‹ Le saint Rosaire [microforme]Chapitre 39 sur 172 · LENCE, LA METHODE CATHOLI- QUE DE MEDITATION OÙ DE CONTEMPLATION · texte numérisé non relu

LENCE, LA METHODE CATHOLI- QUE DE MEDITATION OÙ DE CONTEMPLATION

Comment pourrait-il en être autrement après tout ce que nous avons dit des titres qui établissent son incontestable supériorité; supériorité que tous les

A éloges des Papes font consister avant tout dans 4l: contemplation des mystères, comme telle. Evi-

demment, toutes les oraisons sont bonnes dès lors qu'elles conduisent à Dieu ; mais, quelle est celle qui

4 peut se prévaloir, comme le Rosaire, de nous venir des mains mêmes de Marie, — inventrix et magistra 4— soit à Prouille, soit à Lourdes. Quelle est la 4méthode d'oraison qui, eh même temps qu’elle pour-

suit son but essentiel d'élever à Dicu, les âmes, re- {présente comme le Rosaire, — appelé à bon droit le

sacrement de la Vierge — toute la force d'intercession de Marie en faveur de l'Eglise Militante, et,

Apar d'innombrables indulgences, sa toute puissante

@uistricorde, dans les prisons de feu de l'Eglise Souf- #Prante? Aucune, absolument aucune. Quelle est

l1 méthode d’oraison qui porte à un si haut degré, sceau bien re-

pa —

dans la profondeur ; ravissant la piété du génie de [Léon XIIE, et charmant l'âme candide d'une humble fille des champs, Bernadette Soubirous. Aucune n’a cette ampleur, cette envergure du manteau déployé de la Vierge.

‘Si une pratique de piété — remarque le cardinal ‘‘Perraud — devait trouver grâce devant une société ‘‘passionnée pour les principes égalitaires et démo. ‘‘cratiques, c'est bien le Rosaire qui unit dans la ‘récitation des mêmes prières et la méditation des ‘mêmes mystères, le savant et l’ignorant, le riche ‘‘et le pauvre, le théologien le plus familiarisé avec ‘‘les profondeurs du dogme et la pauvre bergère in. ‘capable d’épeler ses lettres.”

Quelle est la méthode d'oraison qui ait été comme le Rosaire, endossée officiellement par l'Eglise, re. commandée à tous ses enfants, avec une splendeu de verbe, une vibrance d’accent qui laissèrent le monde sous le charme. Elle nous disait que cette fa. çon de contempler nous venant de Marie, est toutr belle comme elle, —pulcherrima—toute sainte comm elle, — sanctissima — toute bonne comme elle, — optima — toute bienfaisante comme elle, — saluber rima — toute aimable comme elle, — peraccepta —

toute lumineuse comme elle, — splendidissima — sans égale, comme elle, — prestantissima. — Voi p.12:

‘‘Ab ! si une pensée de foi nous faisait ressouveni ‘‘de cette prière, — écrit le savant Père Vermeesch ‘‘de la Société de Jésus -— nous comprendrions pour ‘‘quoi elle faisait les délices d'un S. François d:

Ho ] 3 4 génie de # ‘‘Sales et d'un S. Alphonse de Liguori ; nous serions ehumble Æ ‘‘e ceux qui ne voudraient l’'omettre pour rien au icune n’a ‘monde, et notre fidélité

nous remplirait de force | 1 déployé À ‘dans les traverses et les difficultés de la vie.’ à

Méditations, vol, 1, p. 145. Î cardinal 1

ie société et démo- ; dans la ation des , le riche risé avec rgère in-

} dont le nom vient d'être |

e telle importance au Rosaire que sainte Jeanne de Chantal disait, au procès

de sa canonisation : ‘‘I] employait une heure à cette ‘sainte pratique, car, il méditait chaque mystère, “et il était si attentif à n'y pas manquer, que les ‘affaires l'en ayant empêché pendant le jour, il por- ‘tait le chapelet autour du bras, pour se rappeler % de le dire avant de se retirer pour la nuit."

é comme À Pour ce qui est de S. Alphonse de Liguori, sa vie lise, TE À tout entière fut un long et ardent témoignage de splendeur 4 confiance au Rosaire. Il disait dans un sermon : sèrent le | “Parmi les hommages qui lui sont dus, je n’en con. > cette fa. 4 “’nais pas de plus agréable à la Mère de Dieu, que le ent toute à “Rosaire. Oh! qu'ils ont une belle es

S. François de Sales, mentionné, attribuait un

on mano

4 pérance de

Pom] ‘se sauver, ceux qui le disent tous les jours avec

Ë HE À ‘amour et persévérance.

no ’ Quelles belles et réconfortantes paroles! Et luijssima — à Même les vivait. Le Rosaire fut toujours, en effet,

Voir MSa dévotion favorite : dans sa vieillesse surtout, il i avait l'habitude de le réciter, plusieurs fois par jour. ir On le voyait du matin au soir, le chapelet à la main. 'ssouvenir M ‘ A D En tee SRE 1 >rmeesch, @-\vant de mourir, il disait au prêtre qui l’assistait : 18 Ee our. # Vous ne savez Pas que de cette dévotion, dépend | sé ,@ mon salut.’’ ançois de À

C'est ainsi que pensaient et agissaient les plus grands saints, nos modèles. Nous ne courons donc pas le risque de nous égarer, en voyant avec eux, dans le Rosaire, notre propre salut.

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