‹ Le saint Rosaire [microforme]Chapitre 52 sur 172 · DEUXIÈME MYSTÈRE GLORIEUX · texte numérisé non relu

DEUXIÈME MYSTÈRE GLORIEUX

L'Ascension de Notre-Seigneur.

Prions pour les Ames du Purgatoire.

Quarante jours après sa résurrection, Notre-Seiuneur ayant achevé d'instruire ses apôtres ct ses disciples, les conduisit sur la montagne des Oliviers qui avait été — on se le rappelle — témoin de son agonie. Ils étaient au nombre de cent vingt. En présence de estte foule silencieuse et ravie, Jésus s'élève dans les airs, lentement, bénissant encore une fois, ceux qui étaient chargés de continuer son œuvre dans le monde, Puis, une nuée de lumière vient le dérober aux spectateurs dont les yeux persistent à fixer le point du Ciel qui a vu disparaître l» Sauveur. Deux anges interviennent alors pour les arracher à leur ravissement et à leur tristesse.

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‘Pourquoi rester ainsi à regarder en haut? — leur disent-ils, — {1 ne reviendra qu'à la fin des temps.” Sur ces paroles, tous s'en retournèrent à Jérusalem.

Voilà le récit de l'Evangile, et l'événement qui ÿ est rapporté, renferme le mystère connu sous le nom de la montée ou de l’Ascension de Notre- Seigneur. Représentons-nous cette scène des adieux du Maïtre. Autour de lui, invisibles, mais vivantes et glorieuses, les âmes des saints qu'il a délivrées de leur prison et initices aux exultantes surprises de la vision béatifique. En bas, se tiennent les Apôtres et les Disciples. Ceux-là, le repos n'est pas leur partage, mais bien le travail et la souffrance. Jésus-Christ s'élève dans les airs, repandant les bénédictions sur ses amis, et surtout sur cette mère bien-aimée que nous nous serions attendus à voir partager le triomphe de son Fils en l’accompagnant au Ciel. Mais la présence de Marie était nécessaire en ce monde, et Dieu demande à son cœur maternel, ce lourd sacrifice de la séparation.

Le Dieu de l'Ascension a d’abord voulu être — ne l’oublions pas — le Dieu de la Creche, le Dieu qui eut faim et soif, comme le dernier des hommes, le Dieu que l'on vit insulté et mis à mort avec des raffinements inouïs de cruauté. Ce qu'il a voulu pour lui, Notre-Seigneur l'exige des siens, proportion gardée. Et veut-on avoir sous les yeux, bien marquée, notre ligne de conduite, saint Paul nous là donne dans ces quelques mots qui résument tout : ‘‘Personne ne sera couronné, si auparavant, il n’a pas courageusement combattu." Nous sommes

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donc invariablement ramenés à l'idée centrale et directrice de toute vie véritablement chrétienne, le sucrifice.

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