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V. Dominus vobiscum

Orcmus.

Clementissime Deus, Pater misericordiarum, et Deus totius consolationis, qui neminem vis perire in te credentem, atque sperantem : seeundum multitudinem miserationum tuarum, respice propitius famulum tuum (vel ancillam tuam) "N quem (vel quam) tibi, vera fides, et spes christiana commendant. Visita eum (vel eam) in salutari tuo, et per l nigeniti tui passionem et mortem, omnium ei delictorum suorum remissionem, et veniam clementer indulge : ut ejus anima in hora cxitus sui, te judicem propitiatum inveniat, et in sanguine ejusdem Filii tui, ab omni macula abluta, transire ad vitam mereatur perpetuam. Per eumdem Christum ....

Tune dicto ab uno ex adstantibus Confiteor . . Saccrdos dicat : Misereatur . . . deinde :

Dominus noster Jésus Christus Filius Dei vivi, qui beato Petro Apostolo suo dédit potestatem li-

gandi atque solvendi, per suam piissimam misericordiam recipiat confessionem tuam, et restituât til>i stolain priniain quain in baptismate recepisti : c. ego iacultate niilii ab Apostolica sede tributa, indulgent iam plenariam et remissionem omnium pecca toru m tibi conoedo. In nomine Patris %*, et Filii et Spiritns Sancti. Amen.

Per sacrosancta humanse reparationis mysteria, remittat tibi omnipotens Deus omnes praesentis et futurae vitae pœnas, Paradisi portas aperiat, et ad gaudia sempiterna per ducat. Amen.

Benedicat te omnipotens Deus Pater ►£, et Filins ei Spiritns sanctus. Amen.

Si vero infirmus sit adeo morti proximus ut neque confessionis generalis faciendœ, neque prœmissarum precum recitendarum, suppetat tempus, statim sacerdos Benedictionem ei impertiatur, dicendo: Dominus noster Jésus Christus, etc., vel tantummodo, si jamjam mors imminent : Indulgentiam plenariam et remissionem omnium peceatorum tibi concedo. In nomine Patris ►£, et Filii, et Spiritus sancti. Amen.

MOIS DU KOSAIKE.

Voir pages 196-201.

"Nous ordonnons et décrétons que dans tout l'u- 'nivers catholique, depuis le premier jour du mois

"d'octobre, jusqu'au second jour du mois de novem- "bre, cinq dizaines au moins du Rosaire, suivies des "Litanies de la Sainte Vierge, soient récitées chaque "jour, dans toutes les églises paroissiales et les sanctuaires publics dédiés à la Mère de Dieu, ou même "dans d'autres, si les Ordinaires le jugent bon." Léon XIII, Supremi, 1 sept. 1883; Superiore, 30 août 1884. Outre ces prières, Léon XIII, Quamquam, 15 août 1889, prescrivait celle à saint Joseph, Patron de l'Eglise universelle.

2° Si cet exercice a lieu le matin, il faut que ce soit durant la Messe et sans la Bénédiction du Saint Sacrement : Quod si mane fiât, Missa inter preees cdebretur. Inter, 20 août 1885.

Pendant la Messe et non après. S. G. "R. 16 janv. 1886.

Il est interdit de s'en acquitter pendant la grand'messe. S. C. R. 31 janv. 1896.

3° Si cet exercice a lieu le soir, les prières prescrites sont récitées devant le Saint Sacrement exposé et l'on donne la Bénédiction. Si à meridie fiât, sacrosanctum Eueharistiœ Sacramentum. adorationi proponatur, deinde fidèles rite lustrentur. Léon XIII, Inter, 20 août' 1885.

4° Pour le chapelet, les Litanies et la prière à S. Joseph, le célébrant et ses servants doivent se tenir j genoux: Dum preees dicuntur ad benedictionem, erposito Sacratissinw Saeramento ( officium faciens et ministri assistentes manere debent genuflexi. S C. K. M sept. 1897, n. 3965 ad. TT. '

5° Les Litanies se terminent arec l'Agnus Dei inclusivement. S. C. E. 20 août 1901.

IV' Annoncer aux fidèles, les indulgences plénières et partielles attachées aux exercices du mois d'octobre.

7° En faveur des fidèles des paroisses de campagne surtout, qui seraient empêchés par leurs travaux durant le mois d'octobre, le Pape a permis que /( ■? mêmes pieux exercices ainsi que les indulgences \ ni tachées, pussent être transférés au mois de novembre ou de décembre, à la discrétion de V Ordinaire. S. C. K. 20 août 1885. Dans ce cas, les exercices prennent fin avec le dernier du mois.

8° "Je n'y comprends rien, disait, il y a quelques "années, durant le mois d'octobre, un vénérable curé "de Lyon, les larmes aux yeux ; j'ai plus de monde, "chaque soir, aux exercices du Rosaire, que le di- "manche aux vêpres. C'est extraordinaire comme "cette prière est populaire, même parmi les "hommes." P. Body.

9° La foi éclairée et agissante de certains de nos prêtres s'inspire donc des vues et des sentiments mêmes de l'Eglise, en donnant, tous les soirs du mois d'octobre, un court sermon destiné à affermir et augmenter, chez leurs paroissiens, une dévotion si fertile en grâces et bénédictions de toutes sortes. Dans les paroisses ordinaires, tout au moins peuton donner une neuvaine ou un triduum d'instructions, comme préparation, soit à la fête même ou solennité du Rosaire, soit à la fête de la Toussaint qui marque la fin des exercices d'octobre.

Exercices du Mois d'Octobre, Obligatoires su b gravi.

Les prescriptions déjà citées ont été déclarées obligatoires "aussi longtemps que durera ce triste état de choses, et qu'il n'aura pas été donné à l'Eglise de rendre grâces à Dieu, pour la restitution au Souverain Pontife, de sa pleine liberté." S. C. K. 20 août 1885.

L'insertion de ce Décret dans le Recueil officiel de la Congrégation des Rites, lui confère, par le fait même, une autorité indiscutable et pour les lieux et pour la durée. Il y est résumé en ces termes, au no. 3666: "Rosarium cum Litaniis Lauretanis pro mense octobri, preescribitur pro universa Ecclesia." La mort même du Pape qui l'a fulminé n'est susceptible en rien d'infirmer sa valeur.

Du reste, Pie X ne voulut pas qu'on l'oubliât, et dès sa première encyclique, publiée le premier dimanche d'octobre 1903, il écrivait : "Prenant occasion de ce jour institué pour solenniser le Saint ''Rosaire, Nous confirmons toutes les ordonnances "par lesquelles notre prédécesseur a consacré le mois "d'octobre à l'auguste Vierge, et prescrit dans toutes "les églises, la récitation publique du Rosaire."

Le «Souverain Pontife, Benoit XV, mettra aussi les débuts de son règne sous la protection de la Vierge: "A l'approche du mois d'octobre, consacré "à la Mère de Dieu sous le titre du Rosaire, écrit-il

;iu Père Becchi le 18 septembre 1915 — Nous sai-

"sissons volontiers cette occasion pour rappeler à Nos "fils que les dispositions sagement promulguées par Notre vénéré prédécesseur, Léon XIII, touchant la "pieuse pratique du Eosaire et les indulgences qu'il "répandit sur ceux qui s'y adonneraient, trouvent "en Nous le plus plein assentiment et conservent "leur vigueur."

L'exercice du Eosaire dans chaque église paroissiale, durant le mois d'octobre, est obligatoire sub gravi, en ce qui concerne le prêtre. Cf. Ami du Clergé, année 1898, p. 26.

Il s'agit, en effet, d'une pratique à laquelle le Souverain Pontife tient beaucoup, et pour des motifs très graves intéressant au plus haut point l'avenir même de l'Eglise, ce qui constitue dans son ensemble, une matière importante; pratique imposée de façoo formelle, par voie d'autorité, jusqu'à dixhuit reprises différentes. Il y a donc là tous les éléments d'une ordonnance obligatoire sub gravi.

Le Pape ne conseille plus ici, il ordonne : mandat u( quolibet anno . . . Summo Pontifice imperante. L'Ami du Clergé, année 1909, p. 928, avait la partie belle pour rabrouer la légèreté de certains compilateurs d'ordos, qui mentionnaient ces exercices dans ces termes émasculés : "autorisés et vivement recommandés." C'était dénaturer comme à plaisir, le sens et la portée si claires des injonctions du Chef même de l'Eglise.

Obéissent-ils davantage ceux qui persistent dans leur routine de réciter le simple chapelet, quand c'est le Rosaire qui est ordonné.

L'exercice du mois du Rosaire garde son caractère obligatoire, quelque restreint que soit le nombre des assistants. S. C. K. janv. 1886, n. 3650 ad

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