Crote, 160, pour croist, 3'=ps
sg. ind. de croistre , « croître ». — Sur la désin. voy -e final.
Cuisses (M : eusses) , 232 , en parlant d'un arbre, « fourchon ».
Cuxeniere, i65^ «cuisinière»; le sens exact est « qui fait le service de la table ».
Damoiselle ( Tabita la ) des Apostres, 44. Traduction du passage des Actes des Apôtres, IX, 36 : quœdam discipula nomine Tabitha. — Le ms. 3/ a maintenu la forme du régime propre aux noms féminins : Tabitain, lai domiselle des Apostre.
Dant, dent, du genre masc. : un de ses gros dans, j, ij; un de ses dens, 9; icellui dent, 17, tous les dens, 19. Cependant au fém. icelle dent, 17.
Destorbe, 355^ contre-temps, empêchement.
Destriere, 341, nom d'un vaisseau des Vénitiens.
Di, prép., « de », 322 bis.
Doingereus, B 5, délicat.
Domiselle, répond à damoiselle.
— Patois : damejalle, dieumehole.
LE SAÎNT VOYAGE DE JHERUSALEiM
DouBTE, « doute », crainte, est du genre fém. 23o, 282, 234.
Druchement-s, 78, 86, druge-
MENT-S, 233, 249, 257; t7'UC-
qemant, 86 , truchemant, 233, 2 35 bis y « truchement, drogman ». L'ital. turcimanno (voy. la note 2 de la p. 65) donne l'étymologie du mot.
- e final atone est supprimé par M d'une façon systématique : manier, 160, loi, 277, 289; experiens, i(^3; rivier, 248, 277; quairur, 249; re~ pi-esant, 270; jonchier, 277; costier, 289: 7neir, 293; cest (adj. fém.), 33i, 332, B 70. — Cette apocope n'est pas un fait particulier a notre texte ; elle est, au contraire, de règle dans tous les documents messins du XV' siècle, et se présente en rime : matier, oblygier, B 53 ; (voy. les variantes aux couplets i3, 22, 33 de notre édition de la Guerre de Met^,) Tous ces mots sont, en français, de désinence féminine, et l'apocope de Ve témoigne de la sonorité de la consonne précédente. Le même fait de prononciation est attesté a coyitrario dans les mots à désinence masculine, c'est-à-dire par la paragoge de la même voyelle e : psaltiere, 98 ; diste, « dit », 125; airque, 160; crote y a croît », 160; et plusieurs autres.
Empée (croix), 297, hampée.
Empererixe, 2g3, forme plus explicite de ayupe}'ise{v. cm.).
EscoRGÉEs, Escourgées , 344, corgies y p. n8, li^ne 4, fouet à plusieurs lanières de cuir, à l'usage des Flagellants.
— Patois bourguignon, côrgie.
[EsMATiR],fienter, en parlant des oiseaux. Ind. 3* ps. pl. esmatissent, 212.
Et, not. dialectale de laprép. ai, voy. A 2.
Faissel (pl. faisseaulxjyfaissoil, faisoil, faisait, 174 « kafieh » ou mouchoir dont se coiffent les Orientaux. — La relation italienne dit simplement le bende, ce qui répond de plus près à l'expression toille, t.ouaîle, touaille, de notre texte (v. c m.). — Pour la lettre, faissoil reproduit Tital.
fa^^uolo (Viaggio, p. 28).
Fienne, 276, et par corruption feme, l'j'j; voy. la note i de la page 76.
Figuien,Jîguies,figms, 232, diverses notations phonétiques
de FIGUIER,
Fonde, i 7, anc. forme de « fronde ».
Fo«i/g-o, FoNDiQUE, 285,287, caravansérail, bureau dédouane.
Frenestre pour « fenestre », 91, 126, i5o, baie, ouverture en général, le plus souvent grillagée; soupirail de grotte. — Pierres a frenestres par dessus, P 168, est commenté par M : îarmiéj.
Freste, 233, (c faîte » : toit de maison plat dessus sans /restes, construit en terrasse. — Cet exemple de freste, répondant au ^prov. fresta et au romand/re^e, comble une lacune dans la succession des formes
GLOSSAIRE
étymologiques de « faîte », étudiées par M. G. Paris, dans la Romania, I, 96 et ss. — La forme moins congruente frestre , révoquée en doute par M. Paris (p. 100, note 2), est assurée par le participe frestré, 332 : coffre frestvé de fin ci'isiail, dont la partie supérieure (en forme de faîte) est en cristal, permettant ainsi de voir l'intérieur de la châsse.
Gairnisson, 25o, «garnison»;
mettre a gairnisson , en
magasin. Il s'agit des Pyramides considérées comme des greniers à blé, et dites pour cela les greniers Pharaon,
Genevois-x, 21, 278, 285, 290, 326, « Génois », habitants, négociants, ou partisans de Gênes.
Giet, 277, reproduit gkt, passim, « jet », la portée d'un trait.
Giete, 1^1 ^ répond à giste, passim, le u gîte » pour la nuit, la couchée.
Gnuie^, i5g, mot altéré par le copiste et dont le sens nous échappe. Le contexte demanderait « caché, retiré », pour répondre à hermite de P. L'original portait probablement giecte:{.
Gravain, grevain, 3 1 2, de mauvaise qualité, nuisible à la santé (en parlant d'un aliment).
Grecz, i34, iSq, 246; autres formes : gregois, 32o; gris, 122, 169. — M: greique, 122, 170, greque, 3io, greq:^^ 324, grijoiSj 169, « grecs », de la
confession grecque, a l'usaige greique (M). Ce m s. remplace quelquefois la qualification de crestiens de la saincture par celle de crestiens greique^
Gripporie, 341, « griperie », brigantin, nom d'un vaisseau des Vénitiens.
Guerbe p. 120, ligne 27, répond à CRAicHE, (M : croiche), 139. — Guerbe, garbe est une métathèse pour grèbe, grepe, italien greppia, patois de Metz crap\ au sensde « mangeoire».
C'est donc un doublet de « crèche ».
HaBERGE, 175, HAUBERGE, l55, 160, I03, 227, 233, HERBERGE,
233, toujours du genre masc.
dans P, tandis que haiberge, haberge, 160, 227 de M, est du genre fém. — Dér. : harberger, hauberger, i55, 160,
Hayneux (M : ennoieulx), 249, difficile, pénible (en parlant d'un chemin, d'une montagne à gravir).
Herde, 3ig, bétail, troupeau de bêtes domestiques. Patois actuel : haite. — Le mot harde est resté avec le sens de « troupe de bêtes fauves ». — Dér. herdey, 319, « pâtre, bouvier »; à Metz, haitier, haitî.
Hermins, iio, i34, « Arméniens ».
lawe, Voy. Yauwe.