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CHAPITRE V

L'hygiène individuelle à Osséja

Les tuberculeux d'Osséjà, ayant tous passé par le sanatorium, connaissent les principes d'hygiène élémentaires, et sont dressés à les observer.

C’est ainsi que jamais aucun de ces malades ne cracherait par terre, même pas dehors, au cours de sa promenade quotidienne.

Les expectorations sont. recueillies dans des récipients de formes, naturellement, très variées.

Mais, dans les sanatoria, on tient à un modèle, et à un seul : celui du crachoir à couvercle : on évite ainsi les promenades des mouches sur les expectorations.

Les crachoirs de poche sont de différents modèles.

Certains malades se contentent, lorsqu'ils sont hofs de chez eux, d’expectorer dans un mouchoir.

Ce procédé, selon nous à déconseiller, est cependant indéniablement plus pratique.

Les

D'ailleurs, la stérilisation ultérieure du linge étant bien faite, les inconvénients sont réduits au minimum.

Les crachoirs sont désinfectés d’une manière variable

Au village, les malades isolés se contentent de l'eau de Javel, qui est d’ailleurs un bon désinfectant. De temps en temps, ils jugent bon de faire bouillir leurs crachoirs, dans un récipient à ce ré-

servé. Nous rappelons à ce propos que, en raison de l'altitude, l’eau bout à Osséjà à une tempéralun d'environ 95° centigrades.

Au sanatorium, les crachoirs, obligatoirement stérilisés chaque semaine, sont nettoyés chaque jour, et à demi remplis, avec une solution voisine

de celle proposée par Rist

Formol à 40 % : 100 gr.

Savon noir : 15 gr.

Fau : r litre.

Quant à la désinfection de la vaisselle, elle est -faite plus sérieusement dans les sanatoria qu'au village. Dans les familles, en effet, le lavage est fait avec de l’eau dans laquelle on dissout un peu de carbonate de soude appelé vulgairement « cristaux » par les ménagères. Il est vrai que les couverts sont strictement individuels.

Au sanatorium, le lavage de la vaisselle se fait dans des bacs spéciaux où arrive de l’eau bouillante, à laquelle nous faisons mêler une cuillerée à sou-

Tes

pe d’eau de Javel par litre. Ajoutons que les’ couverts, sinon les assiettes, sont individuels.

Pour terminer ce chapitre de l'hygiène individuelle, précisons que toutes les personnes professionnellement en contact avec les tuberculeux : inlirmières, domestiques, elc., sont entrainées à revêtir des blouses, à se laver les mains, en un mot à

prendre toutes les précautions d'usage.

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