‹ Le saint Rosaire [microforme] (volume 2)Chapitre 30 sur 115 · PREMIER MYSTÈRE JO:EUX · texte numérisé non relu

PREMIER MYSTÈRE JO:EUX

L'Annonciation de la Très Sainte Vierge.

Prions pour obtenir ou conserver l'état de grâce.

Dieu a résolu de se faire homme afin de sauver l: monde. Mais, il y a sur la terre une puissance qu'il lui est impossible de ne pas consulter au préalable, rien ne devant se faire sans son concours. Dieu a appelé un de ses anges, Gabriel, et lui a donné pour mission, de soumettre à cette puissance, une demande qu'elle sera libre d’agréer ou de rejeter.

L'ange se dirige vers le village de Nazareth. TA. dans une pauvre maison, une jeune fille est en prière. L'esprit céleste la salue comme une reine. et, de même qu'il s'était prosterné devant le Tout- Puissant qui lui donnait sa mission, il s’incline ici comme devant le sanctuaire où Dieu lui-même réside : ‘‘Le Seigneur est avec vous.’’

»s plus 8 donc € EUX,

Gabriel expose à Marie, la demande du Dieu qui lésire l'avoir pour mère, et .... il attend. La Trinilé, dans la personne de son ambassadeur .... attend. Dieu à un tel respect de la liberté humaine cn Marie que même pour sauver l'univers, il ne forcera pas le consentement qu'il exige d'elle.

Cette modeste jeune fille qui se troublait tout à l'heure aux paroles de l'ange, va lui répondre, — qui sera aussi répondre à Dieu — et cette réponse est une question: ‘‘Comment cela se fera-t-il"”? Cette hésitation ne doit pas nous étonner, car, avant de voir Dieu dans les magnifiques promesses de

4 l'ange, elle le regardait dans son cœur de vierge, Je. É ot là, elle le trouvait plus beau encore. L'ange a rassuré Marie dans sa délicatesse virginale, et elle

pat on NOR Su nie

râce. donne à Dieu un consentement qui la fait devenir sa Mère, alors qu'elle vient de se dire sa servante. sauver HORS Chacun de nous, peut-on dire, a aussi son mys- U DIE Wire de l'Annonciation dans lequel, à la place de COUTS. À Gabriel, Jésus-Christ lui-même, l’Ange du Grand lui à Conseil, nous offre de devenir ses frères et les hérisance, ucrs du Ciel. Mais, si Dieu n'a pas voulu forcer de re- consentement de la Sainte Vicrge, quand il éta't 1 Ljuestion de sauver le monde, il ne forcera certes pas Tà. ! nôtre, ct après nous avoir créés sans nous, îl ne NSP lLOUS SAUTCrA PAS SANS NOUS.

reine, Toutne ici

ne re-

DEUXIÈME MYSTÈRE JOYEUX, La ÿisitation de la Très Sainte Vierge.

PDemandons la grâce de ne donner que de bons exemples.

Elisabeth, épouse de Zacharie, se cachait dans sa demeure, depuis six mois. Pendant ce temps, elle n'avait cessé de prier, la sainte femme, soutenue É par l'intense ct religieux respect que lui inspirait À son enfant — le futur saint Jean Baptiste — dont le Ciel lui avait annoncé la naissance.

C'est alors que Marie, sa cousine de Nazareth. après avoir reçu la visite de l'ange Gabriel, se met tait en marche pour visiter elle-même sa vieille pa rente. Riche d'un trésor qui n'était autre que Dieu lui-même avant pris corps en elle, la Sainte Vierg ne voulait pas le garder pour elle seule.

Après un voyage de quatre on cinq jours, elle est arrivée à la maison d'Elisabeth qu'elle salue à 1: facon inive: “Que le Scigneur soit avec vous — Dominus tecum."" — Ce souhait tout ordinaire n’est ! tombé des lèvres de Marie, qu'après avoir passé pa son âme sainte, et le Seigneur fait aussitôt senti: sa présence, de facon admirable, à Elisabeth, et pu rifie, du même coup, l'âme de so: nfant.

Elisabeth reconnaît dans sa cousine, la Mère d Dieu qui vient enfin sauver le monde, Elle ne sai

Bhe LE comm 5 et prononce ces parole:

Fi qui n’ont pas cessé d’être répétées depuis lors:

es

‘Vous étes bénie au-dessus de toutes les femmes, cbil est béni, l'enfant dont vous êtes la mère.”

Il en est ainsi des âmes justes où Dieu habite:

Je. “lles le font sentir autour d'elles, ne füt-ce que duns À un regard, une bonne parole, voire méme, à l'exemons EX- © le de Marie, un simple bonjour. ‘Partout où pas-

sent les saints, — disait le Bienheureux Curé d'Ars, — ils laissent quelque chose de Dieu.”

Marie l'emportait sur Elisabeth, de toute la | hauteur incommensurable de la dignité de Mère de Dieu; et ecpendant, c'est elle, sa supérieure, qui

dans sa ps, elle

utenue : Wal nspirait M tit un long voyage pour la ae et salu dont la premitre, ; Dans l'Annoncialion, Marie s'était

déclarée la scrrante du Seigneur; dans la Visitation, lle se fait, durant trois mois, la servante de sa ser-

zareth. se : R re à vante, E‘isabeth. Ces deux mystères ainsi rappro-

> met- à $ a ille pa- # chés nous montrent, de façon bien saisissante, que 1e Dieu le serrice de Dieu — le vrai — ne fait qu'un atec

Vierg le service du prochain, ct que nos vertus privées fi-

niraient par se résoudre en pur égoïsme, si elles Alle ee n'étaient trempées dans la charité pour autrui.

ue à |

'OUS — MROISIÈNME "ADD DT ni ent TROISIÈME MYSTÈRE JOYEUX.

1SSÈ pa P - ae Res La Naissance de Notre-Seigneur.

, et pu Demandons la grâce d'être des âmes de bonne vo-

lonté.

ère d

ne sai Le Ciel est descendu dans l’étable de Bethléem, parole: les anges, en chantant, adorent dans son corps

3 lors:

de chair, Celui qu'un des leurs annonçait, il y

neuf mois, à Marie de Nazareth. Le Christ est nc le Sauveur est enfin arrivé. Une mangeoire d'ani. maux à reçu ses petits membres nus qu'une mèr: pauvre s'empresse de recouvrir de langes bie: pauvres aussi. Le Dieu de toute grandeur s'ec abaissé jusqu'à revêtir un corps de boue, Le Tout Puissant qui autrefois, jetait dans l'espace, des mil liards et des milliards de mondes, est là sous no: Yeux, dans la quasi impossibilité de faire un mouv

ment. Le Verbe, c'est-à-dire la parole elle-mênx

s'est condamné à ne pas proférer une seule parole

Mais n'y aura-t-il personne pour Jui prêter « voix, exprimer le sentiment qui fit battre son cœu son Sacré Cœur, en ce moment mille fois béni d son arrivée? Ecoutons ces chants qui viennent d'en haut: ‘Paix, sur la terre, aux âmes de bonne ro! lonté."” Voilà le salut de bienvenue que l'Enfant Dieu adresse au monde, par l'intermédiaire de: anges.

La paix dont il s'agit, c'est la réconciliation ave Dieu, laquelle doit avoir pour terme, l'immense bonheur du Ciel. Cette pair nous est offerte, mais à une condition: la bonne volonté; la bonne volont: de nous faire la guerre à nous-mêmes, de souteni: avec courage, la lutte contre les tentations du d mon, contre les sédnctions d'un monde corrupteti et corrompu. Nous n'irons pas nous persuader qu $ nocre salut pourra se faire, sans trop nous déranger, À en prenant nos aises, en jouissant le plus possibli L des plaisirs de Ja vie. Non, aotre bonne volonté d-

À — 71 — É t, il y Brera marcher de pair, arce la bonne volonté méme t est né, Dieu

re d'an Allons donc auprès de cette crèche, et adressonsne melcE),; du fond du cœur, cette courte prière : Mon Dieu, ses bien ii êtes descendu dans l'abime de mes misères, pour due tendre la main et me sauver ; donnez-moi, s'il ous plait, d'être une âme vraiment courageuse, ruinent généreuse à vous obéir et servir, 6 vous

sur $s'es!

Le Tout des mil

DA à Te

SOUS NOM qui avez daigné être généreux à l'infini, pour moi, |'INOouve

e-même

parole. & QUATRIÈME MYSTÈRE JOYEUX.

reter

1 Cœur La Présentation de Notre-Scigneur au Temple.

béni d ent d'en B Demandons le respect et l'amour de la Sainte Eunne tTo- charistie.

"Enfant

dre dés Quarante jours après sa naissance à Bethléem,

Jésus est porté par sa Mère, au Temple de Jérusa- N lim, et présenté à Dieu, selon que l'ordonnait la on ave: à loi de Moïse.

1se bon- 4 Dans l’offrande qu'il fait alors de lui-même, de MAS US tout Iui-même, avec ses travaux, ses années de sivolont lence et d’humble obéissance, jusqu'au Grand Saouteni Sc fice qui marquera la fin de sa vie, c'est notre du dé M ut qu'il a en vue,

ruptetuS Qui va reconnaître Dieu ainsi déguisé scus les ler qu 4 riuvres apparences dont il a voulu s’envelopper ? ranger. ! v'avait alors au Temple, deux vieillards, Siméon ossible , ÿ * Anne la Prophétesse. Guidés par une attraction nié dé urnaturelle, ils vont à lui et discernent sous les

traits de ce petit enfant, le Sauveur si longtemps désiré et attendu. Siméon prend l'adorable nou veau-né dans ses mains tremblantes le contempl Avec ravissoment, puis demande à Dieu de rappele: son äme, à lui, de fermer à la lumière du jour, se Yeux Sanctifiés par la vision de la Lumière du mond cle-méme, Anne, une vénérable et chaste veuv de quatre-vingt-quatre ans, veut consacrer ses der nières forces, à parler à tous, du Dieu enfant qu vient de réjouir sa vicillesse,

Oh! les vicilles gens, quand ils voudront aussi être de saintes gens, ils verront Dieu plus facile mont que les autres.

Nous pourrions être tentés d'envier le bonheur di Sinéon ct d'Anne, si nous ne nous rappelions qu'il nous esE donné mieux que de tenir l'Enfant Jésus dans nos bras, l'Eucharistie, en effet, nous mettant à méme de posséder Dieu au plus intime de notr

“ètre, par la Sainte Communion,

Qui va découvrir Dieu sous cet autre déguise. ment? Ceux qui appartiennent à la famille de Siméon et d'Anne, c'est-à-dire ceux qui fréquentent l'église, font, à leur exemple, là part voulue à la prière et à la pénitence, gardent la chasteté : toutes

choses qui ont le secret de faire voir Dieu même su

1 terre où, par le Sacrement de l'Autel, il a fixé sa demeure au milieu de nous. Quand, par contre, on ne sait plus reconnaître Dieu dans la Sainte Eucharistie, n'est-ce pas parce que la prière, la mortilication et la chasteté ne sont plus ft pour ouvrir. purifier les yeux de notre âme. lui faire discernea

RTE NT I UN Re ee TE

gtemps !

veuvi |

le nou ilempi appele:

ur, se:

mondi

es der int qui

| aussi facile

eur de s qu'il Jésus ettant notr

guise de Sintent » à la toutes 1e sui IXÉ si ontre, e Eunortiuvrir.

ernel

sous ses traits d'emprunt, le Dieu qui nous aime et Vient nous sauver,

CINQUIÈME MYSTÈRE JOYEUX, Le Recouvrement de Notre-Scigneur au Temple,

Demandons l'éducation sainte des enfants.

La Sainte Vicrec et sui h conduisant FEn-

fant Jésus alors äg: de doi :, étuent venus de

Nazareth à Jérusalem, pour los fêtes de Pâques. Trente-deux lieues séparunt les deux villes, ce VOy-

age exigeait au moins trois où quatre jours de marche. Après avoir passé sept jours dans x Ville Sainte, ils reprirent le chemin de Nazareth en com pagnie d'autres pèlerins. Cheminant par grou’: séparés, Marie supposait que l'enfant était avec pere, tandis que celui-ci le croyait avee sa n Jésus n'y était pas. On chercha parmi les parut: et les amis, mais toutes les recherches furent in: tiles. Le lendemain, au point du jour, le père et la mére plongés dans une tristesse indicible, repartirent pour Jérusalem où ils n’arrivérent qu'à la nuit. Ce fut seulement le lendemain, et par conséquent le troisième jour que Marie et Joseph trouvèrent leur fils, au Temple, entouré des savants juifs qu'il émerveillait par sa sagesse.

La Sainte Vierge avec la confiante audace que lui inspirait son cœur maternel, lui demande pourquoi

il les a ainsi quittés. ‘Votre père ct moi, — ajoutet-elle — nous rous cherchions tout affligés.”" I] leur répondit : ‘Ne sariez-vous pas qu'il me faut ‘m'occuper des affaires de mon Pire Céleste?”

C'est la première parole du Sauveur qui nous ait été transmise, Les larmes des pieux parents étaient séchées, et ils ramenaient avec eux, leur enfant bien-aimé.

Dans ce mystère, Notre-Seigneur nous donne une grande et belle leçon, à savoir, que le service de Dieu, la pratique du devoir qu'il nous commande, doit passer absolument avant tout. Le service de Dieu, voilà, en effet, la vocation de tout chrétien. Cette leçon était d'autant plus remarquable qu'il la donnait, à un âge où l'enfant ne s'appartient pas, mettant ainsi davantage en relief, cette vérité : que l'enfant relève de « d'abord, et de ses parents ensuite, fussent-ils parfaits comme Joseph et Marie. S'occuper des affaires de leur Père du Ciel, c'est pour eux aussi, dès lenrs tendres anntes, l'unique nécessaire, le but suprême de leur vie encore dans sa fleur.

Page 1