‹ Le Saint-Siège et les Juifs: le ghetto à RomeChapitre 18 sur 67 · CONSTITUTION DE LA COMMUNALTÉ · texte numérisé non relu

CONSTITUTION DE LA COMMUNALTÉ

S adnii^i

1 dix.

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septième siècle ( pas lout, et les mallieureux: syndics méritaient bien le ■onde tf faltori », hommes de peine, que leur donnait îroDiqueineQt le peuple, car l'autorité papule lesconsidi^rait comme per^nnellement responsables de tous les méfaits commis par leurs coreligionnaii-es. Qu'un juif qu'on recherchait ait pris la fuite sans que les fattori pussent indiquer le lieu de sa retraite, on les jetait surle-champ en prison, et ceci se passait encore il n'y a guère plus de cent ans; qu'un objet eilt été dérobt' et transporté au ghetto, sans que le receleur en fût découvert, il y allait pour eux de la prison et de l'estrapade (1774) ri).

Le conseil des soixante ou des anciens était le corps législatif. Composé moitié de riches et moitié de pau- TWa, il votait la Pragmatique (3) tous les cinq ans, t^occnpait de l'organisation intérieure du ghetto, nommait les olliciers; de plus, il décernait le litre envié de rabbin et, dans certains cas graves, pouvait infliger le plus dur des châtiments, l'excommunication, aux juifs qui avaient démérité (i). Sa création remontait à l'année IdS^. où de graves dissentiments ayant éclaté parmi les Israélites romains, on eut recours, selon la

(I) Kecaeil « AtC llhistmHma ». ii" m.

(!) Recueil ■ AU' lllustrissitnti », ii" 01.

(3) VovezcLapitre suivant.

(() Voyei chapitre suivant, m fine-

coutume italienne, à un arbitre étranger: un rabbin du nom de Danzielle , célèbre pour sa sagesse, fut appelé dePise, et donna à la communauté une organisation qui subsista jusqu'à nos jours (1) .

C^ttc autonomie, laissée à la communauté, n'était* on Ta dit, que relative. Les sénateurs, puis, quand cette fonction ne fut plus qu'un titre honorifique, ]e cardinal-vicaire, gouverneur de Rome, assisté d'un lieutenant civil et d'un lieutenant criminel, ou, à son défaut, son vice-gérant (vicegerente) avaient la haâte surveillance de la juiverie et devaient sanctionner toutes les décisions du conseil des soixante. Le tribunal de Ja Rota revendiquait également certains droits de juridiction sur le ghetto (â), et le tribunal de la sainte inquisition évoquait à lui tous les procès de quelque impor-.

tance où des juifs se trouvaient mêlés, même lorsqu'ils n'intéressaient que des juifs. Les cas de simple police

étaientjugésparlePr^5Û/efi^ du quartier Saint-Ange (3).

(0 R. Archivio di Stato. Misccllanea Ebrei (1751). Le pape Clément VII approuva ceUe organisation et donna force de loi aux décisions des soixante par un bref en date du 12 décembre 1524. Grégoire XIII le confirma (10 janvier 1577).

(2) Voyez chapitres xix, xv.

(3) Bibi. Casanatense, collecl. dcdits; LrxADono; Moroni; Ghb- (iOROVius, Hicordi, p. 88.

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