‹ Le Saint OfficeChapitre 55 sur 212 · XCV. Cantate : C'est le temple spirituel que le Seigneur · texte numérisé non relu

XCV. Cantate : C'est le temple spirituel que le Seigneur

élève à son Père, avec les âmes qu'il lui consacre. XCViil. Dominus regnavit : C'est la cité sainte où la Majesté

divine révèle ses grandeurs et exauce nos vœux.

* Sur rOfflco du saint Sacrement : Die ScTioenTieiten des OJJUAus in Feato Oorporis Christi, par le D' Dûret. Wlen, 1854. — Sur le Lauda Sion : AUchristliche Kirchenlieder, par G. Smlrock, Cologne, 1850. Cf. un article «le M. Grange, Revue du monde catholique, 10 fév. 1869.

Par cet exposé on voit que , loin de détourner nos pensées de l'objet de rOl'tice, la récitation des psaumes est très propre à nous en pénétrer, et qu'aux jours de fêtes, au moins, il n'y a jamais lieu de s'écarter du point de vue auquel l'invilatoire et l'hymne ont placé dès le début : seulement on peut étendre plus ou moins le regard devant soi*.

Rappelons ici un avis important de la première partie. Pour faire des psaumes de justes applications, il faut en entendre la lettre. Mais, dans l'intérêt de l'Oftice, nous recommandons de les étudier dans le Bréviaire môme, à la place qu'ils occupent, et de ne pas se borner au sens littéral, à celui qu'ils offraient dans l'Ancien Testament : le sens chrétien, celui qu'ont mis en relief les mystères du Sauveur, le sens liturgique surtout, celui que l'Eglise se propose dans l'emploi qu'elle fait de chaque psaume en tel ou tel Office, est sans comparaison plus pieux et plus touchant.

Des Antiennes et des Versets.

Chaque psaume est d'ordinaire accompagné d'une antienne, excepté aux offices de la férié et du Temps pascal , où plusieurs psaumes sont réunis en groupe. Ces antiennes offrent l'avantage de mettre de la variété dans l'Office et de donner un peu de repos à l'esprit que pourrait lasser la continuité des mêmes pensées ; mais leur destination principale est, dans les solennités, de tenir l'attention fixée sur l'objet qu'on célèbre, et, dans les fêtes de moindre rang ou dans les jours fériaux, de mettre en relief les passages des psaumes qui touchent plus directement l'Office, et qui sont comme la clef des autres versets *. De

* Cf. Sur la eigniflcation des psaumes de Matines , Aubebger, Pastoralthéologie, t. II, 18G8. — J. Fluck, KatJwlische Liturgik. Giessen , 1853. — I> Thalhofeb, Erklaerung der Psalmen, 3» édit. 1871. — PaoBST, Brevier und Breviergebet, 1868.

2 AvTtçwvEîv , contra clamare, faire écho. — Les Antiennes sont en grande partie de S. Grégoire le Grand, Ben. XIV, De Oanon. IV, ii, 10, n' 2.

plus, certaines antiennes ont pour objet, même au Commun, de signaler la qualitô particulière du saint qu'on honore; par exemple, aux Vêpres des Confesseurs : 0 Doctor!... Dum esset summus Pontifex.

On voit par là qu'il y a connexion étroite et analogie de destination entre les antiennes et l'invitatoire. Celui-ci exprime l'idée capitale ; c'est la clef de voûte à laquelle tout doit aboutir : les antiennes sont les idées secondaires, saillantes quoique subordonnées, au moyen desquelles on rapporte à la première toute la psalmodie. Ce sont comme les nervures qui relient ensemble les diverses parties de l'éditice.

Au-dessous du rite double , on se contente de dire les premiers mots de l'antienne avant le psaunie. Celui qui les récite doit connaître assez le Bréviaire pour se rappeler en entier, sur cette simple indication, le sens de l'antienne annoncée.

Quant au verset et au répons qui suivent la dernière antienne de cbaque nocturne, ils remplissent un rôle analogue à celui des antiennes. Pour l'ordinaire, c'est une élévation du cœur à Dieu sur le sujet de l'Office, une oraison jaculatoire faisant allusion à l'heure de la nuit ou du jour, ou une invitation à la louange, au remerciement, à l'admiration , à la demande, formant une transition naturelle entre la psalmodie et les leçons auxquelles on arrive ^ On peut admirer particulièrement les versets de l'Office des Apôtres , et de celui des Martyrs.

Après le verset, on se recueille et l'on récite à voix basse le Pater noster. On considère la parole qu'on va lire comme un aliment surnaturel et comme une semence de grâce; et l'on demande à Notre-Seigneur qu'il dispose les cœurs à en profiter : Non in solo pane vivit homo... Beati qui avdiunt et custodiunt ■ !...

^ Amalaire explique ainsi à la fois l'étymologie et l'acception de ce mot : Versus est iter disponens de uno orationis affeetu ad alterum. De divin. Off, TJt qui psallendo divina torpent revertantitr ad cor, dit un autre liturgiste. — Les mêmes versets sont répétés plusieurs fois dans chaque OfiBce. Ainsi les versets du I'^' et du II^ noctnrue revieuneut après le capitule do Tierce. Après celui de Sexte , on répète ceux du 11'= et du III« nocturne. Après celui de None, on reprend le vei'set du III» nocturne, et l'on y joint celui qui doit se dire à Vêpres.

2, Maith. IV , 4 ; Luc. xi , 28. — Rogare debemus Dominiim messis ut

Des Absolutions , Bénédictions et Conclusions.

Les courtes formules qui suivent le Pater, l'absolutioa qu'un seul prononce en faveur de tous , la demande de la bénédiction, les bénédictions elles-mêmes avec la conclusion des leçons ont une raison d'être et une signitication manifeste dans la célébration solennelle , où la distinction des personnes et la variété des fonctions font de l'Office une sorte de drame ou d'action dialoguée. Dans la récitation privée, on les trouve moins naturelles. Elles s'expliquent néanmoins par cette considération que cette récitation est à la fois un mémorial et un supplément; et que pour répondre aux désirs de l'Eglise, quand nous ne pouvons nous acquitter solennellement de notre Office au cbœuf, nous devons suppléer par l'imagination à la réalité, nous représentant la suite et le sens des cérémonies, et nous tenant unis d'esprit et de cœur à ceux de nos frères qui, plus heureux dans leur dévotion, ont la liberté de donner à leur prière toute son expression liturgique.

Du reste, la pensée qui a inspiré ces formules est la même à tous les nocturnes : c'est que, pour être digne d'entendre la parole de Dieu et pour en tirer profit, il faut avoir une âme pure et un cœur droit, et que la droiture du cœur et la pureté de l'âme sont des grâces qu'on ne saurait trop demander au ciel *.

L'absolution a pour objet la rémission des péchés. Elle s'adresse au Sauveur. Son but est d'écarter tout obstacle au développement de la parole sainte. Un peu voilé au premier nocturne , ce sens se montre davantage au second, et se découvre entièrement au troisième. Les Bénédictions se rapportent à la sanctification de l'âme. Sauf au dernier nocturne, elles se donnent au nom de chaque personne de la sainte Tri-

mittat operarios in messem snam , Qt aperiat cor nostrum in lege suft, ne setnen verbl Del quod auditurl sumus, aut volucres comedant, ant epinaa suffocent, aut duritla petrsB, frustratâ radice, supplantet. Ruf. De divin. Off. I, XI.

* Révéla oculoa meos, et considerabo mirabilia do lege tua. Da mlhi intellectum, et scrutabor legem tuam et custodiam illam.PsALM. cxyiii, 18, 34.

uité et la fin de chacune rime avec le milieu. La conclusion desleçons, qui ne varie jamais, estun témoignaged'humilité, inspiré par le caractère divin des paroles qu'on vient de lire. Toutes ces formules sont fort pieuses, et, quoique brèves, elles ont un sens très étendu et très profond. Dans la Vie d'un saint évèque, que nous avons déjà cité ', on remarque qu'il ne les prononçait jamais sans une grande dévotion, et que souvent il s'arrêtait pour les méditer. 11 affectionnait surtout la troisième bénédiction du 11° nocturne : Ignem sui umoris... M. Olier aimait aussi à les savourer : il y trouvait de grandes douceurs, a Un jour de saint Joseph, dit-il, comme je prononçais ces paroles de mon Office : Benedictiom ■perpétua..., il me sembla que la main libérale de mon Dieu versait avec abondance sa grâce en mon cœur. J'en avais l'âme si remplie, j'étais si touché de tant d'amour, que pendant un quart d'heure je ne pus que répéter continuellement : 0 amour! ô amour! que ferai-jepour vous? 0 mon amour, pourquoi m'aimez- vous tant, et pourquoi tant de grâces -?... »

Des Leçons 3,

Les leçons qui viennent à la fm de chaque nocturne, suspendent la prière proprement dite, ou les aspirations vers Dieu, sans interrompre nos communications avec lui. Après lui avoir parié, on l'écoute; après avoir demandé ses grâces, on reçoit ses avis, on médite sa parole. Attende lectioni*, dit l'Apôtre à Timothée : Lisez les Écritures avec attention. Il est vrai que les psaumes sont la parole de Dieu aussi bien que les leçons , en ce sens qu'ils ont réellement

* J.-B»» Ganlt, évêque de Marseille. Vie par Fr. Marchetti , xix,

* Mémoires, 1. 1, p. 261. Cf. t. V. p. 211.

* Dicuntur lectiones , quia leguntur, non cantantur. Durand.

■* Tôt. rv, 13. — Scriptura sacra mentis oculis quasi spéculum opponitur ut interna nostra faciès in ipsâ videatur. Ibi euim fœda, ibi pulchra nostra cognoscimus : ibi sent im us quantum proficimus, ibi à profectu quàm longô distamus. Karrat autem gesta sanctorum , et ad imitationem corda provocat infli-morum. Nonnumquam eorum etiam casus innotesclt, ut et In Tictoriâ fortium quod imitando arripere, et mrsûm videamns in lapsibufi quld debearaus tiracre. S. Greg. in Moral, II, i; Do!u. I* sept., Icct. 4.

l'Esprit-Saint pour auteur : mais dans l'Office, l'âme s'approprie les paroles du Psalmiste et les adresse à Dieu comme l'expression de ses sentiments personnels, tandis qu'en lisant les leçons, elle se les adresse à elle-même comme l'expression des pensées et des volontés divines. C'est , du reste, un repos et une diversion très utiles dans la psalmodie. Tandis que les émotions se calment, l'esprit s'éclaire, et de nouvelles lumières disposent l'âme à des affections nouvelles : Nonne cor nostrum ardens erat m nobis, dura loqueretur in via ^ ?

La matière des leçons est variée. A moins qu'il n'ait qu'un seul nocturne avec un évangile propre, ce qui arrive rarement, l'Office contient toujours trois leçons tirées de la sainte Écriture; et si l'on excepte les fêtes solennelles qui en ont de propres , ces leçons se succèdent de jour en jour dans l'ordre des livres et des chapitres. Sauf deux ou trois écrits peu considérables de l'Ancien Testament *, et les Evangiles, dont les extraits se lisent à la Messe, surtout en Carême, et sont expliqués au troisième nocturne, tous les livres inspirés s'y succèdent dans une juste proportion; et, comme nous l'avons fait observer, chacun d'eux se présente au moment de l'année le plus favorable pour en tirer profit '. « Je trouve un goût merveilleux dans ces lectures, disait un saint religieux, Jérôme d'Etienne, frère mineur d'Aix. Je suis ravi de voir que c'est toujours Dieu qui parle, toujours Dieu qui agit, toujours Dieu qui commande. Dieu qui punit. Dieu qui pardonne. Dieu qui récompense. Dieu qui détruit. Dieu qui rétablit. Oh ! que c'est bien là le livre de Dieu ! »

* Luc. XXIV , 32. — Oratio fit ipsa pinguior, dûni mens recentl lectione saginata per dlvinarum rernm quas nuper audivit imagines currit. S. Isid. de divin. Off. 1. 1, c. x, — Sicut ignis, injccto adipe, in majores fiammas erumplt , sic orationis fervor, meditationls atque lectlonis saginâ implnguatus, in largissimos divini amoris œstus consurgit. Pet. Cell. Epiât. 1. 1, ep. XX.

2 Les juges , Ruth et Bsdras seulement ; car les Paralipomènes apparaissent à la fête de la Dédicace , et le Cantique des cantiques à l'Assomption, etc.

' Voir plus haut, part. II, ch. i, et la Note VIII, à la fin du vo« lume.

Les leçons da II® et du III® nocturne ne se lient pas ainsi à celles des jours qui précèdent et qui suivent. Elles ne sont pas déterminées par la saison, mais par la nature de rOffice. Au second nocturne, si c'est un dimanche, on lit un extrait de quelque Père sur le livre de l'Ecriture qui a fourni les premières leçons ou sur le caractère spécial du temps où l'on se trouve. Si c'est la fête d'un saint, on a un récit abrégé de sa vie, ou un extrait de quelqu'un de ses panégyriques. Si l'on solennise un mystère, c'est une exposition ou un éloge de ce mystère par quelque docteur. Les leçons du troisième nocturne, aux fêtes des samts comme aux jours qui ont un évangile propre, sont toujours tirées d'une Homélie des Pères sur l'Evangile '. Rien de plus édifiant, de plus instructif, de plus intéressant que toutes ces lectures.

Nous avons dit plus haut ce qu'il faut penser de ces critiques présomptueux et chagrins qui, sous prétexte de prudence, semblaient avoir pris à tâche, par ménagement pour l'esprit du siècle, de déconsidérer les récits que l'Eglise nous fait de la vie de ses saints -. On reconnaît aujourd'hui que la plupart des légendes, si témérairement réprouvées par eux, sontauthentiquespour le fond et pleines de charmes pour la forme. Celles mêmes qu'on se permettait de traiter de fabuleuses, paraissent fondées, la plupart au moins, sur de fortes vraisemblances. Un grand nombre, écrites à l'époque même de la canonisation du saint, n'offrent pas seulement toutes les garanties d'exactitude désirables : elles semblent encore respirer l'esprit qui l'animait et retracent d'une manière sensible l'impression que produisaient sur ses contemporains le souvenir de ses vertus et la vue de son triomphe '. Quant aux faits

* Application de la doctrine de saint Pierre : Hoc primum Intelligentes qiiôd omnis prophetia Scripturse propriâ interpretatione non fit. II Pefr. I, XX.

2 Ils sont contents, disait Bossuet, pourvu qu'ils se montrent plus déliés observateurs que les antres hommes, et Ils trouvent de meilleur sens de ne pas croire tant de merveilles. Instruction sur la version de Trévoux. Cf. Honoré de Sainte-Marie, t. n, 1. I. Dissert, ii, § 3.

^ Citons en particulier celles de sainte Scholastique, 10 fév. ; de sainte

surnaturels qu'elles mentionnent, il faut se souvenir que, s'il y a du péril à se montrer crédule devant des allégations sans preuve, il n'y en a pas moins dans une opposition systématique à des faits que l'Eglise respecte et auxquels la gloire de Dieu et l'honneur de ses saints semblent intéressés. Ce que l'humilité demande en pareil sujet, ce que la sagesse inspire, ce n'est ni la défiance ni la censure : c'est une pieuse déférence et un acquiescement docile : JJbi est Immilitas, ibi est sapientia, dit l'Esprit- Saint K

On apprécie aussi mieux qu'autrefois l'enseignement des Pères. Au lieu d'exalter uniquement l'Ecriture, à l'exclusion de la tradition , on reconnaît que les saints docteurs sont les meilleurs interprèles de la parole divine, que leur doctrine a pour garantie non seulement leurs lumières et leur vertu , mais l'autorité de l'Eglise qui les vénère comme ses maîtres, et qu'il est également avantageux et intéressant d'apprendre chaque jour, de quelqu'un d'eux, ce qu'il a enseigné de plus rennarquable sur l'objet actuel de nos méditations et de notre culte.

Ces réflexions suffisent pour montrer l'importance de cette partie de l'Office et les dispositions qu'elle demande. Dieu y parle constamment à l'âme pour l'instruire et la sanctifier. Les leçons de l'Ecriture nous offrent sa parole dans toute son énergie et toute sa pureté. Dans les Homélies des Pères, nous en trouvons un développement authentique et une exposition infaillible. Dans les légendes des saints, nous voyons ses lois observées et ses conseils mis

Catherine de Sienne, 30 avril; de saint JeanGnalbcrt, 12 juillet ; de sainte Kose de Lima , 30 août; de saint Jean Ci.atius, 20 octobre; de saint Martin, 11 novembre, etc. — Voir Gutet, HeortoJogia , III, iv, 3.

'^ Prov. XI, 2. — Locutuses in visione Sanctis tnls et disisti : Exaltavi electum de plèbe meâ. Psalm. lxxxviii, 20. Qulbus autem apparncrit lu visu, diligunt in visione et in agnitione magnalium snoruni. Eccli. i, 18. — Cf. Prop. XX Micb. de Molinos, damnata 20 nov. 1687 : Deus numquam loquitur : ejus locutio est simpur operatio. — Scio somnia ridicula et visioues ineptas quibnsdam vidcri ; .'■•eil utique illis qui malunt contra eacerdotts crodere quùm sacerdoti. Qiild mirum, quando de Joseph fratres sui dixerunt : Ecce somniator venit? etc. S. Cyp. Epist. lxix, n» 10. — Bol- LAND. Prsef, Act. SU., c. m, 32, etc.

en pratique : Leges animatas •. Toujours, par conséquent, nous devons nous rappeler et suivre ces maximes si sages et si chrétiennes : Non te ofendat auctùritas scribentîs, utrùm parvœ vel magnœ Utteruturœ fuerit. Lege humiliter, simpliciter et fideliter '. Si quid incondité atque inculte dictum legeris, doctrinœ da operam , Unguce veniam ^ Ne chercher que la vérité et la chercher pour la mettre en pratique. Eviter la curiosité, qui dessèche le cœur et éloigne la grâce.

Des Répons.

Après chaque leçon vient un répons qui lui sert de complément. C'est un retour de l'âme ou une élévation à Dieu sur ce qu'on vient d'entendre, ou sur l'objet de la fête*. Le répons est à la leçon ce que l'antienne est au psaume; mais il a un but plus spécialement pratique : il tend à pénétrer l'âme de ce que l'Office offre de plus remarquable, et à suggérer à l'esprit des applications utiles*. Par sa destination, il rappelle une vérité importante : c'est qu'il ne suffit pas d'entendre la parole de Dieu et d'y penser un instant; qu'il faut la retenir, la méditer, l'approfondir»; et qu'après s'en être pénétré, il reste encore à la mettre en pratique : Beati qui audiunt verbum Dei et custodiunt illud ! Si hoc scitis, beati eritis si feceritis ea ''.

* s. Amb. de Jos, c. i. Les ries des saints sont & l'Évangile ce que la mnsique chantée est à la musique notée. S. Fraxç. de Sales, Lett. à l'archev, de Bourges. — Leges animatae et norma vivendl. S. A31B. de Jos, i,

2 Imit. 1. 1 , T.

* S. AuG. Ep. ad Consent, ccv, 19.

* Responsoria : quia respondent lectionibns , laeta laetls succinente choro, RxjPKHT. De Offlc. I , XV,

^ Par exemple , ces répons des apôtres : Tsll sunt triumpTiatores et amici Dei... Isti sunt qui viventes in came , etc.

* Qoae audistis, cogitate ; quœ manducastis, ruminate : sic eritis munda animalia. S. Aug. in Psalm. cm, Conc. 19. — Qnld enlm prodest lectione continua tempus occupare, Sanctorum gesta et scripta legendo transcurrere, nisl ea etiam masticando et rumlnando usque ad cordis iutima transmlttamus, ut studeamus eorum opéra agere quorum facta cuplmus lectitare ? Quio. Schol. clatist. n apud S. Bem.

' Luc. XI, 28; JoAN. xm, 17. In cordis slnu verba orls Dei abscondimna quando mandata illius non transltoriè , sed impicnda opère audimug. Hinc est quod de Ipsâ matre vlrgine scrlptum est : Maria autem conser-

296 LE SAINT OFFrCE

Sauf quelques Offices propres, où l'on a fait le plus d'emprunts possible aux Actes du saint, les répons sont généralement tirés de l'Ecriture; mais ils en sont extraits librement comme les antiennes; c'est-à-dire que souvent on trouve divers textes combinés ensemble, des mots supprimés, ou bien ajoutés pour éclaircir et compléter le sens. Un grand nombre de ces répons sont l'ouvrage de saint Grégoire '. Ils sont aisés à comprendre. Mais ce serait un travail aussi instructif qu'intéressant de faire la part de l'Ecriture et celle de la tradition, et de comparer le sens primitif des paroles inspirées dans les saints livres avec le sens plus précis et plus restreint que l'Eglise leur donne *.

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