DESCRIPTION DES BATIMENTS
Les bâtiments du sanatorium se trouvent dans un parc boisé, enclos de murs, de 44 hectares de superficie, en pente douce entre les altitudes de 50 à 60 mètres (levés au 1/20.000 des environs de Paris).
Dans ce parc, un hôpital entier, avec tous ses services, fut construit vers 1910, en pavillons séparés : services centraux, logements du personnel, pavillons pour les malades.
Parmi ceux-ci, le pavillon Roussel reçoit des convalescents de maladies générales, et le pavillon Barthez, divisé en deux étages bien isolés, recoit des convalescents de coqueluche et de scarlatine, envoyés par les hôpitaux de Paris.
Ces deux pavillons apportent au fonctionnement du sanatorium une souplesse précieuse ; ils permettent d'isoler tous les cas de scarlatine et de diphtérie qui peuvent apparaître au sanatorium, et de faire passer les enfants d’une section dans l’autre. Un enfant, considéré à tort comme tuberculeux, et atteint de coqueluche ou d’abcès du poumon, sera trans-
G. Noël-Augustin 2
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féré dans le pavillon Barthez. Un enfant du pavillon Roussel, convalescent de pleurésie, d’érythème noueux, etc. sera reconnu comme tuberculeux pulmonaire et admis au sanatorium proprement dit.
Enfin, l’un de ces pavillons (Barthez, rez-de-chaussée) loge le laboratoire du service.
Les logements du personnel sont distribués soit dans un pavillon spécial, soit au dernier étage des pavillons hospitaliers ; il y a là une condition défavorable à l’isolement et à la prévention des épidémies, mais cette disposition ne peut être évitée actuellement. ;
Les services centraux sont très réduits depuis quelques années : la pharmacie, la salle des morts, la lingerie et la buanderie, le service de salubrité, la cuisine même sont groupés en vue de restreindre le personnel dans le corps principal des hospices de Brévannes, de l’autre côté d’une voie publique. Il n’y a pas d’inconvénient à cette situation si ce n’est pour la cuisine ; elle est assurée par la cuisine de lasile de vieillards. Le transport des aliments se fait plusieurs fois par jour en camionnette automobile, dans de grands plats ou dans des marmites norvégiennes.
Les pavillons du sanatorium sont au nombre de quatre. Les pavillons Villemin et Brun sont des bâtiments en T à trois étages, dont le dernier loge le personnel. Dans les sous-sols se trouvent les chaufferies. Chaque pavillon, outre les bureaux, offices, lingeries, comporte pour l’hospitalisation :
Dans le corps principal de bâtiment, au rez-de-
chaussée, deux réfectoires ‘servant aussi de salles de jeux, et ouvrant sur des cours entourées de haies et treillages ; à chaque étage, deux grands dortoirs de 12 ou 16 lits avec leurs lavabos et W.-C.:; ces dortoirs ouvrent 6 ou 8 fenêtres par salle ; deux chambres de 2 ou 3 lits se logent encore au centre, à chaque étage ; |
Dans le corps de bâtiment perpendiculaire se trou-
vent au rez-de-chaussée et au 1” étage deux petits dortoirs de 8 ou 12 lits avec W.-C. et
baïins, et au 2° étage une infirmerie de 6 ou 8 boxes.
L’aération, la luminosité de toutes ces pièces sont exceptionnellement bonnes ; les pièces sont parquetées, à murs peints ; les radiateurs, dans la baie de . chaque fenêtre, sont protégés par des grillages.
La caractéristique principale de ces pavillons est le système de trois escaliers, l’un au centre, et un à chaque extrémité du pavillon, avec issues dans les réfectoires et à l’extérieur. Cette disposition permet d'isoler dans chaque bâtiment un étage ou un dortoir : elle compense à peu près la faible proportion des chambres d'isolement. L’absence d’ascenseurs et de monte-charges constitue par contre une gêne assez sérieuse pour le service des malades couchés.
Le pavillon Brun ouvre sa façade principale vers l'est-nord-est ; son bâtiment perpendiculaire et ses cours regardent vers l’ouest.
Le pavillon Villemin, plus vaste, offre sa façade
principale au sud-est ; il présente sur cette façade deux galeries de cure à chaque étage ; les dortoirs et les chambres d’isolement communiquent avec ces galeries, Les petits dortoirs du corps de bâtiment perpendiculaire sont réservés aux enfants les plus jeunes, qui disposent d’un office spécial, avec chauffe-linge et réserve d’eau chaude.
Au rez-de-chaussée de ce pavillon existe une salle de chirurgie et de pneumothorax, près de l’entrée ; au sous-sol, à côté de la chaufferie se trouvent des salles de bains et de vastes locaux destinés à la radiologie et aux irradiations ultra-violettes.
Les pavillons Flourens et Robert Ghys, construits en 1920, sont des baraquements sans étage, qui flanquent de chaque côté le pavillon Villemin ; un dortoir vaste et haut, bien chauffé par radiateurs, s'ouvre sur une vérandah de cure donnant au sudest ; en arrière, un corps de bâtiment perpendiculaire complète chacun de ces pavillons ; il renferme deux chambres d'isolement, des lavabos, un bureau, un office, une chaufferie, et un réfectoire assez petit ; ces pavillons n’ont pas de distribution d’eau chaude, pas de salle de bains.
Il existe enfin une petite salle d'école dans un bâtiment isolé, entre les pavillons Flourens et Villemin.