‹ Le saint travail des mains (volume 2)Chapitre 17 sur 308 · XXII AVERTISSEMENT · texte numérisé non relu

XXII AVERTISSEMENT

neuse évidence. Les conclusions qu'il en déduit au nom de la logique défient toute contradiction. Sa façon de procéder est basée sur la connaissance de la nature humaine, c'est à l'homme tout entier, c'est à chacune de ses facultés qu'il fait appel pour atteindre le résultat qu'il poursuit, et tout en concentrant ses efforts sur la volonté, il ne néglige pas d'éclairer l'intelligence. Il est essentiellement pratique et c'est le bon sens qui par sa bouche formule les Règles qu'il prescrit. Il suffit d'en lire avec attention quelques pages pour reconnaître en lui un Directeur sage et expérimenté qui, sans se contenter de renseignements de seconde main, s'est mis en relation directe et en contact immédiat avec les choses dont il parle, suivant partout les Frères, accompagnant chacun d'eux dans son office, l'observant à l'œuvre, l'écoutant et l'interrogeant sur place, à l'occasion même mettant la main à la besogne avec lui et comme lui. Jamais il n'oublie qu'il a affaire à des Religieux qu'il faut arracher au terre-à-terre de leurs travaux quotidiens, et il ne perd aucune occasion de leur faire lever la tête et regarder le Ciel. Avec un à-propos merveilleux il excelle à leur faire trouver dans les détails les plus vulgaires de leurs emplois respectifs une abondante matière de contemplation et comme autant d'échelons pour s'élever incessamment à Dieu.

Quant à la forme, elle est tout ce qu'elle doit être, le style est clair, sans apprêt et non pas sans charme.

Un tel livre est destiné à produire un grand bien. Il ne saurait assurément être trop répandu et dans le passé il l'a été beaucoup ; malheureusement le temps a exercé sur lui ses ravages et fait disparaître un grand nombre de ses exemplaires. Publié d'abord en

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