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Gabriel expose à Marie, la demande du Dieu qui désire l'avoir pour mère, et .... il attend. La Trinité, dans lx personne de son ambassadeur .... attend. Dieu a un tel respect de la liberté humaine en Marie que même pour sauver l'univers, il ne forcera pas le consentement qu'il exige d’elle.
Cette modeste jeune fille qui se troublait tout à l'heure aux paroles de l'ange, va lui répondre, — ee qui sera aussi répondre à Dieu — et cette réponse est une question: ‘Comment cela se fera-t-il""? Cette hésitation ne doit pas nous étonner, car, avant de voir Dieu dans les magnifiques promesses de l'ange, elle le regardait dans son cœur de vierge, et là, elle le trouvait plus beau encore. L'ange à rassuré Marie dans sa délicatesse virginale, et elle donne à Dieu un consentement qui la fait devenir sa Mère, alors qu'elle vient de se dire sa servante.
Chacun de nous, peut-on dire, 4 aussi son mystère de l'Annonciation dans lequel, à la place de Gabriel, Jésus-Christ lui-même, l’Ange du Grand Conseil, nous offre de devenir ses frères ct les héritiers du Ciel. Mais, si Dieu n’a pas voulu forcer l consentement de la Sainte Vierge, quand il éta't question de sauver le monde, il ne forcera certes pas le nôtre, et après nous avoir créés sans nous, îl ne NOUS SAUTCTA PAS SARS NOUS.
DEUXÈME MyYsTÈèRE JOYEUX.
La Visitation de la Très Sainte Vierge,
Demandons la grâce de ne donner que de bons ex-
emples.
Elisabeth, épouse de Zacharie, se cachait dans sa demeure, depuis six mois. Pendant ce temps, elle n'avait cessé de prier, la sainte femme, soutenue Par l'intense et religieux respect que lui inspirait son enfant — le futur saint Jean Baptiste — dont le Ciel lui avait annoncé la naissance.
C'est alors que Marie, sa cousine de Nazareth. après avoir reçu la visite de l'ange Gabriel, se met tait en marche pour visiter elle-même sa viciile parente. Riche d’un trésor qui n'était autre que Dieu lui-même avant Pris corps en elle, la Sainte Vierge ne voulait pas le carder pour elle seule.
Après un voyage de quatre ou cinq jours, elle est arrivée à la maison d'Elisabeth qu'elle salue à
l facon juive : “Que le Seigneur soit avec vous —- Dominus tecum.” — Ce souhait tout ordinaire n’est tombé des lèvres de Marie, qu'après avoir passé par son âme sainte, et la Seigneur fait aussitôt sentir sa présence, de facon admirable, à Elisabeth, et purifie, du même Coup, l'âme de son enfant.
Elisabeth reconnaît dans sa cousine, la Mère du Dieu qui vient enfin Sauver le monde. Elle ne sait comment exprimer sa joie, et prononce ces paroles qui n'ont pas cessé d'être répétées depuis lors:
“Vous êtes bénie au-dessus de toutes les femmes, “etil est béni, l'enfant dont vous êtes la mère”?
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Il en est ainsi des âmes justes où Dieu habite : ne füt-ce que dans un regard, une bonne parole, voire inême, à l'exemple de Marie, un simple bonjour.
“Partout où pas- ‘sent les saints, — disait le
Bienheureux Curé “d'Ars, — ils laissent quelque chose de Dieu.” Marie l'emportait sur Elisabeth, de toute la hauteur incommensurable de la dignité de Mère de Dieu: et cependant, c'est elle, sa supérieure, qui fait un long Voyage pour la visiter, et salue là première, Dans l'Annonciation, Marie s'était déclarée la servante du Seigneur ; dans la Visitation, «lle se fait, durant trois Mois, la servante de sa ser. rante, E‘isabeth. Ces deux mystères chés nous montrent, de fac le serrice de Dieu ——
ainsi rapproon bien saisissante, que le vrai — ne fait qu'un avec le service du prochain, et que nos vertus privées finiraient par se résoudre en pur égoïsme, si elles
n'étaient trempées dans la charité pour autrui.