Généalogie d'Anglure, dans Caumartin
2. Cette date est établie approximativement à l'aide : i° de Facte du 6 juin iSyg qu'on trouvera plus loin (pièce III), lequel constate qu'Ogier VIII n'avait pas encore l'âge obligatoire pour faire hommage à son suzerain; 2" d'une pièce du 23 juin 1384, citée par Du Chesne (voir page précédente, note i), et d'où il résulte que Jean-Saladin, frère puîné d'Ogier VTll était né en i362 au plus tard.
XLVT LE SAINT VOYAGE DE JHERUSALEM
vrier 1 879, par lequel Ogier VII se reconnaît le vassal de révêque de Térouanne, lequel, de son côté, lui promet les devoirs accoutumés ' .
Conformément aux termes de l'accord du 1 o février 1879, le fils du seigneur d'Anglure, le jeune Ogier, encore écuyer, fit hommage, le 6 juin suivant, en la cour du Parlement, à Pierre d'Orgemont, évêque de Térouanne 2. Selon la coutume, le prélat lui commanda de bailler aveu et dénombrement de son fief dans le délai de quarante jours : Ogier, il est vrai, n'avait pas encore atteint l'âge requis pour cet acte — il était, par conséquent, âgé de moins de vingt-un ans, — mais le roi lui avait accordé une dispense d'âge; Taveu fut donc, sans aucun doute, rendu en temps opportun.
A la mort de son père, survenue, on Ta dit plus haut, le 25 octobre 1 383, Ogier VIII, alors majeur et revêtu de Tordre de chevalerie, devint « monseigneur d'Anglure » ; mais il n'entra point en possession directe de la terre de ce nom, qui constituait le douaire de sa mère, Isabeau de Ghâtillon, laquelle, comme dame d'Anglure, fit hommage, le i3 juin j 384, à l'évêque de Troyes, en présence de Jean d'Anglure, chevalier, son fils puîné ^. Isabeau convola en secondes noces, dès i385, avec Simon de Sarrebruck, seigneur de Gommercy, dont le même prélat reçut également l'hommage pour la terre d'Anglure 4; mais aucun en-