‹ Le Saint OfficeChapitre 46 sur 212 · PSALM. XI · texte numérisé non relu

PSALM. XI

' Jeb, xvn, 14.

8 PaAjùM. xxxviu, 4.

^ Non te laadabunt labia mea, nisi me praecedat miserlcordia tua. Dono tuo te laudabo. Non euim ego possum laudaro Deum , uisi mitai donet laudaie èe. S. Alu. iu Psalin. lxu, 12.

tavero tibi; sed et lingua mea totà die meditabitwr justitiam tuam *. »

Ces premières paroles demandent à être dites avec humilité, confiance et ferveur. Autant le sentiment de notre misère est capable de nous confondre, autant nous devons nous relever par la pensée que l'Esprit -Saint est en nous, et qu'il veut se servir de nous pour reproduire et multiplier devant la Majesté divine les hommages qu'il lui offre incessamment dans la personne adorable du Sauveur,

La croix que le prêtre trace sur ses lèvres en disant : Domine, labia mea, doit lui rappeler le charbon de l'autel qui purifia les lèvres du Prophète. Par celle qu'il trace sur son cœur, il témoigne que son impuissance à louer Dieu est radicale, et que les grâces dont il a besoin doivent pénétrer à l'intérieur, jusqu'à la source des affections et des pensées : Munda cor meum ac labia mea *.

Tout son espoir étant dans la grâce du Sauveur, le ministre sacré invoque hautement le secours dont il a besoin : Deus, in adjutorium meum intende : Domine, ad adjuvandum me festina^. Ces paroles s'adressent encore à Jésus-Christ, notre Dieu, notre Seigneur et notre Maître. Le Gloria Patri qui suit immédiatement indique la fin pour laquelle on veut réciter l'Office. II peut être aussi regardé comme un cri de reconnaissance. Dieu ne pouvant fermer l'oreille à une telle prière, il est juste de le remercier sans délai de la grâce qu'il nous fait de l'invoquer en son Fils. Ainsi le Sauveur rend déjà grâces à son Père, au moment où il demande la résurrection de Lazare : Pater, grattas ago tibi : ego enim sciebam quia semper me audis *.

On peut voir dans Cassien combien cette invocation : Deus, in adjutorium, était chère et habituelle aux premiers chrétiens. En développant le sens de ces paroles, il y fait voir la plus salutaire des prières, l'abrégé de toutes les

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