DEUXIÈME MOYEN DE SANCTIFICATIOH POUR LE PRÊTRE : LES OBUTRES
230. •«- L'expo$é qui vient d'êtye fait des vertus propres de notre saûat état, doit nous faire voir, ce semble, que ai noua ks pratiquions avec une constante fidélité^ nous scions infailliblement de saints prêtres.
£n traitant ces vertus, nous avons nécessairement parlé des actions mauvaises qu'elles condamnent et de^ bonnes actions qu'elles inspirent. Cependant, ce que nous avions particulièrement en vue dans la seconde partie de notre ouvrage, c'était d'engager le prêtre à acquérir les vertus dont nous lui démontrions la nécessité, et à s'en faire un moyeu de sanctification personnelle.
Majs dans cette troisième partie, notre but direct est de déterminer le prêtre à se sanctifier par la pratique des œuvres qui remplissent ou qui doivent remplir ses journées.
Dans le premier- chapitre, nous lui rappellerons la nécessité de bien employer son temps, de s'interdire les œuvrea que Dieu lui défend , de faire à chaque instant celles qu'il lid commande, et de se sanctifier en sano
tifiant tout ce qu'il fait. Ceci, joint à ce que nous avons dit sur la même matière à l'occasion des diverses vertus que nous avons traitées, nous dispensera d'entrer dans le détail circonstancié de chaque œuvre conunune en particulier.
Quant aux œuvres spirituelles proprement dites, ce sera différent; elles sont si importantes et si essentielles, au point de vue de la sanctification propre du prêtre, que nous croyons devoir consacrer à chacune d'elles un chapitre spécial. Cependant nous n'entrerons point à cet égard dans tous les détails que la matière comporte. Nous, n'avons point l'intention , par exemple , en parlant de l'oraison , de la sainte messe ou de l'office divin, de faire un traité complet de chacune de ces œuvres; nous voulons seulement faire ressortir leur haute importance, puis donner quelques avis et tracer quelques règles pratiques pour indiquer la manière de les sanctifier parfaitement, et d'en tirer tous les fruits qu'elles produisent quand elles sont saintement faites.
Comme on instruit ordinairement fort peu quand on se tient dans le vague des généralités, et comme, au contraire , la précision et la netteté sont en toutes choses extrêmement utiles, nous avons cru bon de ranger les prêtres, comme ils sont rangés en effet, en quatre catégories bien distinctes, selon leur degré de perfection.
Nous savons tous qu'il y a parmi nous quatre sortes de prêtres fort différentes les unes des autres : le mauvais prêtre, — le prêtre tiède et relâché, — le bon prêtre, — et enfin le saint prêtre. Cette classification , que nous prions de bien retenir, aura son importance en ce que nous dirons brièvement à l'occasion de cha-
que oeuvre spirituelle dont nous pailerons, quelle est la manière d'être et la conduite habituelle de tel ou tel prêtre relativement à cette œuvre , ce qui mettra le lecteur en état de juger à quelle catégorie il appartient.