‹ Le saint travail des mains (volume 2)Chapitre 113 sur 308 · LIVRE SECOND. CHAPITRE VIII I · texte numérisé non relu

LIVRE SECOND. CHAPITRE VIII I

en sûreté par la fuite, ils eurent recours à la prière, et étendant les bras, ils attendirent que Dieu fît d'eux suivant sa très sainte volonté. Les bourreaux passèrent auprès d'eux, et crurent que c'étaient des arbres, de sorte qu'ils sortirent de ce péril sans aucune incommodité.

La situation ordinaire du corps dans la prière, c'est de se prosterner à deux genoux, pour témoigner, par cet abaissement, la connaissance de sa bassesse en la présence d'une si haute majesté.

Si dans la désolation la variété de posture vous soulage, servez-vous-en sans aucun scrupule. Vous pouvez même vous promener ou vous coucher, si votre expérience vous y montre de l'avantage. Saint Ignace n'exclut aucune posture bienséante, et les histoires des Saints et les cérémonies de l'Eglise nous peuvent affermir dans cette pensée.

Tenons-nous devant Dieu dans la plus grande révérence que nous pourrons, et attendons avec patience ses libéralités. Implorons son assistance avec soupirs, avec larmes, avec gémissement, et quelquefois avec clameur, laissant échapper dans la douleur quelques paroles de notre bouche, lorsque nous sommes certains que le Ciel seul nous entend. Faisons tout ce que nous pourrons, et Dieu nous donnera plus que nous n'oserions espérer. Il souhaite plus ardemment de nous faire des largesses que nous ne désirons en recevoir.

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