LE ROSAIRE ET SA RECITATION PUBLI- QUE A L'EGLISE
1° Le Chapelet ou tiers du Rosaire doit être récité, chaque jour, dans toute église cathédrale.'" Supremi., -24 déc. 1883.
2° Dans les églises où la Confrérie est établie, Le Directeur aura soin — autant que faire se pourra — de réciter publiquement le tiers du Rosaire, chaque
jour, devant Haute] de la Confrérie, surtout aux fêtes de là Saiiiic Vierge. EJbi primum., XIII, 2 oct. L898. Tout au mains, est-il tenu de réciter ou de faire réciter publiquement, le Rosaire entier, chaque
semaine. Salutaris., 24 déc. 1883.
3° Dans tout es les églises paroissiales, même celles où la Confrérie n'est pas établie, on doit réciter le tiers ilu Rosaire, tes dimanches et les jours de fête. Salutaris.., 24 déc. 1883.
4° Pendant tout le mois d'octobre jusqu'au 2 novembre, la récitation publique du Rosaire doit se faire, chaque jour, — dans toutes les églises et oratoires publies — durant la Messe, ou l'après-midi devant le Saint Sacrement exposé. Supremi., 1 sept. L883.
5° Le Rosaire est la prière de l'individu, la prière de la famille, la prière de la paroisse, la prière de l'Eglise toute entière, et cette dernière l'a enrichie de précieuses indulgences selon qu'il revêt l'une ou l'autre de ces conditions (page 115).
"6° Bien éloquente dans sa simplicité, la fervente piété d'une pauvre Mission de Noirs: "On récite le "chapelet, tous les jours, à l'église, et le Rosaire "entier, le dimanche. L'un d'eux a récité le Ro- "saire eut ici-, tous les jouis, durant quinze ans. "pour obtenir la conversion de son épouse." Extrait d'une lettre de Mgr Lamaze, Vicaire Apostolique de l'Océanie Centrale, en date du 12 oct. 1887.
Efficacité du Rosaire comme prière publique.
"La confrérie du Rosaire a été justement appelée "la milice suppliante de la divine Mère: le Rosaire, "en effet, unit les fidèles par un lien commun, sem- "blable à celui qui existe entre des frères ou des sol- "dats sous la même tente. Ainsi se trouve consti- "tuée une armée bien ordonnée et très puissante "pour résister aux ennemis du dedans et du dehors. "Les annales de l'Eglise prouvent l'efficacité de "semblables prières, témoin la défaite des troupes "turques pris des Iles Curzolai rcs , et les brillantes "victoires remportées au dix-huitième siècle, sur "le même peuple, à Temcswar en Hongrie et à "Corfou. La fête du Saint Rosaire n'est-elle pas "elle-même un souvenir de ces triomphes." Augustissimje., 12 sept. 1897.
Le Rosaire à l'église, comme prière du soir.
"Belle et louable coutume encore en usage dans "certaines paroisses, de réunir les fidèles à l'église, "à la fin de la journée et de réciter le Rosaire en "commun." Supremi., 1 sept. 1883.
Comme la prière du soir en famille tend malheureusement à disparaître, il est à désirer que les efforts du prêtre visent à raffermir ou à ramener cette sanctifiante coutume sous la forme du Rosaire, et que lui-même, au signal de la cloche, le récite publiquement avec ses paroissiens, à l'église. Bien
plus, cette récitation publique — dans les conditions que nous venons de préciser, page '227, — est, non pas matière facultative, niais un devoir. Ce sera donner un excellent exemple aux fidèles et les engager à estimer toujours davantage une pratique à laquelle tant de grâces sont attachées. En cas d'absence ou d'empêchement, rien ne s'oppose à ce qu'il soit suppléé pour présider la prière, par une personne de piété désignée à l'avance à cet effet. Au reste, il n'y a là rien qui soit un fardeau nouveau, car, où qu'on la récite, la prière du soir est évidemment, un devoir pour tous.