RUE BBS BOSS-ENFANS
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flionumens publics ; dus tous les sanctuaires de l'Éducation et du culte ; que chacun de nous devrait surtout graver dans sa conscience :
La perfection, le bonheur de tous est 'la condition absolue de la per* fection et du bonheur de chacun. Le salut individuel est inséparable du salut générai
Ce mot solidarité est l'expression moderne de l'unité ou de ^identification des êtres et des choses, prise au point de vue de la haute réalité divine ; et que l'antique science avait formellement entrevue et constatée. Qui ne connaît ces vieux adages de la philosophie et de la religion. — Tout se tient;
— tout est dans tout; Cun vient de C autre; —tout est distinct, mais rien tCest séparé, indépendant absolument; — nous sommes un en plusieurs ;
— tout est un, l'un est dans C autre; — Rien de permanent, d'immobUe 9 sous les phénomènes; les êtres fluent l'un dans Contre;— -les êtres sont des miroirs, des microcosmes. — Il y a attraction et expansion , absorption et émanation, aspiration et expiration éternelUs ; — il y a métempsycose et transformation incessante, rien ne meiut et tout change, etc. , etc.
Cette loi n'est donc point particulière * l'humanité : elle s'étend * tous les êtres; elle est universelle et devient même la loi des mondes. Tout est en rapport , médiat ou immédiat, avec tout : Donc , tout ce qui est v est atteint , modifié en bien ou en mal par tout ce qui est La morale universelle est là dans ses fondemens les plus profonds.
Les vies sont comme en un éternel prêté-rendu réciproque : il semble qu'elles échangent continuellement leurs parties intégrantes , leurs facultés 9 leurs attributs, sinon leur essence; tant elles se communiquent et se transmettent mutuellement les conditions de leur épanouissement et de leur perfectionnement respectif. Nous nous introduisons en quelque sorte les uns dans les autres par nos idées, nos sentimens et nos actes ; nous sommes les ans aux autres notre éternelle nourriture; tellement, que la figure déjà si vieille de la manducation et de la transfusion universelle des êtres de la création, pourraitse recevoir au sens vrai, tant au moral qu'au physique. — Que sont nos corps? Des composés organiques de tous les élémens ambiants, de toutes les monades qu'on appelle matérielles. Nous nous les assimilons et les sécrétons incessamment; et avec une telle rapidité, qu'en moins de sept ans, notre corps est radicalement renouvelé jusque dans sa charpente osseuse. L'humanité est donc comme un tout indivisible avec la nature , avec l'univers.
De même, nos esprits nés assimilent-ils point *t ne sécrètent-Us point , ea quelque sorte, depuis la naissance jusqu'à la mort, par l'éducation et par la fréquentation de l'espèce, et les pensées, et les sentimens, et les produits du grand milieu ambiant qu'on nomme Société ?
Et, si nous rattachons le présent au passé, la solidarité, l'assimilation, la réversibilité, la manducation, comprennent réellement l'éternité des temps et l'universalité des êtres et des lieux. Les individus, les générations, les races» les peuples, les siècles, tout se pénètre ; tout se transmet ou s'hérite ; tout