‹ Le saint travail des mains (volume 2)Chapitre 205 sur 308 · I. Amour · texte numérisé non relu

I. Amour

En premier lieu, le Religieux doit avoir un amour filial envers celui qui pourvoit à toutes ses nécessités corporelles et au profit spirituel de son âme. Il n'est aucun père charnel qui ait un soin aussi grand et aussi désintéressé de ses enfants, qui ait l'œil aussi ouvert à leurs besoins temporels, qui prenne autant de peine pour leur avancement vers le ciel, qui leur donne un aussi continuel exemple de vertu, et qui soit aussi vigilant à [connaître et à corriger leurs fautes, que les prélats de la Religion. Un amour 7.1. 21

ne se paie jamais suffisamment que par un amour réciproque.

Ce serait une ingratitude intolérable, si, à la vue du fardeau qui fait gémir nos Abbés et nos Prieurs à notre occasion, nous ne leur portions aucune compassion dans leurs anxiétés, et ne leur savions aucun gré pour leurs travaux.

De plus, l'amour que nous porterons à nos Supérieurs nous sera une source inépuisable de joie. Rien n'est pesant lorsqu'il nous arrive par la main d'une personne que nous affectionnons, et de laquelle nous croyons être affectionnés.

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