À MES MAITRES DANS LES HOPITAUX
MM. es DocTeurs MICHON HERSCHER DESPLATS
MM. Les PROFESSEURS MARFAN JEANSELME
Introduction
Depuis la fin de la guerre 1914-1918, un gros effort a été fait, tant par le corps médical que par les pouvoirs publics, pour lutter contre un des plus terribles fléaux qui déciment notre population : la tuberculose.
Chaque année, près de 500.000 français sont frappés par cette affection, et chaque année, il en meurt environ 100.000.
Actuellement, ce qu'on a appelé | « armement » antituberculeux lutte avec efficacité contre la maladie. ï. |
En liaison avec le médecin praticien, les dispensaires, les préventoria el les sanatoria, permettent de dépister, de traiter, ou d'isoler les tuberculeux.
Leur développement a permis d'envisager ce que certains auteufs ont appelé la récupération des tuberculeux, c’est-à-dire, après guérison des moins atteints et stabilisation des autres, l’utilisation sociale de ces malades.
Les Dispensaires sont des organisations maintenant connues de tous. Sous l'impulsion de l'Office Publie d'Hygiène Sociale, sept cents ont été institués
en France en application de la loi du 15 avril 1916 (Loi Léon Bourgeois).
Le phtisiologue, toujours qualifié, qui dirige chaeun de ces Dispensaires, est assisté à l'extérieur par les Infirmières Visiteuses dont le rôle est primordial dans la lutte antituberculeuse.
Les préventoria, les hôpitaux, et les sanatoria fonctionnent en liaison directe avec les dispensaires.
Leur nombre est malheureusement encore insuffisant, malgré les efforts tentés chaque jour.
Il est permis d'espérer qu'un jour prochain, le nombre de lits dans ces trois sortes d'établissements sera suffisant pour traiter tous les tuberculeux malades.
Mais il est une organisation intéressante, encore embryonnaire, destinée aux tuberculeux peu malades, guéris ou stabilisés : c’est celle des villages-sanatoria.
C'est ceux-ci que nous voulons étudier dans cet ouvrage, avant de décrire Osséja de Cerdagne, agglomération surgie spontanément sous un climat privilégié.
2 Mitiess