‹ Le saint travail des mains (volume 2)Chapitre 275 sur 308 · CHAPITRE VII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VII

QUELS DISCOURS DOIT EVITER LE RELIGIEUX OCCUPÉ AUX OFFICES DE MARTHE, DANS LA MAISON OU EN VILLE.

I. La langue est l'académie des vices. — II. Du murmure : r Sa nature, maux qu'il cause; 2° punition du murmurateur. — III. De la détraction : r Le Religieux est exposé à y tomber; 20 elle met son salut en danger ; 3° les Saints l'ont eue en horreur ; 4° ses remèdes. — IV. Des débats et des contentions. Maux de la colère : r Motifs de la dompter ; 2" moyens de conserver la paix.

!»|§JA langue, dit l'apôtre saint Jacques, estl'univer- Wm site de l'iniquité. Elle professe toutes les sciences

Li3.Jp^ et tous les artifices de la malice, et il n'est nul péché qui se forme dans le cœur, qui ne raisonne au môme instant sur la langue, si la raison n'y met empêchement. »

Elle est un funeste écho, qui rend la parole de l'esprit, non seulement sept fois, comme ce célèbre écho heptaphone, chez les Grecs, mais septante-sept fois. Elle est si babillarde qu'elle ennuie toutes les compagnies où elle se trouve.

Je ne m'arrêterai à cette heure qu'à trois vices, qui pourraient beaucoup nuire aux convers s'ils s'y laissaient emporter : à savoir, au murmure, à la détraction, et aux débats et contentions.

II. Le murmure est une plainte déraisonnable de ce que l'on nous contraint injustement à souffrir ce que nous avons en horreur, ou de ce qu'injustement on nous refuse ce que nous souhaitons.

1. Celui qui se laisse corrompre par cette malignité, se fait injure à lui-même, à ceux de son monastère, et à Dieu. Et pour cette raison il essuie de sévères punitions de toutes parts.

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