LE ROSAIEB ET LES DOMINICAINS
Quelques semaines après sa première encyclique sur le Rosaire (Supremi., 1 sept. 1883), Léon XIII, dans une audience au Vicaire Général des Dominicains, le 26 septembre, insista en termes vigoureux, sur la part qu'il entendait être prise par l'Ordre, dans la diffusion de cette dévotion.
"Que tous les enfants de saint Dominique, dit-il, 's'animent à la lutte ; qu'ils se préparent comme de 'vaillants soldats à se servir de cette arme invincible 'du Rosaire dont les a munis la Bienheureuse Vierge 'Marie. Qu'ils en établissent partout la confrérie ; 'qu'ils le propagent et l'entretiennent avec zèle, de 'sorte que par leurs soins assidus, les fidèles soient 'amenés à s'enrôler dans cette sainte armée rangée 'autour de la bannière du Eosaire. Et pour que les 'chrétiens puissent apprendre à se servir souvent et 'avec fruit, de cette dévotion, comme d'une armure 'puissante, voyez à ce qu'ils soient instruits des pré- 'eieux avantages, grâces et privilèges qu'elle com- ' porte."
"Iterum coinmendamus ni anlentissimo zelo to- "tisque viribus, mysteria vitre et mortis Salvatoris "ah omni populi génère contemplanda, promovere "navetis; ea enim est meditatio sancta, pia, facilis "<///(/ ipsa nul uni Rosarii versatur, ea mentis et cor- ' dis refectio ex qua, huiusce preoandi rit ùs tota
"virtus procedit. " Maître Général Larroca. QuuM plurima., 1 janv. 1890.
Le Rosaire, pour être la grande dévotion de l'Eglise, est aussi la grande dévotion Dominicaine, le signe, l'emblème, le cœur même d'un Ordre voué par essence au service de Marie, et dont les membres étaient autrefois désignés par le beau nom de Chevaliers de la Vierge.