SOS ARE
rables 3 il signifie la persistance de la contagion, le renouvellement de la surinfection.
Devant cette situation, on a commencé par une spécialisation relative de quelques services parisiens.
La Salpêtrière a ouvert dans un service de tuberculeux adultes quelques salles pour les enfants, une crèche pour les nourrissons tuberculeux. A l'hôpital Hérold, le D' Armand-Delille a affecté un pavillon de son service à la cure de la tuberculose pulmonaire infantile, réalisant même dans une petite cour une galerie de cure sanatoriale ; cet organisme a fait ses preuves d'efficacité pendant plusieurs années.
Mais si les hauteurs des Buttes-Chaumont constituent au-dessus de la cuvette parisienne une station climatique qui ne dépayse pas les petits « poulbots », il serait cependant préférable de mettre ces enfants au grand calme de la montagne ou des champs.
Les placements familiaux, l’admission en préventorium, ou en école de plein air, le séjour à l’altitude, sont parfaits pour des enfants à peine malades. Mais pour ceux qui sont plus sérieusement atteints, le séjour dans un sanatorium lointain est difficilement accepté par les familles les plus dignes d’intérêt, lorsque la situation des parents ne leur permet pas de suivre en quelque mesure lenfant malade dans cette évasion hors des villes.
Comment faire accepter à la sollicitude maternelle le séjour à la montagne lointaine, lorsqu'une lente aggravation peut se produire en dépit des soins,
lorsque la brusque apparition d’une méningite peut
ral
frustrer l'affection familiale d’un espoir de guérison entretenu avec ténacité, ét au delà même des limites de la vraisemblance ?
Dans ces conditions, il est préférable de laisser les enfants inalades à proximité de leurs parents, même si les visites fréquentes ne sont pas un très bon élément de la cure.
C’est ce qu'ont bien vu les organismes de lutte sociäle contre la tuberculose, qui ont créé auprès de Paris des sanatoria pour enfants.
Pour l’Assistance Publique; le problème est encore plus complexe que pour les œuvres privées, car elle né refuse aucun malade, elle s’efforce de tirer parti des plus mauvaises situations, Cést ainsi qu’il a fallu hospitaliser et traiter les enfants tuberculeux du premier âge, victimes de la contagion familiale, rejetons de familles désorganisées ou détruites par la maladie.
La gravité habituelle de l’infection tuberculeuse chez ces enfants he les classe pas parmi les malades «sanaätoriables » ; leur groupement expose en outre aux contagions des maladies épidémiques et aux infections propres aux crèches.
Mais la constitution à Brévannes d’une section d'enfants du premier âge va cependant arracher ces malades à la promiscuité du milieu familial et des salles communes’ des hôpitaux ; elle permettra de mieux préciser l’évolution réelle de ces tuberculoses précoces, placées dans les meilleures conditions possibles ; elle constitue, en France tout au moins, une innovation absolue.
Organisation du sanatorium