Je dois ce rapprochement à M. RenéDussaud
NOUVELLES DÉCOUVERTES
iifie suffisamment par des raisons architectoniques : par exemple, lorsque celui-ci nous apparaît géométriquement équarri par deux sections perpendiculaires, coupant, à angle droit, le sommet et l'occiput, comme si la statue, transformée en Atlante, avait été employée à soutenir une console Telle est aussi la série, déjà riche, et qui s'accroît de jour en jour, de ces masques monumentaux dont j'ai déterminé le caractère à propos de ceux des Thermes de Cherchel et qu'on accrochait obliquement à une corniche.
Ces réserves faites, il reste encore toute une collection d'images, généralement bien conservées, de réelle valeur artistique, et sans caractère architectural, dont le crâne a été sectionné de la même manière que les têtes du Janicule. De celles dont la provenance est certaine, le groupe le plus important, qui comprend trois statues, — un Apollon victorieux, en Diadumène ; un Hermès ou Hercule imberbe ^, en athlète, de dimensions colossales-; une prêtresse drapée \ — a été découvert en 1894 à Délos, à rOuest du lac sacré, en contre-bas de la maison
1. Par exemple, au Musée du Gapitole, une statue d'Apollon, où la section verticale intéresse non seulement l'arrière-tête, mais la nuque, les omoplates, et tout le sommet du dos; et une tète déjeune homme ou de Satyre, couronnée de lierre, portant le n° d'inventaire 238.
2. Gauckler, Musée de Cherchel, p. 105 et suiv., pl. VI et VII ; cf. Collig-non, Tête d'athlète trouvée en Égypte, dans le Recueil de Mémoires pour le Centenaire de la Société des Antiquaires de France, p. 84 et suiv.
3. Couve, Bulletin de correspondance hellénique, XIX, 1895, p. 484, n» 12, et pl. VIII ; Momnn. et Mém. Piot, III, 2-^ fascicule, 1897, p. 137 et suiv., et pl. XIV et XV.
4. Couve, Bull. corr. hellén., 1895, p. 481 et suiv., et fig-. 12; Monum. et Mém. Piot, III, p. 139.
5. Couve, Bull. corr. hellén., 1895, p. 482 et suiv., et pl. VII; Revue arch., t. XXXI, 1897, p. 25, pl. XIII; Monuni. et Mém. Piot, III, p. 139.
des négociants de Bérytos ^ et à proximité des sanctuaires orientaux des Posidoniastes, des Hermaïstes, des Apolloniastes et des Héracléistes tyriens, c'est-à-dire, en plein quartier syrien ^. Une belle statue hellénistique d'Apollon, qui est entrée au musée de Constantinople, provient de Magnésie du Sipyle L'admirable basrelief d^Antinoiis divinisé, récemment découvert en Italie, sur le territoire de Tantique Lanuvium ^, a été sculpté par un artiste à' Aphi^odisias. Toutes ces œuvres ont, plus ou moins, subi une influence asiatique.
D'une façon générale, quelle que puisse être leur provenance, les statues à section crânienne se classent en deux catégories, suivant qu'elles se rattachent à Tun ou l'autre des types que nous avons pu distinguer au Janicule. Les plus anciennes sont des œuvres grecques, d'une haute valeur artistique, et dont la parfaite conservation prouve le prix qu'on y attachait; elles n'ont été sectionnées qu'après coup, et n'ont été annexées au culte solaire, qu'au temps où celui-ci avait envahi et visait à dominer tout l'Empire. On les choisit, sans doute, en raison de leur beauté, mais aussi, et surtout, parce que leur caractère et leurs attributs spéciaux les prédestinaient à cette assimilation syncrétique. Ce sont toutes des images