office des Confesseurs, nous révèlent le secret do leur vertu. Le cœur inspire les discours et dirige les actes.

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