‹ Le Salon de Joséphin PéladanChapitre 24 sur 37 · SALLE XXVI · texte numérisé non relu

SALLE XXVI

Dans un atelier, au tapis rouge, est assise une dame en rouge* et une fillette en bleu ; l’œil se satisfait et se plaît à cette toile de- Carl Nÿs.

Offert, influencé par Puvis de Chavannes qui, de'cîdément,, est le plus suivi de tous les contemporains, et avec quelle justice, a imagié deux pendants, deux nudités rêveuses : Tune, crépusculée; l’autre, gazée d’aube et de brise matinale.

Matllecour a vu un étang avec sentimentalité.

Trois tableaux se groupent qui n’en valent pas un bon; le- Rabelais et son quart-d’heure, de Mélinge\ la Scène d’attouchement de Tartufe et le Bourgeois gentilhomme, ceux-là de Ma\erolies\ aucun intérêt de coloris et la compréhension plusque superficielle, banalement iait, vu à la Sarcey.

Un clin d’yeux à la Jeune fille, de Mengin.

Succès du dimanche, vulgaire, mais très bonne exécution,. d’0//v/é; la Bonne vient peser uii nouveau-né chez le boulanger: très vivant.

Maincent^ paysage intéressant parce que le terrain est pyramidant. Moreau (dè Tours) a vu, sans accent de touche, maisavec plus de talent qu’à son habitude, le charnier qui suit unebataille, l’horreur d’une population devenue de la boue sanglante,.

Voici maître Félicien Rops! en sort atelier.

Il vient de tirer la première épreuve d’un cuivre et regarde la

feuille de Japon qui lui éclaire le visage comme la lettre dans le fameux bourgmestre Six, de Van Ryn.

L’exécution est tout à fait de premier ordre : pour la ressemblance, la physionomie est accalmée un peu et l’œil, un peu trop bleu, a une longueur qui n’est pas coutumière au modèle. Ce ne sont là que des nuances et tout à fait indifférentes à la valeur très réelle cette représentation d’un des plus incontestables génies de l’art contemporain.

Du même Mothey, une Femme en rose; le fond est ennuyeux. Oh! ces fonds déparent bien des portraits; ceux de Bohnat sont honteux.

Hébert sait y mettre de l’ombre chaude ou des lueurs d’automne : mais Hébert est un recueilli de la peinture, il peint à loisir, tandis que le grand Cabanel a le tableau régulier; irrégulier, par exemple, doit être le caractère de l’Espagnole, de Melida. ^

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