MYSTERES DOULOUREUX
Au couvent de Prato, ville de Toscane, non loin de Florence, vivait une religieuse dominicaine du Tiers Ordre Résulier de saint Dominique, issue de x noble famille florentine des Ricci. Elle était entrée en ce monastère, à l’âge de 13 ans, er 1535.
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joute- Humble et pure, elle s'offrit à Dieu, comme vic- L time d'expiation, s'unissant d'esprit et de cœur à
* faut la Grande Victime du Calvaire. De 1542 à 1554,
c'est-à-dire durant douze ans, Catherine de Ricci
us ail eut, toutes les semaines, du jeudi à midi jusqu'au
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ts 6 vendredi à quatre heures, la longue extase de la
leur Passion. Suivant pas à pas la voie douloureuse,
elle souffrait avec lui, les horribles supplices du
Sauveur. Un jour, Notre-Seigneur imprima sur son
e une corps, les stigmates de ses mains, de ses pieds
ce de et de son côté: comme son Divin Maître, elle porande, tait les signes sacrés de la croix.
ce de Il est remarquable que les recherches les plus
Hien. À scrieuses n'ont fait que confirmer la vérité du drame
il la de la Passion tel que revéeu, toutes les semaines,
pas, par sainte Catherine de Ricci. Nous y puiserons
:que M certaines indications dont nous ferons précéder cha-
rents 1 que mystère, afin d'en rendre la méditation plus
arie. @ facile.
c'est ©!
que PREMIER MYSTÈRE DOUTLOUREUX.
dans # ; , |
L'Agonie de Notre-Scigneur.
| Agonie avec sea trois phases: priére de Jésus, la face contre F terre; sa répugnance et sa résignation devant le calice de la “| Passion : la sueur de sang et l'apparition de l'ange. Durée, ä trois heures: de 8 heures à 11 heures du jeudi soir.
loin ;
de. Demandons la contrition de nos fautes et l'horreur | du péché.
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535 Jésus avant d'aller à la mort, voulut se rendre
D sur la colline des Oliviers, pour y prier une dernière
fois. Trois apôtres, Pierre, Jac
ques et Jean, l’accéMpagnaient.
Plein de jeunesse, de santé, de vi- £gueur, 11 va ouvrir son âme toute grande, à des douleurs si affreuses qu'on leur a donné le nom du dernier combat que soutient la vie avant de rendre les armes à la mort : l'agonie.
Le spectacle du mal passa devant sa conscience sainte.
Ayant pris sur ses épaules, le poids de toutes les malices, de toutes les lâchetés, de toutes les hontes, Jésus, le Verbe fait chair, se sentait devenu aux veux de son Père, comme le péché Vivant, le Péché fait chair, ne devant s'attendre, en cette qualité, qu'à être brové sous les coups de sa vengeance,
D'autre part, tous les maux qu'il devait endurei en retour de son dévouement pour les pécheurs, se dressèrent devant lui: la trahison des siens, la flagellation, les coups, les crachats, les moqueries, l’injustice des puissants, l'ingratitude du peuple, les tortures de sa douce mère : enfin, tout son sang répandu sur la croix, supplice des scélérats et des infâmes.
Et puis encore, ces souffrances atroces vont être inutiles pour tous ceux qui vont se perdre. Sous les veux terrifiés de Jésus, l'enfer ouvre ses abimes d'épouvante où le mal est châtié sans relâche, sans fin: les hurlements de ses blasphèmes, les clameurs de son désespoir frappent ses oreilles. Eperdu, seul, dans la nuit, en face de ces horreurs réunies de la terre et de l'enfer, il demande grâce à son Père, le conjurant de l'épargner, d'éloigner de lui. si possible, d'aussi affreuses tribulations. Mais, se
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