II. Respect
En second lieu, les frères convers doivent du respect à ceux que Dieu leur donne pour ses lieutenants, afin de les régir et de les gouverner. On respecte les magistrats et les juges d'une ville, dans la considération qu'ils représentent la personne du roi et qu'ils en ont reçu leur puissance et leur autorité. A combien plus forte raison devez-vous avoir de la révérence pour ceux que votre Créateur et souverain Seigneur a établis à sa place, et que vous-mêmes avez choisis pour vous conduire en Paradis?
Notre Père saint Ignace, dans la vue de cette vérité, ordonne à tous ses enfants d'honorer leurs Supérieurs comme leurs pères et comme les vicaires et les lieutenants de Dieu. Ensuite, il veut qu'ils se découvrent dès qu'ils les voient et qu'ils s'approchent d'eux ; qu'ils les écoutent humblement et sans les interrompre, même lorsqu'ils les reprennent de leurs fautes, et qu'en toutes choses ils leur portent un très grand respect.
Notre frère saint Alphonse Rodriguez, coadjuteur temporel de la Compagnie, avait cette règle très profondément gravée au cœur. Il s'humiliait de telle sorte devant ses Supérieurs, qu'il se tenait toujours debout en leur présence. S'ils lui commandaient quelque chose, il se recueillait