‹ Le Salon de Joséphin PéladanChapitre 29 sur 37 · SALLE XXVII · texte numérisé non relu

SALLE XXVII

Petite femmè de fine et les gants trop grands comme

îles voulait Van Dyck.

Soîlet mène Bacchis chez la magicienne où tout est blafard ^en diable. Oh! les voyez-les ; je n’ose rien en dire, deux

iimarins de interrogent l’horizon; Trayer nous fait voir

lie quai des Grands-Augustins au printemps, avec de petites femmes qui bouquinent. Rapin a trouvé une fin de jour rousrsâtre poétiquement reflétée dans une mare.

237. Curieux impressionisme : au fond d^une vaste pièce éclairée par les deux bougies d’un piano une femme joue du Bramhs ou du Grieg; dans la pénombre massé vers le bord de la toile écoute un monsieur : drôle effet. Rallei nous présente une cérémonie grecque au mont Parnasse, analogue au baisement du crucifix le Vendredi-Saint. Le sous-bois de Pelouse u’a pas l’accent d’un Bodmer.

Worms^ espagnolise à perpétuité. On pourrait faire avant le •salon, un chapitre intitulé « Le fond du Salon » on dirait la moitié des cadres par avance. Dès qu’un sujet prend, ces bons peintres le ressaisisent indéfiniment.

Le tryptique de Evann Howe va produire un certain émoi, parmi les raffinés il a d’abord le tort de jouer le Matzys. N’importe, il intéresse. Les deux pendantifs, l’alchimiste et le scolastique sont les meilleurs. Au milieu trône la sorcellerie : il y a un

greffier assis et trois autres personnages devant une femme nue. On les prendraient pour des médecins, apothicaires, inquisiteurs; aucun instrument, aucun symbole ne signifie sorcellerie: et Howe aurait pu cependant mettre là des détails très obsessifs : ils abondent en un esprit je ne dis pas érudit en la matière mais simplement cultivé.

Le forgeron de Terrent^ a une physionomie de satyre très réussie.

Poîntelin^ nous donne une impression de lande où il fait peur.

Tête de femme par Wat^ à regarder,

La demoiselle en blanc que Rixens nous fait voir à la campagne vaut mieux que le berger de TruesdeL

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