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rigiion et Court.— M. Hippolvte FUndrin.— I^ peinture et la musique. — Le son et la couleur. — La mesure et le dessiu. — 1^ ligne du proGl. — L'inCni et le microscope. — M. Ingres et M. Amaury Duval.— Un faux nez.
— MM. J.-B. Guignet, Decaisne, elç. — Portrait de Thorwaldsen. — M. Navez, directeur du Musée de Bruxelles.
— Van Eyck et Hemling. — Deux portraits de Rubens.
— Gloire et génie de l*ancienne Flandre. — M. EIzidor Naigeon. — l/Alceste de Molière. — La dynastie des conservateurs du Luxembourg.
VIII. Pbombfca DE. — Uniformité de racole impériale. — indépendance de PÉcole actuelle. — Les tableaux religieux et le jury.— M. Appert. — Quand saint Joseph est-il inortr— Le Christ de M. Boissard.— MM.Comairas,Tabar, Laemlein, etc. — La Madeleine, de M. Henri Delaborde.
— La sainte Catherine, de M. Gendron. — Après la mort. —Le Sixte-Quint de M. Rudolp Lehmana.— MM. Wachsmuth, Devéria, Hesse, Granet, Lassale-Bordes, Barrias, etc. —M. Schœft, de Venise. — M. Heim et M. Biard.
— M. Philippe Rousseau. — M. Stevens, de Bruxelles. — MM. Elmerick, Millet, Arago, etc.
IX. Les petits tableaux de gexbe.— >La Vieille Cuismière, de M. Dyckmans, d'Anvers. — Mieris et Gérard Dow.— Mœurs hollandaises. — Pecter de Hoog, Terburg et Metzu. — Les petiU peintres français. — M. Meissonnier.
— Van derHeIst et Salvator. — Titien, Van Dyck et Rembrandt. —Un faux Denner. — MM. Steinhell, Fauvelet et Chavet. — Madame Cave. — Véronèse et Watteau.
— M.Giiillemin et le Baptême. — M. PenguilIv-rHaridon.
— Montfaucon et Joseph de Maistre. — MM. Augusia Delacroix, Couder, Lalaisse, Bellangé, Garnerey, Fortin.
— Les femmes au Salon.— Les enfants et les vieillards. — Résumé du Salon de 18i7. — La critique et le public. —
— Monotonie de la presse. — L'art pour Part et Part nour l'homme. — Après 1830. — Platon et Léonidas. — L honcKBopathie et Téther.— Le canard de Vaucanson.
X. Dessins, pastels, aquarelles, min iatubes, titraux ; ^* gravure; — architecture. — Pansell nos et Técole bvzanline. — Portraits du Christ «t de la Vierge. — Les philosophes païens. — Immobilité de Tart en Orient. — Les dessins de M. Papety, diaprés Panselinos. — M. Vidal et ses trois belles hlles. — Péché mignon. — MM. Watlier, Schlesinger, Verdier, Borione, elc. — MM. Fiers, Grenier, Mansson et Lcdoux. — M"-* de Alirbclet M. de
Pommayrac. — MM. Hauder, Gonssolin el Bourrières. — Les vitraux de la manufactnre de Sèvres. — MM. Martinet et Saint-Eve. — Le portrait de M. Lamennais. — MM. Marvy, Masson, I^roy et Toudooze. — Trois dessins de M. Meissonnier. — Eludes pour la réunion du Louvre aux Tuileries.
XI. Les ARTISTES BEFUs#.s PAR LE JURT. — MM. Chassériau, Gigoux et Maindron. — M. Heim et M. Lebœuf- Nanteuil; de rinstiiut. — Le baptême des artistes. — MM. Couture et Clesinger au gibet. — Le quartier des Juifs, à Gonstantine. — Le Jour du Sabbat. — Beauté des Juifs d*Orient. — Homère et la Bible. — • M. Ingres et M. Delacroix. — Procédés des maîtres véniliens et espagnols. — Le Charlemagne de M. Gigoux. — L^ Attila de M. Maindron.-^ Ruine, meurtre, suicide. — MM. Brun, Camille Fontallard, Haffncr. — M. Heim et ses chefsd'œuvre. — Nécessité d^une association des artistes.
XII. ScuLPTCDB. — M. Clesinger. — Femme piquée par un serpent. — Le Paradis terrestre. — Eve et Vénus. — Les niarbres grecs. — Le Sjerpent et le Jury, r- Jean Goujon, Sarrazin et Puget. — Le naturalisme dans les arts. — Le Murât de la statuaire. — Aspasie et Ninon.— MM. David. Barye et Pradier. — Il y a une statue dans tout bloc de marbre. — Michel-Ange et ses deux Esclaves. — Le Poète amoureux d^une statue. — MM. Nanteuil etKamey.
— Groupes et bustes. — Le collier de beauté. — Coysevox et Clodion. — Le buste de George Sand.
XIH. Sculpture. — M. Clesinger et M. Pradier. — La P4ela de M. Pradier et la Vierge de Michel-Ange. — Le duc de Penthièvre et M^^^ de Montpensier. — Les Tombeaux de Saint-Denis. — Vénus et Marie. — Les bustes de MM. Leverrier» Auber et de Salvandy. — Portrait de M"" d'Agoult, par M. Simard. — MM. Jaley, Jouffroy, Bosio.— La statue de saint Bernard. — LesreinesdeFrance.
— 1^ Poussin, de M. Brian. — Molière, Géricaull, Ulysse.
— MM. Hartung, Pascal, Henique, Toussaint. — Le Vase, de M. Vechte. — La ciselure au seizième siècle. — L'art sous TEmpire. — Le romantisme et Part moderne. — > Michel-Ange et Raphaël. — Les orfèvres contemporains.
21 Jtrmtti fiarrion.
DO SEmiKKT DE LA SATllBK ET DE LA BEAUTÉ.
Le commencement de toutes choses, c'est Tamour. Le commencement de l'artt c'est le sentiment de la nature et la passion de la beauté. Mais il n'y a rien de plus rare que l'indépendance et l'originalité des impressions. Regarder simplement autour de soi est déjk une rareté insigne. La plupart des hommes passent k coté des plus belles choses sans les voir. Les dénicheurs d'étoiles ne sont pas communs ea ce temps-ci. Combien sommes-nous en Europe
qui ayons vu lever le soleil? L'immense majorité des hommes s'obstine k voir en uniforme blanc les chevaux roses, bleus ou verts. On va jusqu'à nier l'àme des arbres. Personne ne s'inquiète de la lune ou des nuages,. de la couleur du printemps ou du caractère de Tautomne. On ne songe pas k contempler le spectacle de la vie qui ne s'arrête jamais et qui a pour théâtre l'infini.
Cependant tous les hommes sont poètes et artistes. Tous ont, k quelque degré, la double faculté de sentir et d'eiprimer : en Italie, chacun est improvisateur; le gondolier et le pâtre, rhomme des campagnes et l'homme des villes; en Allemagne,' musicien; Touvrier et le paysan, le bohémien et le philosophe. A certaines époques tout le monde a compris la statuaire et la peinture : en Grèce, au siècle d'Aspasie et d'Alcibt^e ; eu Italie, k la Renaissance. Pourquoi donc notre époque a-t-elle perdu le sentiment de l'art? C'est qu'elle a perdu le sentiment de la nature.
La France spécialement a été entraînée Jiors de testes les infldences naines et naturelles, vers de fantastiques rochers d'émeraudes, comme au
iemps de Law. On a persuadé au peuple français que rintérét matériel était la fin de noire destinée commune. Le mot argent est niainte-* nant te fond de la langue qui prêchait autrefois le dévouement et le fanatisme des idées et des sentiments généreux. Illusion grossière ! Il n'y a de positif et de réel que la nature et la poésie. Tout ce qui est beau et bon ne coûte rien, et Dieu en a mis partout: les femmes et l'amour, lap'ensée et les rêveries intellectuelles, le del, la mer, les forêts et les fleurs. Il n'y a de cher que les ridicules inventions des honunes, que les composés factices et pernicieux.
Il ne faut donc pas se tourmenter pour l'argent, et déplacer son bonheur dans dés conditions frauduleuses où l'àmehumaines'obscurcit. L'esclave a perdu la moitié de son âme, disaient les anciens. On pourrait dire aux modernes : la servitude consentie h l'intérêt matériel est plus dangereuse que la serviliideimposée par des lois d'inégaliié. L'esclavage social laisse au moins la liberté morale intérieure ; on s'appartient en^ core a soi-même , e^On peut devenir Epictète ; la tyrannie est extérieure et indirecte; les fers ne touchent que la peau. Que de grands hommes