‹ Le saint voyage de Jherusalem du seigneur d'AnglureChapitre 7 sur 100 · lbid.,p. 387 (n° 193) et p. S(^5 (n · texte numérisé non relu

lbid.,p. 387 (n° 193) et p. S(^5 (n

5. C'est du moins ce qu'on lit dans la généalogie d'Anglure qui fait partie de la Recherche de la noblesse de Champagne de Caumartin (Châlons, 1679, in-folio), laquelle généalogie a servi de base à tous les auteurs qui, depuis, ont parlé de la maison d'Anglure;

XXKVI LE SAINT VOYAGE DE JHERUSALEM

nay et de Vitry ^ En même temps un de ses frères, Jean, tenait du comte de Champagne les terres de Marsangis et du Mesnil, rattachées depuis au fief principal de la famille, et Anseau % son autre frère, devenait seigneur de Saint-Chéron, comme le témoignent les rôles de fiefs champenois rédigés en 1274 ^. A cette même date, Queudes, qui était passé à Ogier P'' avec les autres terres sézannaises du maréchal Guillaume, relevait directement du comte de Champagne auquel Ogier de Queudes, qu'on doit regarder évidem-

mats cette opinion est fondée soulement sur ce que, dans l'un des articles du registre des hommages faits à Thibaut V, la veuve d'Ogier III est appelée « domina Helluys de Angleura, relicta Oger i de Sancto Garauno. » (Longnon, Râles des fiefs^ p. SSg.)

I. « C'est ce que mes sires Ogiers d'Aingleure tient de fié de ma dame la reine : premièrement sa maison d'Aingleure. Item, que il a a Sonsois etquan que il a a Bestoncort. Item, homes qu'il a a Granges. Et Sauçois (lis. Sonsois) est en la chatelerie de Ronay et Betencour est en la chatelerie de Viteri ; et ses mes sires Oigiers se pooit apanser de plus , volontiers le feroit savoir. » (Fiefs de la châtellenie de Sézanne en 1274; aux Arch. Nat., J 2o5, n» 3i bis.) Si l'on compare cet article avec celui qui, dans le registre des hommages de Thibaut V, concerne Héluisd'Angleure, veuve d'Ogier de Saint-Chéron (Longnon, Rôles des fiefs, p. 3 87), on ne doutera pas que ce quatrième Ogier, inconnu jusqu'ici, ne soit le fils aîné d'Ogier III et d'Héluis.

2. Cet Anseau ou Anselet, chevalier, seigneur de Saint-Chéron en 1274, dont les biens aux environs de Ghapelaine confinaient à ceux du seigneur d'Anglure (rôle des fiefs de la châtellenie de Rosnay en 1274; aux Arch. nat., J 202, no 45) nous semble devoir être considéré comme le frère de ce dernier; cependant, il n'est peut-être pas différent d'Anseau de Saint-Chéron, vivant vers i252, et dont nous avons parlé plus haut, page précédente, note i.

3. Longnon, Rôles des fiefs du comté de Champagne^ p. 391 (n" 228); cf. p. 389 (n* 193).

OGIER d'ANGLURE

ment comme unpetit-fils du premier Ogier, en rendait hommage

Un Jean de Saint-Chéron, peut-être le frère d'Ogier IV auquel étaient échues à la mort d'Ogier III les terres de Marsangis et du Mesnil, lui succéda après 1288 2 dans la terre d'Anglure. Il mourut, dit-on, vers Tan i3oi , laissant, entre autres enfants, Ogier V, seigneur d'Anglure, et Jean dit Saladin, seigneur de Changy en Perthois ^.

Ogier V, qui adhéra, en novembre 1 3 14, à la ligue des nobles de Champagne contre les entreprises du roi Louis Hutin 4^, acquit par son mariage avec Béatrix d'Essey ^ plusieurs domaines lorrains, et c'est à ce titre évidemment qu'il assista en 1 322 à l'hommage

1. Fiefs de la châtellenie de Sézanne en 1274 (Archives nationales,! 2o5, no 3i bisj. Cet Ogier de Queudes n'est peut-être pas différent d'Ogier des Bordes, chevalier, seigneur de Queudes, déjà mentionné dans les rôles de fiefs dressés vers 1262 (Longnon, Rôles des fiefs du comté de Champagne^ n» 1022). Il était, selon toute vraisemblance, fils d'Eblon et de Héluis, fille d'Ogier I".

2. « Mess. Ogiers d'Angleure » vécut au moins jusqu'en 1288; cela résulte de certain passage d'un compte du domaine de Champagne pour six mois de cette année, conservé à la Bibliothèque nationale, tome 487 des Mélanges de Clairambault.

3. Généalogie de la maison d'Anglure, dans Caumartin.— Jean- Saladin, seigneur de Changy, est le premier membre de la famille d'Anglure que l'on trouve affublé du nom de Saladin. Il n'est pas différent, sans doute, de Saladin d'Anglure, bailli de Troyes en i3i7 (Vallet de Viriville, Archives historiques de VAube, p. 385).

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