‹ Le saint travail des mains (volume 2)Chapitre 239 sur 308 · LIVRE TROISIÈME. CHAPITRE III 38 I · texte numérisé non relu

LIVRE TROISIÈME. CHAPITRE III 38 I

Nous regardons et nous manions avec joie un beau bouton de rose, d'oeillet, ou de quelque autre fleur. Nous prisons et admirons la fleur des arbres, et à raison de leur beauté, et à raison du fruit que nous en attendons. Une petite ente de bon-chrétien est estimée et recherchée à cause de ce qu'un jour elle produira. On respecte déjà un petit aiglon et un petit lionceau comme les rois des oiseaux et des animaux.

Vous devez contempler dans ces jeunes régents et ces jeunes frères étudiants, la cléricature présente et la prêtrise future. Ils prêchent et catéchisent dans toutes les classes, dans les Congrégations, dans les hôpitaux, dans les prisons et dans les villages.

Les saints Pères ont fait grand état non seulement des prêtres, mais aussi de tous ceux qui avaient quelque ordre sacré. Saint Denis l'Aréopagite dit que l'ordre des Evêques perfectionne, que celui des prêtres illumine, que celui des diacres, des sous-diacres et des clercs purge lésâmes.

Qu'est-ce qu'un Evéque ? dit saint Ignace, le martyr. C'est l'imitateur de Jésus -Christ. Qu'est-ce que l'assemblée des prêtres ; qu'est-ce que la multitude des diacres, sinon l'imitation des vertus angéliques ?

Athalaric même, roi des Goths, avait conçu une si haute estime de la cléricature, qu'il disait, quoique hérétique, que la vie des clercs est une vie céleste.

Rendons donc aux jeunes écoliers, et surtout aux régents (avec modération néanmoins), les devoirs et les services respectueux que nous rendons aux prêtres, et que j'ai spécifiés au précédent paragraphe. Dans peu d'années nous les verrons dans cette dignité, et élevés au-dessus de nous par d'autres charges.

Aidons-nous de tous les motifs possibles pour nous humilier et pour nous tenir en dévotion ; encore la nature nous fera-t-elle assez de peine pour se soumettre absolument et sans murmure.

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