MARIE, PREMIER MINISTRE DE DIEU AU DÉPARTE- MENT DES GRACES
Pourquoi donc ce déploiement vraiment extraordinaire du culte de Marie, lequel — comme dans le
1 Funiculus triplex difficile rumpitur. EccLestasTe, IV, 12.
Qu
Rosaire où rous récitons dix Ave contre un Pater — semblerait reléeuer
son Fils lui-même au second plan ?
Dieu à voulu nous rappeler par cette éloquente leçon de choses, que toutes les grâces sont dans ses mains, qu'elle est son Premier ministre au département de sa Miséricorde, * et qu'il est double. ment honoré quand il l’est dans sa Mère. Dès lors, si les pratiques de piété en l'honneur de Marie ont un rang éminemment à part, c’est qu'elles sont l’expression de son rôle unique et providentiel dans l'œuvre de notre salut, lequel lui est d'autant plus cher qu'elle le voit à travers le Sang même de son Fils. Oublier cette donnée capitale serait se rendre
incapable de jamais rien comprendre à l'excellence
sans parallèle que l'Eglise revendique pour le Rosaire,
LE VRAI CHRÉTIEN REÇOIT MARIE cHez Lur.
“Représentant du Christ, nous ne ‘empêcher de redire à tous, les dernières paroles ‘que le Dieu Crucifié nous a laissées comme en tes- “‘tament : Voici votre mère — S. Jean, XIX, 27. “Tous nos vœux seront comblés, si tous les fidèles “n'ont désormais rien de plus à cœur que le culte ‘‘de Marie, et si on peut appliquer à chaque chré- “tien, ce que saint Jean a écrit de lui-même : Le
AUGUSTISSIMXÆ., 12
pouvons. nous
“disciple la reçut chez lui.” sept. 1897.
! Cælestium administra gratiarum.
Léon XIII, SUPREMI., 1 sept. 1883,
Lod
in A so à
L'Eglise naissante, à l'exemple du disciple bienaimé, prit Marie chez elle. Tia Vierge devenue sa ‘mère adoptive, en soutint admirablement les com- ‘’mencements difficiles, par la sainteté de ses exem- ‘‘ples, l'autorité de ses conseils, la douceur de ses en. ‘’eouragements, l'efficacité de ses prières. Après ‘avoir été la Coopératrice de la Rédemption des ‘hommes, elle est devenue aussi — et pour tous les ‘temps — par le pouvoir presque illimité qui lui a ‘été départi, la dispensatrice de la grâce qui découle ‘‘de cette Rédemption.”” ADJIUTRICEM., à sept. 1895.
“Telle est la grandeur de Marie, si puissante est “la faveur dont elle jouit auprès de Dieu, que ne ‘pas recourir à elle dans ses besoins, ce serait vou- ‘loir, sans ailes, s'élever dans les airs.” AUGUSTIS- SIMÆ., 12 sept. 1897.
LE RosAtRE, PRIÈRE OFFICIELLE DE L'EGLISE À Marie.
Non contente de la receroir chez elle et de lui faire dans son culte, la part prépondérante déjà mentionnée, l'Eglise veut que tout fidèle reçoive aussi la Sainte Vierge chez lui; qu'il place en elle, la confiance et l'amour dus à la meilleure mères ; qu'il voie dans le Rosaire, cette toute . aable et g'uvieuse formule d’étiquette divine qu’elle aime à trouver sur les lèvres de ses enfants, quand ils se présentent devant son trône, pour solliciter l’obtention des grâces dont elle a été constituée l'auguste gardienne et dépositaire. ‘Te Rosaire nous conduit
‘à Jésus par la voie qu'ilac ‘‘venir à nous, c'est-à-dire, |
hoisie lui-même pour a très sainte Vierge “Marie.” Cardinal Dechamps.
Pie X, le Pape de l’Eucharistie, aur vailler de façon si efficace à restaurer le Christ au
ait-il pu tra-
sommet de la vie chrétienne, même des enfants, par là communion fréquente, si Léon:XTIT, Le Pape du Rosaire, n'avait pas frayé les voies au règne du Fils Par le règne de Sa Mère.
Qu'on ne se flatte jamais d'aimer réellement Dieu et de le servir, si d’abord l'on n'est pas le fidèle serviteur de la Sainte Vierge. De par une disposition particulière de la Providence, ils sont aussi inséparables dans l'économie de la grâce et de notre salut, qu'ils le sont dans l'ordre de la nature.
S. Hyacinthe, dominicain polonais, fuyait devant les Tatars qui venaient de s'emparer de la ville de Kiev, en 1240. Portant le Saint Sacrement, il fran- Chissait la balustrade du sanctuaire, quand il enten. dit une voix d'une douceur ineffable, qui semblait venir d’une statue de In Sainte Vierge vénérée dans l’église : ‘Mon enfant, ne sépare pas la Mère, de son Fils. Emporte-mor.” Comment soulever un pareil poids, se demandait le saint, en regardant l'image d’albâtre couronnée d'or, présent du due Vladimir. Mais, sans effort, la main du serviteur docile, soulevait la statue, et les eaux du Dnieper se faisaient solides pour honorer le Passage de ce touchant et gracieux miracle.
Durant notre court séjour sur la terre, harcelés
Dour erge
traau par du ils
ieu k
èle siinre
ti
ei pressés de toutes parts, par le mal, appliquonsnous la parole adressée à Hyacinthe : Emporte-moi. Oui, emportons — non plus dans nos bras — mais vivante dans notre cœur, la virile tendresse de ces deux amours de la Sainte Vierge et du Saint Sacrement qui sauront assurer notre fuite de l’enfer, et guider notre course vers la paix de l'éternel bonheur.
L'homme s'agitz et Dieu le mène, dit un proverbe Ncus pouvons ajouter que la prière, à so tour, mène Dieu, en ce sens qu'il s’est engagé à se rendre aux supplications qu'on lui adresse. Quand ces supplications lui viennent de sa Mère, elles lui sont irrésistibles. Marie est, en effet, la Toute-Puissance Suppliante, — Omnipotentia Supplez — et elle n’est jamais mieux amenée à remplir ce rôle que par le Rosaire, sa prière préférée. La Vénérable Mère Haïlahan, religieuse dominicaine, disait des grains de son rosaire : ‘‘Ce sont les b’'lets de canon de Notre Dame’; et en réalité, elle 28 avait vus abattre plus d’un formidable ennemi, pulvériser des obstacles humainement infranchissables. C'est contre le mal, l'arme des victorieux, parce que c’est l’arme de la Reine de la Victoire.
Les titres du Rosaire ont été proclamés avec des accents incomparables par un Pape qui incarna sur la Chaire de Pierre, la piété des âges pour la Vierge. Sous la plume de Léon XIIT, c’est toute une litanie d'excellence qui jaillit à la louange du Rosaire:
De
‘‘donb Marie fut l'auteur et la Maîtresse ; l'exercice ‘de piété le plus utile ; la formule de prière la plus “iouchante et la plus efficace ; le mode idéal de sup- “‘plication ; le moyen assuré d'attirer la clémence ‘divine ; la prière incomparable et d'efficacité sou- “‘veraine ; l'arme invincible contre les ennemis de la ‘‘'Joi; la prière toute belle ct toute féconde; le ré. ‘‘sumé du culte dû à Marie ; le Moyen sans égal de ‘‘mériler sa protection et ses grâces ; le noble em- ‘‘blème de la piété chrétienne’’ ?
Inspiré par le même vibrant enthousiasme, le Souverain Pontife Benoit XV écrit au oère Becchi,
1 nobilis instar tesseræ christianæ pietatis. SUPERIORE., 30 août 1884.
- summa debiti Mariæ cultüs. Ocrosri., 22 sept. 1891. -. nullo se poss: meliori pact, ipsius patrocinium et gratias demereri. ibid.
- bellicum instrumentum ad hostes fidei debellandos prævalidum, Ibid.
- pulcherrimä fructuosâque prece Maræ peracceptä. MAGNx., 7 sept. 1892, - cujus Maria inventrix et magistra. LærTiTiæ., 8 sept. 1893. -. optimum præsidium divinæ propitiandæ clementiæ. Ju- + CUNDA., 8 sept. 1894.
+ sacratissimâ prece et saluberrimæ virtutis. Ibid.
- supplicandi genus præstantissimum. Divrurni., 5 sept. 1898,
- probatissima et piissima precandi formula. Ug: PRIMUM., 2 oct. 1898.
, -. saluberrimum pietatis of'icium. Ibid.
. de variis divinæ Matris formulis et rationibus, Rosarium nominatim indicare pnlacet. Octorr., 22 sept. 1891.
+ per admirabilem Rosarii orandi ritum, splendidissimus Deo exhibetur religionis cultus et plena fidei christianæ confessio. INTER., 11 sept. 1887.
- hoc vero munus (conciliandæ nobis divinæ gratiæ) in nullô fortasse orandi modô tam pate! expressum quam in Rosario. JUCUNDA., 8 sept. 1894.
ne RUE le 18 septembre 1915 : ‘‘Que le peuple chrétien tiena plus ‘ne pour certain que le Rosaire est la plus belle fleur
À gr : , F4 , .° A de sup- | ‘de piété hu.aaine, la plus fécohde source des grâces
émence “‘céclestes."’
x Pour accentuer encore davantage ce caractère d'ex-
en cellence et consacrer jusque dans le langage usuel,
sgal A un privilège unique de grandeur, l'Eglise interdit de < désigner tout autre chapelet, sous le nom de Ro-
le em- saire.!
C'est donc un nom réserté, inaliénable, tout com-
ne à Gé : 3 Fe ee me le rôle médiateur de Marie dont il est l'expre.jp sion: de même qu'il n'y a qu'une Vierge, il n'y «4 oRE., 30 * qu'un Rosaire.
gratias | ; Ï LE RosaiRE ET LA CONCURRENCE.
præva- Au temps du Pape Benoit XIIT, les fidèles non
cceptâ. © NN RES ’ j contents de bénéficier des avantages attachés au
L. | chapelet de sainte Brigitte, s'avisèrent de l'opposer À U- Note TVR s 1 au Rosaire. C'était provoquer un rappel à l'ordre
de la part du Chef de l'Eglise. En effet, le 13 avril
») sept. | 1726, le Souverain Pontife ajoutait au Rosaire, au- MUM., | tant d'indulgences que pouvait s'en prévaloir le cha- | pelct de sainte Brigitte. La piété se trouvait ainsi
ramenée au sens de la mesure.
On se rappelle que tout récemment encore on faisait une réclame aussi bruyante qu’indiscrète autour du chapelet dss Croisiers, dévotion utile, à con-
sarium
Ë e) in 1 = Ë ue ; , i 5 1 .. nec aliæ coroaæ cujusvis formæ, Rosarii nomine appellentur. Us PrIMUM., 2 oct. 1898.
dition de rester aussi dans se
heureusement pour elle, on voulut l'en faire sortir,
de façon à jeter dans l'ombre, les avantages immen-
sément supérieurs de la grande prière de l'Eglise à Marie. On menait surtout grand tapage au sujet de ses indulgences que l'on gagne ‘“‘sans être à la peine de méditer." Le moment était bien mal choi. s' pour revendiquer le privilège de ne point mcéditer, attendu que Léon XIII s'évertuait aiors pré
cisément à nous montrer dans la méditation du Rosaire, un moyen providentiel et Populaire de combattre le pire fléau de la foi, l'ignorance religieuse,
Cela dura quelque temps, jusqu'à ce que, à l'ex. emple de Benoit XITIT, Pie X, le 12 juin 1907, permit aux associés du Rosaire, de gagner à la fois, par une seule et méme récitation, et les indulgences de leur propre Confrérie, et les 500 jours attachés au chapelet des Croisicrs, Sans heurt, sans secousse, le question était réglée,
L'Eglise — il faut Y Compter — ne peut qu'être fidèle à elle-même et à son passé. S'il y a dans son sein, la hiérarchie des Pouvoirs, il y a aussi a hiérarchie des dévotions, et il serait déraisonnable de s'attendre à ce qu'elle en laisse impunément rema-
nier ou bouleverser l'ordre, au gré des caprices de l'heure,
Fait étrange qui suggère de bien pénibles réflexions : combien ne se sont pas encore rangés sous la bannière de Notre-Dame du Rosaire, en dépit de ce
que la Mère de Dieu elle-même et le Vicaire de Jésus-Christ devaient faire pour les Y amener.
8 propres limites, Mal.
Malsortir, imen- Pglise sujet à la choimépré Rocom- ‘use.
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Le Rosaire ET NOTRE-DAME DE LOURDES.
C'est le 12 avril 1840, que le Père Lacordaire rétablissait l'Ordre des Frères Prêcheurs en terre de France qui avait été son berceau. Le Rosaire y rentrait avec lui.
En 1858, à Lourdes, non loin de Prouille où le bienheureux père Dominique avait exercé de préférence, son fécond apostolat, une jeune fille de quatorze ans vit tout-à-coup se dresser devant elle, une apparition d'une incomparable splendeur.
Au milieu d'un nuage couleur d'or, une dame “jcune et belle, belle surtout comme je n'en avais ‘jamais vue, vint se placer à l’entrée de la grotte, ‘au-dessus du buisson.... Elle avait l'air d'une ‘jeune fille de seize ou dix-sept ans. Elle était ‘vêtue d'une robe blanche serrée à la ceinture par ‘un ruban bleu glissant le long de la robe. Sur la ‘tête, un voile également blanc et laissant à peine
‘apercevoir ses cheveux, retombait jusqu'au des- ‘sous de la taille. Les pieds était nus, mais cou- ‘verts par les derniers plis de la robe, si ce n'est à la
‘‘pointe où brillait sur chacun d'eux, une rose d’or.
“Elle tenait à son bras droit, un chapelet à grains
‘blancs, dont la chaîne d'or était luisante comme les
‘deux roses des pieds. ... Aussitôt elle me regarda,
‘me sourit et me fit signe d'approcher comme si
‘telle avait été ma mère.” Paroles de Bernadette.
“Le premier jour de l'apparition, elle apprit à ‘l'enfant à faire dignement et pieusement le signe
‘‘de la croix, et, prenant dans la main, le chapelet
CU auparavant pendait à son bras, l'encourages “par son exemple, à la récitation du Saint Rosaire : ee qu'elle fit encore au cours des autres üpparitions." Bréviaire, Office de Notre Dame de Lourdes.
En choisiss
ant pour la former à Ja récitation de sa prière piéférée, Bernadette Soubirous, une petite fille Pauvre, maladive, ignorante, n'avant môme Pas À quatorze ans, fuit St première communion, Marie Sroclamait hautement ce que l'Eglise ne cesse aujourd'hui de répéter: que son Posaire bien compris, s'il soutient l'essor des âmes les plus hautes, Convient également ar PAUErCS, aux ignorants, à celle grande armée des humbles qui occupent ici-bas lt dernière place, mais Ja première, à coup sûr, dans le Cœur de leur Mère du Ciel,
“Le Rosaire, prière catholique par excellencs, ‘car, c'est Ja prière de tous: du savant et de ceux ‘qui ne savent pas lire ; du pécheur repentant et du “Saint consommé dans li vie surno le, Prière ‘chrétienne entre toutes, car, c'est : à Prière fili. ‘ale, Ave Maria, Pater noster — Notre Père, notre “Mère. Ah! je ne m'étonne plus de 14 force de ‘cette prière contre l'hérésie : l'hérégie ne connaît “pas l'esprit filia]." Mgr d'Hulst, 1 oct. 1871.
“‘Recourez souvent au Rosaire, La Preuve que le ‘Maître vous aime, c'est qu'il vous envoie à sa “Mère.” Id, 30 sept. 1889,
Consacrée par la présence de l'Tmmaculée Conception, la grotte de Lourdes fut Pour son Rosaire,
uragea re :
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on de 1e pemême inion, cesse comiutes, ils, d “i-bas sûr,
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une terre de résurrection. On ne se méprit pas sur le sens des visites de Marie à la voyante : oui, comme vient de le dire Mgr d'Hulst, ‘Dieu nous aimail encore puisque il nous envoyait à sa Mère." Après avoir érigé une somptueuse basilique à la gloire de l'Immaculée Conception, la piété des fidèles voulut construire au pied du rocher des miracles, une seconde église plus vaste encore que la premivre : l'église du Rosaire. Le plus beau privilège de Marie ne pouvait être célébré dignement que par 84 plus belle prière.
Cette nature bouleverste, ces régions pleines d'effroi de Massabielle où le démon exerçait jusque-là un étrange empire, vit le pied de l'Immaculée écraser encore une fois la tête du Serpent. Là où avaient retenti les blasphèmes de l'Enfer, accourront de tous les points du monde, des multitudes immenses qui la béniront comme elle n’a jamais été bénie, Et c'est au murmure du Rosaire éveillant dans les airs, des échos du Ciel, que Marie descend encore aujourd'hui dans la grotte ot y prodigue aux âmes comme aux corps, les faveurs sans nombre de son auguste et maternelle bonie.
Léon XIII, arrivé au terme de sa lumineuse et féconde carrière, et qui avait tant fait pour restaurer dans l'univers catholique, le culte du Rosaire, saluait en termes émus, dans son encxelique PARTA HU- MANO GENERL., du 7 septembre 1901, la consécration de ce nouveau sanctuaire, comme la splendide image matérielle de cet autre monument — immatéri.]
celui-là — qu'au prix de longs et patients efforts, il 1 ê ;
avait su dresser dans le cœur des vr Marie.
ais dévots à
O vous, Vierge Mère, Ô vous Mère Immaculée, Vous, blanche à travers les battements d'ailes des anges, Qui posez vos pieds sur notre terre consolée,
LE PAPE, COMMENT a-T-11, ÉTÉ OBÉI ?
À vingt-trois reprises différentes, ? Léon XIII avait élevé la voix pour montrer dans cette dévotion, la prière du particulier, la prière de la famille, la prière de la société, la prière de l'Eglise entière. I] ne se contenta pas de la recommander, il ordonna en vertu de sa suprême autorité, que chaque chrétien lui fit dans sa vie, la place d'honneur qui seule lui revient. Il est inoui, dans l'histoire de l'Eglise, qu'un ape ait jamais parlé et écrit pour une dé-
1 Voici par ordre de date, ces vingt-trois documents ponti.
ficaux :
1883, Sept. 1: Supremi. 1891, Sept. 22: Octobri. 1883, Déc. 24: Salutaris. 1892, Sept, 7: Megn:. 1884, Août 30: Superiore. 1893, Sept. 8: Lat’.iæ. 1885, Août 20: Inter. | 1894, Sept. 8: Jucunda. 1885, Déc. 22: Quod auctoritate | 1895, Sept. 5: Adjutricem. 1886, Acût 26: Post editas. | 1896, Sept. 20: Fidentem. 1886, Oct. 31: Piu volte. | 1897, Sept, 12: Augustissimæ. 1887, Sept. 11: Inter densas, | 1898, Sept. 5: Diuturni.
1887, Sept. 20: Vi à ben noto. | 1898, Oct. 2 1888, Août 5: Diuturnis.
1889, Août 15: Quamquam.
1890, Oct. 15: Dall’alto.
: Ubi primum.
| 1899, Août 29: In eâ.
| 1901, Sept. 7: Parta.
ots à
ges,
hits a.
votion, comme Léon XIII devait le faire pour le Rosaire. A-t-il été compris? A-t-il été obéi? A quoi ont àbouti ces efforts persévérants, ces accents pressants du Chef de l'Eglise, si touchants et si éloquents échos de l'apparition virginale de Lourdes? A une magnifique floraison de piété pour Marie, d’une part, tandis qu'ailleurs, — c’est luimême qui nous en fait la confidence attristée — ‘‘la semence de la divine parole, à raison de la dureté des cœurs, était piétinée et étouffée.
Elle se heurta, faut-il dire, à l'indifférence, à la légèreté, au parti pris, à la vanité, à la paresse d’esprit qu'effraye l'effort réclamé par un instant de méditation, au prurit du nouveau. Toutes ces petitesses bousculées par les appels vibrants et vigoureux, tombés de la Chaïre de Vérité, se liguèrent spontanément pour opposer au Rosaire, une résistance qui devait aller jusqu’à prendre les allures brutales de la révolte : ‘‘piétiné et étouffé"’ selon le mot de Léon XIII.