AU CLERGE
Dans la première partie de cet opuscule, nous avons donné du Rosaire, les renseignements qu'il importe à tous de connaître. Aussi, les prêtres se feront-ils un devoir de lire ces pages avec un soin particulier, afin de bien comprendre cette dévotion pour leur propre compte, et d'exhorter chaleureusement les fidèles à la pratiquer selon les vues de l'Eglise.
Cette seconde partie les intéresse exclusivement, et, les informations que nous y avons groupées, leur seront le guide pratique et sûr dont ils ont besoin pour une intelligente et fructueuse administration de la Confrérie.
Ce travail de propagation du Rosaire est devenu celui de tout prêtre séculier et régulier, de toute communauté religieuse, je dirais même, de tout chrétien ; et, c'est l'obéissance à l'Eglise qui leur en fait à tous un pieux et filial devoir. Pourrait-on en douter, après avoir jeté ne fût-ce qu'un coup d'œil rapide sur certains passages des encycliques de Léon XIII, où l'âme si haute et si fervente du vénérable Pontife, plaide devant les consciences sacerdotales, une cause qu'il proclame lui être — et devrait leur être — exceptionnellement chère.
"A NOS VENERABLES FRERES, LES PA- TRIARCHES, PRIMATS, ARCHEVEQUES, "EVEQUES ET AUTRES ORDINAIRES EN "PAIX ET COMMUNION AVEC LE STEGE "APOSTOLIQUE.
"Les confréries sont pourvues des moyens les plus "aptes à faire fleurir la piété." L^titi^., 8 sept.
"Nous n'hésitons pas à donner la place d'honneur "à la confrérie dite du Très Saint Rosaire. Si on "considère son origine, elle est au premier rang par "son ancienneté. Si on tient compte de ses privilèges, elle en a obtenu d'innombrables, de la nui- "nificence de nos prédécesseurs." Attgustissim/E., 12 sept. 1897.
• "Le trésor de ses indulgences est immense." Diuturni., 5 sept. 1898.
"Parmi les diverses formules et manières d'hono- "rer la divine Marie, nous nous plaisons à recom- "mander tout spécialement le Rosaire, comme "étant la plus puissante et la plus agréable à notre "Mère du Ciel." Octobri., 22 sept. 1891.
"Nous voulons que la dévotion du Rosaire soit "l'objet d'une attention toute particulière dans le "monde catholique. Aussi, avons-nous pensé, Vé- "nérables Frères, à vous adresser ces lettres, afin "que votre autorité et votre zèle excitent la piété "des fidèles à s'y conformer religieusement. Cette "formule de prière est surtout propre à la défense "de l'Eglise et du peuple chrétien, en même temps "qu'à mériter toutes sortes de bienfaits publics et "privés. Que poussées par Nos exhortations et en- "flammées par vos appels, les nations chrétiennes "s'attachent de plus en plus à l'habitude du Rosaire, "culte que nos ancêtres s'étaient fait une règle de "pratiquer." Supremi., 1 sept. 1883.
"Les Ordres religieux — et surtout les Dominicains — peuvent aider grandement à la diffusion et ci Vaffer))iissement de la pieuse pratique du Rosaire, et Nous voulons croire qu'ils s'acquitteront de ce devoir aussi fécond par lui-même qu'honorable pour eux/' Salutaris., 24 déc. 1883.
"Qu'à vos appels, Vénérables Frères, qu'à vos "exhortations appuyées de vos exemples, — vobis "igitur et vocautibus et excitantibus et prœeuntibus " — les fidèles accourent autour des autels de la Mère
'de bonté, pour lui offrir l'hommage filial des guir- 'landes de son Rosaire." Octobri., 22 sept. 1891.
"Que les membres de la confrérie de la Sainte 'Famille s'appliquent à pratiquer et à propager le Rosaire." Macx.k., 7 sept. 1892.
''Que eette tris sainte prière mieux connue et 'pratiquée, entre davantage dans les mœurs chrc- 'ticnnes et atteigne les plus heureux développements." Jfcuxda., 8 sept. 1894.
"Que dans un langage adapté à l'intelligence des
'simples fidèles, on leur explique les mystères en 'les leur mettant devant les yeux, comme autant 'de tableaux et d'images de la pratique des vertus; 'et chacun sait quelle riche mine il y a là, d'arqu- 'ments faciles et aptes par leur suave éloquence, 'à persuader l'honnêteté et les bonnes mœurs."
"Il est bien juste que non seulement les fils du 'patriarche Dominique, — qui le. doivent par état cl par vocation — mais encore tous les prêtres qui 'ont charge d'âmes, — quotque animarum curato- 'res — s'appliquent avec zèle à multiplier ces Confréries et à les maintenir dans toute leur ferveur.
Nous désirons de plus — et cela très vivement — 'qu'ils travaillent sérieusement à la même œuvre 'salutaire, ceux qui s'adonnent aux missions et à 'la prédication de la foi, soit dans les pays chré- 'tiens, soit chez les nations infidèles." L.iynn.i.. , '8 sept. 1S93."
"Plaise à Dieu que selon Nos vœux, Vénérables "Frères, cette sainte pratique de piété soit partout "établie ; qu'elle soit aimée et observée dans les vil- "les et dans les campagnes, dans les familles et dans "les ateliers, chez les grands et chez les humbles, "comme l'emblème caractéristique de la foi chré- "tienne et un moyen excellent d'attirer les bénédictions de Dieu." Jucunda., 8 sept. 1894.
"Le poids croissant des années nous avertit qu'il "ne nous reste plus longtemps à vivre; Nous vous "conjurons, Vénérables Frères, d'entourer spécia- "lement de ros soiïis, cette chevalerie sacrée du "Rosaire; que, grâce à vos efforts, de nouvelles "recrues accourent chaque jour, pour s'y enrôler. "Que par vous et par ceux de vos prêtres qui ont "charge d'âmes, les fidèles connaissent et appré- "cient véritablement V excellence de cette Confrérie, "et son utilité pour le salut éternel des hommes." ArousTissiMyE., 12 sept. 1897.
"Le Saint Père a confiance que vous exhorterez "efficacement les fidèles à réciter tous les jours, à "la maison ou en famille, la prière du Rosaire." S. C. T., In ea., 29 août 1899.
"Verbum Sanctissimi Xostri Leonis Papce XIII "ail cunctas mimdi regïones prolatum, divini semi- ' nis instar cadens in terrain bonam, ubique fecit "fructum centuplum, quamvis alibi prœ nimia cor- "dium durit ie cadens super petrosa et in spinis, hac- " tenus conculcatum et suffocatum." S. C. R., Intek DBNSAS., 11 sept. 1887.