‹ Le Salaire des FemmesChapitre 11 sur 39 · RICARDO · texte numérisé non relu

RICARDO

« Quand on aborde la question du salaire, écrit M. Villey, il faut tout d’abord faire une distinction fondamentale entre le salaire nominal et le salaire réel. Le salaire nominal c’est le salaire exprimé en argent, en monnaie. C’est un élément sans doute indispensable, mais qui pourtant ne nous donne qu'une notion très imparfaite de la situation des ouvriers. La monnaie n’est qu’un instrument d'échange et le sort de l’ouvrier dépendra évidemment de la puissance d'achat de cet instrument c'est-à-dire du prix des différentes choses que l’ouvrier consomme. C’est le rapport entrele salaire nominal et le prix des choses nécessaires à la vie

qui peut nous renseigner exactement sur l'état et le degré de bien-être des ouvriers ; en sorte que toute enquête sur la situation des salaires doit, à peine d’être destituée de- toute valeur pratique, porter à la fois sur ces deux éléments (1). »

Mais ce rapprochement n’a de valeur scientifique qu’autant que la répartition du salaire nominal a été préalablement faite sur la durée du temps à laquelle il doit être appliqué pour subvenir aux besoins du travailleur. Par exemple un ouvrier qui gagne 4 francs par jour et qui travaille six jours dans une semaine ne pourrait dire que son salaire nominal est effectivement et intégralement de + francs pour un jour. Il lui faut vivre, en effet, pendant 7 jours et la somme qu'il a à dépenser est de 3 fr. 42 seulement.

On ne saurait trop faire cette remarque dans une étude du salaire féminin. Plus que l’ouvrier, l’ouvrière supporte des arrêts dans ses travaux, ils sont suspendus parfois pendant de longues périodes et ces interruptions modifient complètement les idées qu’on aurait pu se faire en considérant un salaire payé en temps normal.

L'organisation de la grande industrie, telle qu'elle existe, a eu, en plus des avantages que nous lui avons reconnus, celui d’atténuer les chômages dont la petite industrie souffre cruellement. Pour en avoir une preuve, a contrario, immédiate il n’y a qu’à remarquer que dans certaines branches de la grande industrie, dans la bonneterie par

(1) Edmond Villey, Principes d'économie politique, Livre II Chapitre IV.

exemple, où les industriels ont divisé leurs usines en ateliers d'entrepreneurs, le chômage se fait sentir plus fortement que dans l’industrie agglomérée et à grand machinisme. Cette différence vient de ce que l’arrêt du travail dans la grande industrie agglomérée a des conséquences considérables qu'il n’a pas dans l’industrie en atelier. Dans la première, les frais généraux courent toujours, et ce ne sera pas parce que les métiers ne marcheront pas pendant un ou deux mois, que les frais d’amortissement diminueront d’un ou de deux douzièmes dans l’année. Le chômage n’est pas une économie et il faut un cas de force majeure ou la ruine pour qu'un patron se résolve à fermer sa maison. Dans beaucoup d'industries, la diminution des affaires n’est qu'accidentelle. Elle est parfois saisonnière, le patron cherchera alors à l’atténuer. Il préfèrera travailler à bénéfices réduits, presque nuls, nuls peut-être, plutôt que de ne pastravailler du tout. Le plus souvent il met en réserves des produits fabriqués ainsi à l'avance en attendant la reprise des affaires.

Le perfectionnement du machinisme a évidemment pour résultat de tendre à occasionner une surproduction ou tout au moins une production si considérable qu’on soit dans la nécessité de la modérer. Et puis les brusques changements de prix des matières premières amènent à certaines époques des accalmies. C’est ce que nous expliquait un fabricant de tissus. « Autrefois, nous disait-il, on produisait l'été, on emmagasinait et l’on vendait

l'hiver, ou on fabriquait l’hiver des tissus pour

l'été. Il n’y avait pas d’à-coups. Aujourd’hui coton, lin, soie, jute, chanvre subissent en quelques mois des différences de prix colossales. Prenez l'exemple du coton brut. Supposez qu’il vaille 100 francs et que l'industriel prévoie des cours de 40 ou 50 francs à quelques mois de là, que peut-il faire jusqu’à ce que les spéculateurs laissent le calme au marché et lui permettent de faire ses achats, afin de reprendre le travail à plein collier ? Il se ruinerait d’un seul coup, si pour fabriquer sans relâche, :il achetait sans réflexion et vendait ses produits manufacturés moins cher que ne lui auraient couté les matières premières ».

Malgré ces difficultés, il est rare que la grande industrie recoure à un chomage complet. Elle ne peut pas éteindre ses fourneaux ni arrêter ses machines. Elle est obligée de conserver son personnel au complet. L'’industriel, plutôt que de renvoyer des ouvriers diminueles heures detravail, ou encore ouvriers et ouvrières se divisent en équipes qui, à tour de rôle, ne travaillent pas pendant un ou deux jours par semaine. Donc même aux périodes difficiles la grande industrie ne laisse pas les travailleurs sans travail. Bref, la grande industrie est doublement favorable à la femme, elle lui assure un assez bon salaire et elle lui assure ce salaire régulièrement.

Loin de se défendre contre le chômage, la petite industrie s'y prête au contraire. Elle peut sans peine se plier aux besoins de la production et l’augmenter et la réduire. Le patron ne se gênera pas pour dire à ses entrepreneurs qu’il n’a plus

d'ouvrage à leur donner. Le chômage commence, les frais généraux cessent immédiatement. Le rouage intermédiaire arrêté, tous les autres ne se remettront en mouvementqu'’aveclui et lesouvriers et les ouvrières se trouvent sans travail.

La fabrication opérée sous le régime de la petite industrie est d’ailleurs éminemment saisonnière. Dire qu’il y a une saison dans une industrie, c’est dire aussi qu'il y a une morte-saison. A la période de vie, d’activité et de gain succède la période de chômage. Pas de travail, pas de pain. Quelquefois la seconde est plus longue que la première. Les petits ateliers où se fabriquent les articles de Paris travaillent à l'approche des fêtes, Noël, le premier de l’An, Pâques... c’est-à-dire de 4ùà 6 mois par an. Pendant 6 mois, pendant 8 mois, ils chôment. Les blanchisseuses de ville chôment pendant les vacances. Les plumassières ont 6 mois de travail, les fleuristes aussi. Les ouvrières du métal ont un chômage indéterminé et une ouvrière qui travaille à l’orfèvrerie Christofle nous écrit : «Que c’est à peu près la seule maison de ce genre où il n’y ait pas de morte-saison ». On ne saurait dire le nombre des petits ateliers qui occupent quelques ouvrières à toutes sortes d’emplois pendant trois ou quatre mois et sont fermés ensuite. Un petit atelier employait, à notre connaissance, cette année à Paris, une vingtaine de jeunes filles à la fabrication de formes de chapeaux en crin. Elles faisaient d’assez bonnes journées — en veillant jusqu'à dix heures du soir, elles achevaient deux formes payées 2 francs pièce. — Ce

bon temps a duré quatre mois et les pauvres filles ont dù aller chercher leur gagne-pain ailleurs...

Ce sont là des exemples pris au hasard, mais attachons-nous à l’industrie la plus importante: l’aiguille.

La morte-saison dans l’industrie de l'aiguille est double ou pour parler clairement l'aiguille a deux saisons et deux mortes-saisons. Au total le chômage dure de 3 à 4 mois au moins. Suivant qu'il s’agit de l’industrie de la couture, de la mode ou de la confection, il est compris entre le 15 juin

et le 31 août — c’est la morte-saison d’été — et entre le 15 décembre et le 31 mars — c’est la mortesaison d'hiver. — Un chômage d’un tiers d’année

est déjà long et cependant, certaines années, il est plus long encore si la saison a été mauvaise, ou si l’ouvrière n’est pas très adroite et que la maison qui l’emploie ne tient pas à se l’attacher.

Onacoutume de classerles ouvrières en trois catégories : 1° Les ouvrières du noyau qui travaillent depuis plusieurs années chez le même patron, forment « l'état-major de la maison ». Pendant quelques mois d'été les journées leur sont réduites de quelques heures. Elles sontoccupées 260 à 300 jours par an; 2° Les ouvrières supplémentaires composent le gros de l'effectif pendant la saison et changent souvent d'atelier aux périodes de chômage. Elles travaillent environ 200 jours par an ; 3° Enfin les extras sont les ouvrières de renfort qu’on embauche en cas de presse. Elles trouvent des emplois pendant 2 ou 3 ou 4 mois.

Heureusement la morte-saison reçoit des cor-

rectifs. Les six mois de chômage des fleuristes, par exemple, commencent en même temps que les six mois de saison des plumassières et vice-versa. Grâce à cette coïncidence, presque toutes les ouvrières d’un métier passent sans grande interruption dans l’autre et la fleuriste-plumassière ne reste pas longtemps sans travail. De même la morte-saison de la couture ne se produit pas exactement en même temps que le chômage dans la confection, de telle sorte que les couturières vont offrir leurs services aux confectionneurs quand le travail manque dans la couture.

Il est fâcheux que cette atténuation à la mortesaison, que M. Paul Leroy-Beaulieu appelle «une énergique réaction contre ce mal redoutable », trouve plus rarement qu’il y a quelques années à se produire. Actuellement « par le fait même que la décroissance du travail à la série diminue les stocks entassés d'avance, l’époque de presse se trouve reculée et se rapproche de la période des coups de feu de la mesure. Les chômages, qui semblaient devoir être comblés, secreusent pour ainsi dire et s’élargissent. C’est un des côtés dangereux de la nouvelle coutume (1). »

Mais le domaine de l’industrie de l'aiguille est vaste. Les ouvrières ingénieuses et qui préfèrent gagner un petit salaire que de ne rien gagner du tout trouvent à s’employer à la journée chez des particuliers ou à faire quelques travaux à domicile.

Il n’en reste pas moins établi que la morte-

(1) Office du Travail. La petite industrie, tome II p. 216. Voir Cotelle, Le Sweating-system, p. 666 et suiv,

saison malgré quelques palliatifs s’abat durement sur un grand nombre d’ouvrières. M. du Maroussem détermine «ce qu’on pourrait appeler le coefficient de réduction du salaire journalier apparent qui permet d'arriver au salaire réel. » Il arrive aux chiffres suivants que nous adoptons sans restriction.

Les ouvrières du noyau dans les grands ateliers, payées 5 francs se font au maximum 1,300 à 1,400 francs par an.

Les ouvrières à 3 francs se font 780 à 840 francs.

Les ouvrières intermédiaires dont les journées sont de 4 fr. 50 ont comme recettes annuelles 900 à 1,025 francs. Pour celles dont les journées sont à 3 francs les chiffres se réduisent à600 et 699 francs.

Pour les bonnes ouvrières, le vrai salaire quotidien est donc de 3 fr. 50 à 3 fr. 70 si elles sont payées 5 francs ; de 2 fr. 10 à 2 fr. 20 si elles sont payées 3 francs. Il est de 2 fr. 50 à 2 fr. 80 pour les ouvrières moyennes si elles gagnent 4 fr. 50 et de 1 fr. 62 à 1 fr. &5 si elles gagnent 3 francs.

Le salaire réel des ouvrières extras descend à 1 fr. 29 ou 1 fr. 72 et moins, mais il faut tenir compte que ces chiffres sont relevés par d’autres recettes. Nous ne parlons là, il est vrai, que des ouvrières à 3,4 et 5 francs. Quand il s’agit des ouvrières de province -- ouvrières de couture et autres — qui gagnent 0 fr. 75, 1 franc ou 1 fr. 25 par jour, le budget annuel des recettes atteint 150, 200 et 300 francs. Il faut que l’ouvrière gagne un des plus hauts salaires et soit employée couramment pour arriver à 400, 500 ou 600 francs.

Tout le problème tient dans une seule question: «Les salaires des ouvrières sont-ils suffisants ? » La majorité des femmes qui travaillent n’y réfléchissent même pas. Elles vivent en famille. Le salaire de l’homme, du chef de la communauté couvre les dépenses ordinaires. Que la femme gagne plus ou moins la famille vivra. Fait-on remarquer que ce gain est bien faible, invariablement on répondra : « Si peu que ce soit, c’est toujours çà ! »

Mais toutes les femmes, toutes les jeunes filles qui vivent seules et qui n'ont que çà pour vivre, comment vivent-elles ? Nous le saurons quand nous saurons combien il leur faut pour vivre.

Quel est donc le salaire nécessaire ?

Dans les remarquables ouvrages que nous avons cités à plusieurs reprises, nous avons relevé le total des budgets des dépenses de onze ouvrières, sans faire entrer en ligne de compte ceux qui étaient grevés d’une charge exceptionnelle (1). Nous avons trouvé 8.750 francs, ce qui fait pour chaque ouvrière, une moyenne de 795 francs. Evaluer à 795 francs l’ensemble des dé-

(1) Voici les différents totaux de ces budgets qu'on trouvera détaillés avec un soin minutieux par les scrupuleux auteurs qui les ont cités.

Mne Froment (Ouvrières parisiennes) 756 fr.

Bonnevay (Les ouvrières lyonnaises) 918 45 ; 707 90 439 90 Ch. Benoist {Les ouvrières de l'aiguille) 1125 25 862 »

C'e d'Haussonville /Salaires el misères de femmes) 972 »

Total 8750 00

penses, de toutes les dépenses d’une ouvrière qui doit se loger, se nourrir, se vêtir pendant 365 jours, est-ce se montrer trop exigeant ? Que dans le total de ces budgets, on ne fasse pas entrer ceux qui dépassent 1.000 francs, l’ensemble des recettes annuelles pour neuf ouvrières est alors de 6.418 francs 75, le budget moyen annuel de chacune d’elles est réduit à 713 fr. 19. Le coût de la vie pour un jour est donc de 2 fr. 17 avec notre premier chiffre et de 1 fr. 95 au minimum.

Mais, hélas ! Il n’y a que les bonnes, les très bonnes ouvrières qui gagnent ce salaire moyen dans les industries où l’on chôme. Celles qui peu vent faire des économies pendant la saison, les «mangent » et s’endettent quand arrive la morte. M. l'abbé du Lac rapporte cette réponse d’unecouturière parisienne de20ans, à propos de ses ressources et de ses dépenses. Elle gagne4 francs par jour, soit, dimanche non compris, 96 francs par mois. Elle dépense, nourriture 60 francs par mois, loyer d’une chambre 9 francs, blanchissage et entretien, frais de toillette 12 francs, soit dépenses par mois 81 francs, bénéfices 15 francs. En multipliant cette économie par 8 mois de travail, on obtient 120 fr. Mais les dépenses restent à 81 francs pendant les 4 mois de morte-saison, et le total loin d’être couvert par les économies, laisse un déficit de 204 francs « sans avoir été malade, et après s'être privée de tout, lectures, promenades, théâtres. » Il y en a pourtant qui se contentent de moins et qui avec les 972 fr. de la petite couturière se croiraient riches !

M. Bonnevay a dressé le budget d’une lingère

boutonniériste, abandonnée par son mari et ayant un enfant de dix-huit mois.

Location ANNUELLEMENT 8 fr. par mois, une pièce à un 4° étage 96 »

Nourriture IS DAT IOUT Nan ses = » 10 RARE ER PEN Nu AR DO) ÉOMIMESTENES ne ete » 05 DAFUiDeS ODoudiN 28. » 10 RAD CIS RE ROSE PE CE » 10 Légumes et graisse p' la soupe » 15 » 70 255 50 Eclairage

Pétrole à 0 fr. 35, deux litres par semaine à cause du

FLAN SOIT AE RU 36 40 Chauffage A raison de 1 fr. par semaine 52 »

(Dépense moyenne d'été et d'hiver) TOCAE-R2t. -1 439790 A la vérité les ressources de cette pauvresse ne lui suffisaient pas. Son travail ne lui procurait que 250 francs. Avec l’aide de la charité, elle vivait donc, elle et son bébé, moyennant 24 sous par jour. Il faut avoir fait ces calculs, il faut être entré dans le détail de la vie de ces femmes isolées pour voir tout ce qu’elles ont de tragique et de douloureux. « J’allai un soir, me disait une dame, chez une ouvrière en lingerie à l’heure où les autres dinent..……. Elle dinait effectivement, installée sur le coin de sa machine à coudre; elle mangeait du pain et un artichaut. C'était son unique plat. » Un bienveillant Harpagon aurait pu aimablement lui faire remarquer que s’il ne faut pas vivre pour manger, il est du moins sage de « manger pour

« Mais, il faut en avoir le

vivre ». Elle aurait pu lui répondre :

monsieur, pour manger moyen » (1).

(1) Voici, à titre d’élément d'appréciation, un extrait du tableau présenté à l'exposition de la tuberculose par M. Laudouzy, à la suite d’une enquête faite sur un certain nombre

de malades venus à la consultation de l'hôpital Laënnec :

OUVRIÈRES PARISIENNES ET EMPLOYÉES (Gouturières, modistes, midinettes, employées d'administration, etc.\

EXEMPLE D’ALIMENTATION DÉFECTUEUSE D'une ouvrière ou employée de cette catégorie (L.C..., 16ans1/2, plumassière).

Pas de repas avant le travail.

HEURES DES REPAS| Pain | Viande | Soupe | Légumes] Crudités | Suere | Boissons alcooïiques 12 heures matin|125 g.|35gr.| » 80 gr.| 15 gr. » 1/8 1. vin rouge (radis ou! corsichons ; salade) | vinaigre k 8 heures soir 125 g. 35gr.| » » » » 1/8 1. vin rouge TOTAUXx. 250 g.|70 gr » 80 gr.| 15 gr. » 1/4 1. vin rouge 1,400 CALORIES POUR 0.80 FAUTES L'ALIMENTATION JOURNA- EXEMPLE D'UN MENU CONTRE L'HYGIÈNE : Patinenta tonton ALIMENTAIRE LIÈRE DOIT FOURNIR [pour l'alin entation jo commises généralement|à une ouvrière (de taille| nalière (à Paris) salubre ar ces ouvrièr PAIE rs ; à à P nn due es moyenne et pesant 55| CL économique d'une où ai : SR .| vrière de cette catégorie :

PAS DE REPAS AVANT LE kgs) COPA % TRAVAIL DU MATIN une de cesprofessions| ALIMENTS POIDS PRIX OU REPAS NÉGLIGE actives : Pain. 370 0.13 Aliments peu |Viande. 425 0.25 MANGENT ) nourrissants |38 CALORIES par kil. de Légumes fraix 200 0.05 TROP DE ou de : 9 Pommes de terre 300; à oids, soit 2,090 CALORIES 4 5 condiments RE À ou Légumes secs 80! 0-05 (Salades, radis, vinai-| Les mets divers compo-| Sucre . 40 0.03 grettes, cornichons, cru-|sant cette ration doivent Lait. 250 0.07 dités, fruits de mauvaise! contenir :

Pne ù Beurre . . 7 3020:09 Re Ri 45 0.01 ' ne ë 12 AT ; NE MANGENT ( Tout en|Hydrate de carbone 338 Fruits 100 0.05 PAS ASSEZ DE ! général |Graisses A1 y: ë ; ; PNR 5 Vin. 1/31. 0.14 , viande, fécu- Alb ; 69 lents, pâtes, soupe, mets| ?UMInES : Caie. . 1 tasse 0.08 sucrés.) Alcool. 27, Ce menu coûte. 0.95

———— Le prix du menu est calculé, les aliments achetés et

préparés chez l’ouvrier ; ces mêmes menus pris chez le

restaurateur doivent être majorés de 30 0/0 environ.

Le Cosmos, 18

novembre 1905, p. 576 et 577.

M. Charles Benoist transcrit le budget d’une petite-main en confections :

Recettes Chapitre unique, 1 fr. 25 par jour.

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