‹ Le sanctuaire syrien du JaniculeChapitre 110 sur 144 · Cité par Macrobe, Saturnales, I, ch · texte numérisé non relu

Cité par Macrobe, Saturnales, I, ch

Après avoir ainsi déguisé la statue, il restait encore à la consacrer; et c'est sans doute pour l'accomplissement de ce rite, qu'on en sectionna le crâne, afin d'atteindre l'emplacement du cerveau, l'organe noble par excellence : opération du même genre, que cette mystérieuse trépanation, dont on a constaté les traces sur tant de momies royales en Egypte Pour imprégner la statue de l'Essence divine, peut-être fît-on subir à la partie amputée une onction d'huile sainte, selon le rite usité pour la consécration des rois de Juda. Puis, l'onction une fois accomplie, on replaça, sur la partie frottée d'huile, le couvercle crânien, que l'on ressouda avec soin, et qui servit ainsi à enfermer, en le protégeant, le dieu matérialisé dans son image anthropomorphique. Telle est, à mon avis, l'explication la plus plausible de ces étranges sections crâniennes, qu'on avait déjà signalées sur plusieurs autres statues, mais sans leur accorder, jusqu'ici, toute l'importance qu'elles méritent.

Je la crois d'une application générale, après avoir procédé toutefois à certaines éliminations qui s'imposent. Elle ne peut, évidemment, concerner toutes les têtes antiques qui présentent une blessure quelconque de la boîte crânienne. Il en est un assez grand nombre, dont les mutilations ne sont dues qu'à des causes accidentelles. On les reconnaît aisément, qu'elles aient été réparées ou non, aux contours irréguliers et à l'orientation variable de la coupure; et d'ailleurs, dans ce cas, le visage est toujours aussi endommagé que l'arrière-tête. Pour d'autres, l'ablation de tout ou partie du crâne se jus-

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