‹ Le saint Rosaire [microforme]Chapitre 42 sur 172 · TROISIÈME MYSTÈRE JOYEUX · texte numérisé non relu

TROISIÈME MYSTÈRE JOYEUX

La Naissance de Notre-Scigneur.

Pemandons la grâce d'être des âme

s de bonne volonté.

Le Ciel est descendu dans l'étabie de Bethléem,

adorent dans son Corps

de chair, Celui qu'un des leurs annonçait, il y a neuf mois, à Marie de Nazareth. Lie Christ est né:

le Sauveur est enfin arrivé. Une mangeoire d'ani- !

maux a reçu ses’ petits membres nus qu'une mèr pauvre s'empresse de recouvrir de langes bien pauvres aussi, Je Dieu de toute grandeur s'est abaissé jusqu'à revêtir un corps de boue, Le Tout- Puissant qui autrefois, jetait dans l'espace, des mil-

liards et des milliards de mondes, est là sous nos !

yeux, dans la quasi impossibilité de faire un mouvement. : Le Verbe, c'est-à-dire la parole elle-même s'est condamné à ne pas proférer une seule parole.

Mais n'y aura-t-il personne pour lui prêter si voix, exprimer le sentiment qui fit battre son cœur son Sacré Cœur, en ce moment mille fois béni d:

son arrivée? Ecoutons ces chants qui viennent d'en À

haut: ‘‘Pair, sur la terre, aux âmes de bonne to lonté.”" Voilà le salut de bienvenue que l'Enfan:

Dieu adresse au monde, par l'intermédiaire des |

anges.

La paix dont il s’agit, c'est la réconciliation ave Dieu, laquelle doit avoir pour terme, l'immense bon

heur du Ciel. Cette pair nous est offerte, mais à !

une condition: la bonne volonté; la bonne volont: de nous faire la guerre à nous-mêmes, de souteni: avec courage, la lutte contre les tentations du dé

mon, contre les séductions d'un monde corrupteu

et corrompu. Nous n'irons pas nous persuader qu: notre salut pourra se faire, sans trep nous déranger,

en prenant nos aises, en jouissant le plus possible, 8 des plaisirs de la vie. Non, notre bonne volonté de- 8

il ya!

est né: vra marcher de pair, avec la bonne rolonté méme > d'ani- # de Dieu.

e mère Æ Allons done auprès de cette crèche, et adressonses bien Æ lu: du fond du cœur, cette courte prière : Mon Dieu, s'est # qui êtes descendu dans l'abime de mes misères, pour ce Tout- Æ me tendre la main et me sauver; donnez-moi, s'il les mil- # vous plait, d'être une âme vraiment courageuse, Jus nos vriinent généreuse À vous obéir et servir, Ô vous mouve- @ qui avez daigné être généreux à l'infini, pour moi. -même, À

parole. 4

ôter 8n QUATRIÈME MYSTÈRE JOYEUX.

n cœur L ; béni de À La Présentation de Notre-Scigneur au Ti mple, nt d'en M ane vo- # Demandons le respect et l'amour de la Sainte Eu- Enfani À charistie, ire des à Quarante jours après sa naissance à Bethléem, Jésus est porté par sa Mère, au Temple de Jérusa-

mn avec l'in, et présenté à Dieu, selon que l'ordonnait la se bon Loi de Moïse.

mais à à Dans l'offrande qu'il fait alors de lui-même, de volont M tout lui-même, avec ses travaux, ses années de sioutenir M lence et d'humble obtissance, jusqu'au Grand Sadu dé. M crifice qui marquera la fin de sa vie, c'est notre rupteur M salut qu'il a en vue.

ler qu | Qui va reconnaître Dieu ainsi déguisé sous les ranger, Æ Pauvres apparences dont il a voulu s’envelopper ? 5ssible. 1! Y avait alors au Temple, deux vieillards, Siméon

nté de-# Ci Anne la Prophétesse, Guidés par une attraction

surnaturelle, ils vont À lui et discernent sous les

traits de ce petit enfant, le Sauveur si longtemps désiré et attendu. Siméon prend l'adorable nou veau-né dans ses mains tremblantes, le contemple avec ravissoment, puis demande à Dieu de rappeler À son me, à lui, de fermer à la lumière du jour, ses veux sancÜfiés par la vision de la Lumière du mond cllesméme, Anne, une véntrable et chaste veu de quatre-vingt-quatre ans, veut consacrer ses der nières forces, À parler à tous, du Dieu enfant qui À vient de réjouir sa vieillesse,

Oh! les vicilles gens, quand ils voudront aussi être de saintes gens, ils verront Dieu plus facile. ment que les autres.

Nous pourrions être tentés d’envier le bonheur de À Sinéon et d'Anne, si nous ne nous rappelions qu'il nous est donné mieux que de tenir l'Enfant Jésus dans nos bras. l'Eucharistie, en effet, nous mettant à méme de posséder Dieu au plus intime de notre être, par la Sainte Communion.

Qui va découvrir Dieu sous cet autre déguisement? Ceux qui appartiennent à la famille de Si. méon et d'Anne, c'est-à-dire ceux qui fréquentent l'église, font, à leur exemple, la part voulue à la prière et à la pénitence, gardent la chasteté : toutes choses qui ont le secret de faire voir Dieu même sui la terre où, par le Sacrement de l’Autel, il a fixé sa demeure au milieu de nous, Quand, par contre, on ne sait plus reconnaître Dieu dans la Sainte Eu. charistie, n'est-ce pas parce que la prière, la mortification ct la chasteté ne sont plus là pour ouvrir, purifier les yeux de notre âme, lui faire discerner

igtemps

le nou ntemple rappeler

our, se- à

1 mondi > veuve ses der

ant qui

it aussi

facile-

heur de À

ns qu'il t Jésus nettant e notre

éguisede $i- 1entent ie à la toutes me sui fixé sa contre, te Eumortiouvrir, cerner

sous ses traits d'emprunt, le Dieu qui nous aime et Vient nous sinver

Page 1