‹ Le saint voyage de Jherusalem du seigneur d'AnglureChapitre 6 sur 100 · XXXV · texte numérisé non relu

XXXV

indiquant ainsi assez clairement que ce second Ogier survécut à son père et lui succéda dans la seigneurie dont il portait le nom.

Ogier II fut père d'un troisième Ogier * que les textes désignent indifféremment sous le surnom de Saint-Chéron ou sous celui d'Anglure 2, sans doute parce qu'une maison-forte ayant été construite à Anglure, — vraisemblablement par Ogier P*", — cet ancien domaine du maréchal Guillaume, mieux situé et plus important que Saint-Chéron, devint dès lors le fief dominant de la famille. Ogier III, qui vivait encore en 1262 ^, mourut peu d'années après, laissant plusieurs enfants sous la tutelle de leur mère Héluis que les généalogistes ont considérée jusqu'ici, bien à tort, comme Phéritière de la terre d'Anglure qu'elle aurait apportée dans la maison de Saint-Chéron 5.

Ogier IV, l'aîné sans doute des fils d'Ogier III et d'Héluis, eut en partage la seigneurie d'Anglure, ainsi que diverses possessions dans les châtellenies de Ros-

1. Et sans doute de « messîre Guillaume de Saint-Chéron » et d'Anseau, son frère, cités l'un et l'autre dans le rôle des fiefs de Vitry, rédigé vers i252 (Longnon, Rôles des fiefs du comté de Champagne, n" 1289).

2 . Il est appelé de Engleure ou de Angleurre dans un document de 12 52 (Longnon, Rôles des fiefs, n"* 1066 et 1070) et de Sancio Caraiino dans le registre des hommages faits à Thibaut V (Ibid.y page 389, n» irjS).

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