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III. On trouve aussi dans le Bréviaire quelques Antiennes

en vers hexamètres :

Aima Redemptoris Mater, quae pervia cœli...

Ânt. de la saiate Vierge.

Ou en distiques :

0 magnum pietatis opus, etc.

Vêpres de la sainte Croix.

Solve, jubente Deo, terrarum, Petre, catenas.

A Magnifical des Tf«s Vêpres de S. Pierre es liens.

Hic vir, despiciens mundum, etc.

Ile» Vêpres des Conf. Pont.

NOTE VI, p. 214. — DIFFICULTÉS DES HYMNES

Quant aux difficultés d'interprétation que tes hymnes peuvent présenter, nous expliquons dans la seconde partie [ch. wet suiv.) celles qui se rapportent à TOffice quotidien, et, pour les autres, nous devons renvoyer aux commentateurs. Néanmoins nous croyons à propos d'éclaircir ici brièvement quelques strophes plus obscures, qu'on répète assez fréquemment.

1" On lit au Commun des Apôtres :

A Matines :

^terna Christi munera, Apostolorum gloriam , Psalmo3 et hymnos débites Laelis canamus vocibus.

Canamus Iselis vocibus gloriam Aposlcdorum , munera seterna Chrisli, Psalmos et hymnes debitos. Subaudi : canendo. Olim : Laudes canentes débitas. « Chantons le triomphe des glorieux Apôtres; célébrons dignement l'honneur que Jésus-Christ leur a acquis pour l'éternité. »

Plus loin :

In bis Paterna gloria , In bis triumphat Filiu?; In bis voluntas Spiritus.

Cœlum repletur gaudio.

En ces Apôtres ont triomphé les trois divines Personnes : Ti'iumphat gloria Palerna, Filius , Spiritus, qui est vo- Lunlas, etc. — Triumphal, au singulier, pour exprimer l'unité substantielle du Père, du Fils, et du Saint-Esprit.

A Laudes :

Prœcepta quorum protinùs Languor salusque sentiunt, Sanate mentes languidas, Augete nos virtutibus.

Id est : Vos quorum prsecepLa languor et salus sentiunt, etc. : « Vous qui commandez à la maladie et à la sanlé (Luc, xi: Marc, xvi), exercez votre puissance en faveur de nos âmes. »

2*' Le Dimanche :

A Laudes :

Nocturna lux viantibus A nocte noctem segregaas, Praeco diei jam sonat , Jubarque solis evocat.

Allusion à l'heure des Laudes, dont le chant du coq fut longtemps le signal. Dans les temps reculés, où les horloges étaient inconnues, le premier chant du coq était regardé comme indiquant le milieu de la nuit ; et l'on bénissait Dieu de l'instinct merveilleux qu'il avait donné à cet oiseau domestique pour discerner les heures : Qui dédit gallo intelligentiam? disait Job,xvin, 36.

Prssco diei, etc. Déjà le héraut du jour annonce le retour du soleil. — Nocturna lux... Son chant est un signal pour les voyageurs; c'est comme une lumière au milieu des ténèbres. — A nocte noctem... Chantant régulièrement à minuit et vers l'aurore; il semble partager la nuit en plusieurs nocturnes ou phases successives. S. Ambroise y dut penser durant ces nuits qu'il passa avec son peuple dans sabasilique assiégée, lorsqu'il improvisa et fit chanter aux fidèles ses premières hymnes :

Hoc excitatus lucifer Solvit polum caligine , Hoc omnis erronum cohors Viam nocendi deseril.

Lucifer: Uétoile du matin , excitée, réveillée par ce chant. — Cohors erronum : La foule des malfaiteurs, des vagabonds. La nuit est le temps du crime comme celui de la prière. Qui malè agit odit lucem. Joan., m, 20. — Aliàs : errorum cohors.

A Vêpres :

Lucis Creator optime, Lucem dierum proferens, Primordiis lucis novae Mundi parans originern.

Allusion à la création de la lumière et à l'apparition du premier jour : « Vous qui avez créé la lumière, et, en la séparant des ténèbres, en avez fait le jour; vous qui, par cette création nouvelle, avez préludé à rorganisation du monde... »

A la strophe suivante :

Illabilur tetrum chaos :

Audi preces cum fletibus.

Allusion à l'heure de Vêpres et au retour de la nuit : c Les ténèbres qui planaient sur le monde au temps du chaos, avant le premier jour, vont s'étendre de nouveau sur nous. »

Le même jour, au Carême, A Matines :

Ex more docti mystico Servemus hoc jejunium.

Allusion aux jeûnes de quarante jours observés par Moïse, Elle et Notre- Seigneur : « Selon les exemples mystérieux, figuratifs, prophétiques, qui nous ont été donnés... »

30 Le Samedi :

A Laudes :

Ut mane quod nos ultimum His deprecamur ceraui.

NOTE VI 50o

Cum luce nobis eflluat, Hoc dum canore concrepat.

Id est : Ut ultimum illud consummatum saeculi lempus, quod expectamus cum humilitate, nobis cedat in participationem perpétuas lucis, dum hoc mane quo vivimus personat modulatione divinae legis et in laudem Dei expenditur. — Mane ultimum: le jour du jugement, qui n'aura pas de soir, qui sera le commencement de Téternité. — Dum hoc, sous-en tendez m,ane : celui-ci. — Canor : chants, accords.

4° Le jour de la Pentecôte :

A Matines :

Solemnis urgebat dies, Quo myslico seplemplici Orbis volulus seplies Signât beata tempera.

Sens : « On arrivait au jour où, après les sept semaines figuratives qui séparent la sortie d'Egypte de la promulgation de la loi, devait se réaliser Tévénement le plus heureux pour l'Église. » Instabat dies solemnis qui signât beata lempora legislalionis olim factae quinquagesimo die post egressum palrum de ^gyplo. — Urgebat: instabat. — Orbis volutus septies : la semaine. — Septemplici : quo die septemplici, répété sept fois. « Sept semaines étaient révolues; quarante-neuf jours étaient passés. » Mystico : figuratif. La promulgation de la loi au Sinaï était la figure de celle de la loi nouvelle. — Signât : Signifxcat. — Cf. S. AuG. de Verb. Dom. In Off. diei VII inf. Oct. omnium Sanct. Lect. IX.

A Laudes :

Patrata sont hsec myslicc, Paschee peracto tempore, Sacro dierum circulo Quo lege lit rcmissio.

Les faits répondent aux figures; le mystère s'accomplit à la fin du temps pascal; les âmes sont délivrées, affranchies par TEsprit-Saint, après les cinquante jours figurés par les cinquante années dont le laps ramenait autrefois i'aflra;:;chisseraenl de la servitude et des dettes.

A la fête de saint Joseph :

A Vêpres :

Post mortem reliquos mors pia consecrat, Palmamque emerilos gloria suscipit Tu vivens, superis par, frueris Deo, Mira sorle beatior.

On est étonné de lire qu'une mort sainte consacre les justes après leur mort. La pensée se devine cependant, et elle est fort juste; mais elle serait bien mieux rendue si l'on mettait post vilam au lieu de post mortem, ou sors au lieu de mors. Le commencement du premier vers ferait bien mieux contraste avec le troisième, ou la fin avec le quatrième. Aussi plusieurs pensent-ils qu'on- a fait là une faute d'impression par la substitution d'un mot, mortem à vitam, ou d'une lettre, ?nors à sors.

6° A la fête de saint Jèan-Baptiste :

A Laudes :

Serta ter dénis alios coronant Aucla cremenlis; duplicata quosdam :

Trina te fructu cumulata centum Nexibus ornant.

Il y a dans ces vers une triple allusion : 1° à la strophe précédente, où il est dit que le Précurseur fut à la fois vierge, docteur et martyr; 2° à trois auréoles ou couronnes particulières que ces titres lui assurent dans le ciel, 3° à la parabole de la semence, qui enseigne que la parole de Dieu produit trente, soixante, et jusqu'à cent pour un , dans les cœurs bien préparés. Mat., xiii, 23. La pensée est que ce saint ayant réuni les mérites les plus èminents aux qualités les plus sublimes, il ne doit rien manquer à sa félicité.

« La couronne ou l'auréole des uns brille de trente fleurons; celle des autres en a soixante; la vôtre, les réunissant et y mettant le comble, en a jusqu'à cent. » Serta aucta crementis ter dénis coronant alios; quosdam coronant serta duplicata, seu duplex corona cum fructu sexagesimo; sed serta trina fructu cumulata ornant te centum nexibus.

Nous bornons là nos explications. Si l'on trouve d'autres difficnltéis, on les résoudra aisément, soit par réflexion»

soit par la comparaison du texte actuel avec le texte primitif, qu'on a obscurci en plusieurs endroits en cherchant à le mettre d'accord avec la prosodie.

NOTE VII, p. 230. — ANTIENNES, RÉPONS, CAPITULES

On peut voir dans VElucidatorium de Clichtow l'explication des 0 de l'Avent, des antiennes de la Nativité et de la sainte Vierge, et d'un bon nombre de répons. Nous nous bornerons ici à quelques notes sur certains textes qui reviennent fréquemment.

Dum esset Rex in accubitu suo, nardus mea dédit odorem suavitatis. Gant., i, 11. — Le parfum qui plaît au Seigneur, celui qui a attiré le Verbe divin en la sainte Vierge, et qui le porte à s'unir aux âmes pures, c'est le parfum des vertus, c'est l'encens delà prière. Apoc, viii, 4.

Nigra sum, sed formosa, fllise Jérusalem : ideb dilexit me Rex et inlroduxit me in cubiculum suum. Gant., i : versets 4 et 3. — Par nature nous ne sommes que ténèbres ; la sainte Vierge elle-même, si élevée qu'elle soit, doit sa perfection à la grâce de son fils. Il est juste qu'elle s'humilie à proportion des prodiges que Dieu opère en elle.

Jam hiems transiit, imber abiit et recessit; surge, arnica mea et veni. Gant., ii, versets 11 et 13. — Paroles de Notre- Seigneur appelant à lui sa mère et ses fidèles servantes. La vie présente est, comme l'hiver, le temps du labeur et des privations; la vie future sera la saison delà récolte et des réjouissances.

Sicui Ixlanlium omnium nostrum habitatio est in le. — Application à la sainte Vierge de ce qui est dit de la cité de Dieu au ps. lxxxvi : « Vous êtes la cité glorieuse dont tous les habitants sont comblés de délices. »

Gaude, Maria Virgo: cunctas hsereses sola interemists in universo mundo. — Paroles attribuées à saint Épiphane, et admirablement commentées par Sylvius, t. V, part. III , de ses œuvres : « Les hérésies n'ont rien pu contre vous; c'est vous qui les avez vaincues en obtenant à l'Église la grâce d'en triompher. »

In odorem unguentorum tuorum cirrrimus : adolescent

tulx dilexerunt te niniis. Gant., i, versets 3 et 2. — Paroles adressées par l'Église à la sainte Vierge au jour de l'Assomption : « Nous courons sur vos traces à Todeur de vos vertus : toutes les âmes innocentes, dont vous êtes la Reine, vous aiment d'un amour incomparable.» — On peut considérer aussi ces paroles comme adressées à Notre-Seigneur par la sainte Vierge et toutes les âmes bienheureuses.

Anle thorum hujus Virginis frequeniaie nobis dulcia cantica dramalis : Chantez souvent les louanges de cette pure Vierge devant le lit nuptial qu'elle s'est choisi, où elle a conçu un Dieu. — Cantica dramalis : chants commémoralifs de quelque belle action. — Frequentale : Fréquenta canticum, dit Isaïe, xxiii, 16.

Reverlere, revcrlerc, Sunamitis : revertere, reverlere ut inlueamur te. Gant., vi, 12. — Le mot Sulamitis, pacifica, qu'on lit au Gantique, est remplacé ici par Sunamitis : allusion à la Vierge de Sunam, que David mit au rang de ses épouses. — Getle antienne du Gommun des Vierges représente l'âme sainte quittant le monde pour aller à son Époux, et l'Église , éprise de ses vertus , lui exprimant son admiration, au moment où elle est forcée de la céder au ciel.

Hsec est qux nescivit thorum in delicto : habebit fructum in respectione animarum sanctarum. Sap., m, 13 : Félix est steritis et incoinquinata quse nescivit, etc. — Habebit fructum : Ses bonnes œuvres l'honoreront comme une postérité nombreuse. — In respectione : quandô Deus respiciet, quandô retribuet : Erit enim respectus illorum. Sap., III, 16.

Omnes Sancti quanta passisunt tormenta ut securîpervenirent ad palmam martyrii ! — Allusion au passage de l'Apocalypse, vu, 13, rappelé dans l'Office: Hi qui amicti sunt stolis albis, et palmae in manibus eorum, qui sunt? m sunt qui venerunt de tribulalione magnâ... — Omnes sancti : On peut restreindre ces paroles aux saints dont on s'occupe, dont on fait actuellement l'Office; mais on peut aussi les entendre de tous les saints sans exception , soit parce que tous ont la même palme , la même récompense que les martyrs , et que nul ne l'a obtenue qu'au prix des souffrances et des sacrifices; soit parce que ceux qui n'ont pas répandu leur sang pour Jésus -Ghrist ont été dans la disposition de le répandre; soit enfin parce que le terme de martyre ne signifie proprement, suivant son étymologie et

son acception primitive, que témoignage ou protestation de la vérité du christianisme : Eritis mihi testes, graece martyres. Agi., i, 8. Stephanus, testis tuus : martyr tuus. AcT. XXII, 20. Joannes, particeps in tribulatione propter testimonium, seu martyrium Jesu. Apoc, i, 9. — Vid. GuYET : Heortologia, III, xi, 2.

Lapides toiirentis illi dulces fverunt : ipsum sequuniur omnes animas justœ. 2« ant. de saint Etienne. — Allusion au genre de mort que ce saint diacre subit sur les bords du Cédron, et à l'influence qu'a exercée dans l'Église l'exemple de son martyre. — Il est dit de David, I Reg., xvi, 40, qu'il ramassa cinq pierres dans le torrent, et que la première qu'il lança à Goliath terrassa le Philistin, et commença la déroute des incirconcis : Elegit sibi quinque lapides de torrente..., et circumducens percussit Phjlistseum in fronte. L'Église semble dire ici que si saint Etienne a été lapidé comme Goliath, il n'a pas été terrassé et confondu comme lui; que la mort de ce premier martyr n'a fait qu'augmenter le courage de tous les vrais chrétiens, omnes animse juslse, parce qu'il leur a appris à voir dans les coups qui leur sont portés autant de pierres précieuses destinées à orner leur front durant l'éternité. — Dulces fuerunt. Elles lui sembleront agréables : llle gaudens suscipit lapides, VI'' Resp. Peut-être aussi faut-il voir une allusion au ch. xxi, v. 15, des Nombres : « Les pierres des torrents se sont adoucies pour offrir au peuple de Dieu un agréable repos : Scapuli torrentium inclinati sunt ut requiescerent. »

Hic vir, despiciens mundum et terrena, etc. — Cette antienne, la dernière des Confesseurs non Pontifes, n'offre d'autre particularité que de former un distique régulier. Pour le sens, elle s'accorde parfaitement avec le capitule : Beatus vir qui post aurum non abiit... Elle répond à la question de l'Ecclésiastique: Quis est hic? Elle enseigne qu'une âme détachée des biens du monde s'enrichit réellement par où les autres s'appauvrissent : ore et manu.

Cantantibus organis, Cxcilia Domino decantabat dicens... 22 Nov. — Entendez : « Tandis que les instruments de musique résonnaient à ses oreilles, Cécile chantait devant le Seigneur. » Et non pas : a Elle chantait en s'accompagnant de l'orgue. » Voir Répons I^*" : Virgo in corde suo soli Deo decantabat. — VII^ Quasi apis argumentosa : Comme l'abeille industrieuse

olO LE SAINT OFFICE

VI« du Commun des Vierges : Afferentur Régi vîrgînes post eam : proximse ejus afferentur tîbi, etc. Ps. xliv, 16. — Les vierges seront amenées à Jésus -Ctirist, vrai roi de gloire figuré par Salomon, à la suite de celle qu'il a prise pour épouse, c'est-à-dire TÉglise, de celle surtout qu'elle reconnaît pour reine. Toutes entreront successivement au ciel et y prendront rang selon leur mérite. — Specie tua et pulchritudine tua intende. Ibid. Paroles qui s'adressent en premier lieu à Notre -Seigneur, mais qui conviennent aussi aux élus, à proportion qu'ils participent à sa gloire et à ses vertus.

VI1I« des Apôtres et des Martyrs au Temps pascal : Caivdidi facti sunt Nazarsei ejus, alléluia : splendorem Deo dederunt, alléluia. Et sicut lac coagulati sunt, alléluia, alléluia. Tiré des Thrènes , ou Lamentations de Jérémie , IV, 7. — Nazarseus veut dire consacré, immolé, sacrifié. L'Église attribue ce titre à ses martyrs. — « Leur sang les a lavés de toute tache : Candidi facti sunt. Ils ont glorifié Dieu en faisant éclater la force de sa grâce : Splendorem Deo dederunt; et par leur fermeté dans l'épreuve, ils ont donné à leur vertu un lustre tout nouveau : Sicut lac coagulati sunt. — f. Candidiores nive, nitidiores lacté, rubicundiores ebore antiquo, sapphiro pulchriores : Ils sont plus purs que la neige, plus blancs que le lait, plus vermeils que l'ivoire antique , et plus beaux que le saphir. » — Les anciens avaient coutume de faire subir une teinture à l'ivoire quand il avait perdu sa blancheur primitive. — Saint Cyprien faisait allusion au même passage lorsqu'il dit de l'Église : Erat antè in laboribus fratrum candida : nunc facta est in Marlyrum cruore purpurea. Lib. III, Ep. vi. — Et saint Jérôme donne au verset 10, ch. v, du Cant. : Patruelis meus candidus et rubicundus, un sens analogue, pour dire que sainte Paule, qui n'avait pas versé son sang, n'en avait pas moins devant Dieu le mérite du martyre.

Observons, en passant, que, dans les répons, les reprises sont de simples retours à l'idée piécédente, des répétitions destinées à la graver dans l'esprit; et que les versets et les répons devant être chantés au chœur par des voix différentes, il n'y a pas entre eux de confusion possible. On ne doit donc pas s'étonner si, joints aux paroles oui les précèdent immé-

NOTB Vin

diatement, ils offraient une construction incorrecte ou un sens incohérent. Faire une même phrase des uns et des autres, c'est altérer la pensée; c'est leur donner un sens tout différent de celui de l'Écrlise.

Les capitules de rOffice de la sainte Vierge : Ab xnitio, — Et sic in Sion, — In plateis, pourraient demander quelque explication. Mais nous avons déjà indiqué la raison pour laquelle l'Eglise applique à la Mère de Dieu ce que TEsprit- Saint a dit en premier lieu de la Sagesse éternelle, qui lui est si intimement unie. — Voir le Petit Office de la Bienheureuse Vierge à l'usage des séminaires. Nouvelle édition, Poussielgue.

NOTE VIII, p. 292. — livres salnts : leçons

L'Office contient plus de mille leçons tirées de l'Écriture sainte. L'Ancien Testament en fournit près de huit cents. Si l'on néglige celles qui sont isolées et attachées à certaines fêtes auxquelles elles ont rapport, on en trouve sept cent cinquante qui se succèdent dans l'ordre indiqué au chapitre I®"" de la II® partie. Le Nouveau Testament en fournit près de trois cents, si l'on tient compte de toutes, et deux cent soixante- quinze seulement si l'on retranche celles qui sont propres aux fêtes ou qui appartiennent à des Offices particuliers.

Le tableau suivant indique, avec les livres qui sont lus au Bréviaire, l'auteur qui les a écrits, l'époque à laquelle il vivait, et le nombre de leçons qui lui sont empruntées.

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