‹ Le saint travail des mains (volume 2)Chapitre 5 sur 308 · VIII EPITRE · texte numérisé non relu

VIII EPITRE

bres de votre sainte Communauté ; et, par' un excès de bonté, ils étendirent ce don très précieux à toute leur postérité. De sorte que tous les hommes apostoliques qui ont travaillé dans la Chine, dans le Japon, dans les Indes, dans le Brésil, le Pérou, le Canada et tout le reste du monde, parmi les Hérétiques, les Schismatiques, les Turcs et les Infidèles, ont porté avec eux cette force intérieure , qui a tellement renforcé leur courage, que les Vents, les Orages, les Pirates, les Bourreaux, les Tyrans et toute la rage des Démons n'ont pu empêcher leur %èle de s'exposer à tous les périls les plus évidents, et aux tourments les plus étonnants et les plus cruels.

L'éclat de la Vertu des Chartreux, reconnus de tout le monde pour des hommes célestes, fit d'abord rejaillir sur nos premiers Pères une splendeur si aimable et si brillante qu'elle ravit d'admiration tous les peuples, qui jugèrent que ceux-là méritaient leur amour et leur bienveillance qui étaient dans votre agrément et approbation.

II. Chacun sait que votre saint Ordre est né dans le miracle, et que Dieu, par une providence admirable et par un amour singulier envers vous, a fait sortir les Morts du plus profond et du plus ténébreux des abîmes, pour vous élever au Ciel et vous y donner une éclatante couronne de gloire.

Saint Bruno prit la vie là où ce malheureux Docteur qui déclara publiquement ses crimes et ses supplices, avait trouvé la mort ; et dans la vue de cette obscurité il se fit une étoile de la première grandeur, pour paraître sous cette figure dans une merveilleuse lumière, avec ses six Compagnons, à saint Hugues, évêque de Grenoble. Ils se logèrent près du

Page 1