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avait faite au cercle de la rue Volney, il y a trois ou quatre ans, je crois, et qui montrait le développement de son très beau talent dans toutes ses phases. Il n’y avait pas là une étude qui n'eut son charme. Achille Cesbron avait été l'un des amis intimes de Feyen Perrin. Il l'avait honoré dans une grande toile qui n’était pas la meilleure de son exposition, mais qui était là comme un hommage touchant à la vieille intimité des deux artistes. Il faut espérer que M. Beneditte, le conservateur du musée du Luxembourg réclamera Le Bouquet de roses à la guirlande.
Le Départ pour l'école, de M. Chayllery a été distingué par la commission d'achat et aussi le Village à Bréhat , de M. Henri Dabadie.
Il n'y a pas seulement des qualités de métier dans le Village à Bréhat. Il y a une recherche de vérité et si l'on veut me permettre cette expression, ce n est pas seulement une toile bien vêtue, mais une toile qui pense et qui fait penser.
Les Hommes de mer , de Madame Demont-Breton ont des qualités de sobriété dans la composition, mais pourquoi s’en prendre à des difficultés si difficiles à vaincre. L'effort est, il est vrai, considérable et la commission d'achat a voulue récompenser cet effort; elle aurait peut-être pu choisir de préférence Dans l'eau bleue , bien que, là aussi, le résultat obtenu n'ait pas répondu à la volonté de l'artiste.
Le Retour de la chasse , de Mademoiselle Delasalle, La Conversion de Marie-Magdeleine , de M. Devambez n’apprendront, je le crains, rien à ceux qui les iront voir dans les musées auxquels on les destine, si ce n’est que Mademoiselle Delasalle est habile et que M. Devambez est un élève très respectueux de l'enseignement qu’il a reçu et dont il a tiré tout le parti qu'un élève intelligent peut recueillir d'études qui ont été évidemment excellentes.
Je préfère de beaucoup Le village de la Frette , de M. Dufour. Rayon dans le deuil , de M. Enders est une bonne acquisition.
Le silence funèbre envahit les grands bois,
Par eux peuplés jadis de visions si douces.
Pan venait d’expirer. Tombez, ô feuilles rousses,
Tombez, Ht la Dryade en pleurs, mourante voix.
C’est sur ces vers de M. Emile Blemont, que M. Gabriel Guay a peint son tableau de la Dernière Dryade. L'impression est si juste, l’effet d’automne est si saisissable que l’on sait grand gré à M. Guay de nous rappeller avec tant de bonheur une chose très souvent vue.
J’ai déjà dit ce que je pensais des Enfants de Marie, de M. Guinier, et du portrait de M. Henner. Ce sont des acquisitions auxquelles on ne peut qu'applaudir.
Le Clair de lune en Champagne , de M. Guéry nous ramène aux temps héroïques où les Corot, les Rousseau, les Daubigny menaient gaiement la croisade des naturistes contre les infidèles du paysage historique.
Avec M. Jamin et sa Cité lacustre où le retour des hommes est signalé aux femmes qui les attendent, nous redescendons dans la jolie peinture. C’est une noble ambition que de vouloir faire revivre les temps disparus. M. Cormon s’y est essayé et il y a réussi. M. Jamin a fait une tentative moins heureuse.
Avec ses grandes lignes bien comprises et avec le charme de sa coloration générale La Seine à Vétheuil, de M. Joubert, est une