‹ Le sanctuaire syrien du JaniculeChapitre 132 sur 144 · Loewy, Ihid., p · texte numérisé non relu

Loewy, Ihid., p

. ;j. M. Collignon, Ihid., II, p. 677 et suiv.; Eugénie Strong, Bomn/t sculpture, p. 249 et suiv.

6. Sur les fouilles récemment exécutées par M. Paul Gaudin dans les l'uines d'Aphrodisias, cf. M . Collignon, Comptes, Rendus de V Acad. des laser., 1904, II, p. 703 et suiv. ; et Revue deVart ancien et moderne, 1906, t. XIX, p. 33-50 ; G. Mcndt'l, Comptes Rendus de V Acad. des Inscr., 1906, p. l.')8 à 184, et Revue de Fart ancien et moderne, 1907, XXI, p. 34 et suiv.

l' ANTINOUS DU SCULPTEUR ANTON lANOS

d'importants ateliers locaux. Ce qui le prouve mieux encore, c'est l'absence de toute signature sur les statues qu'on y découvre. Exécutées sur place par des artistes connus de tous, elles n'avaient nul besoin de certificat d'origine. Les sculpteurs anciens ne signaient guère que les œuvres destinées à l'exportation, celles qu'il fallait munir d'une marque de fabrique, pour les authentiquer aux yeux des amateurs en ]3ays étranger. Aussi est-ce surtout à Rome, le grand marché des œuvres d'art, que Ton a retrouvé des épigraphes relatives aux ateliers d'Aphrôdisias. Sur un seul point del'Esquilin, dans le voisinage des Thermes de Titus et de la cinna athletarum\ on découvrit, il y a une vingtaine d'années, dans un énorme amas de sculptures diverses, toutes brisées, dixsept fragments de bases, signées des sculpteurs Flavius Zenon, Flavius Anclronicus, Flavius Chryseros, Polyneikès, et d'un certain Anaximandros , qui semble bien appartenir au même groupe, bien que son origine ne soit pas indiquée.

On admet généralement, que ces artistes étaient venus s'établir à Rome sous la dynastie Flavienne, et y avaient ouvert un atelier, à proximité des Thermes de Titus et de Trajan, qu'ils étaient officiellement chargés de décorer. Cette hypothèse serait acceptable, s'il était vrai, comme on l'a prétendu ^, que toutes les bases revêtues de leurs signatures fussent en marbre de Carrare ; mais le fait est des plus contestables, ainsi que je m'en

1. Cf. Serafino Ricci, La Çuan/.r] auvoôo; e la curia athletarum pressa S. Pietro in Vincoli, Bullettino, comunale, 1891, p. 185 et siiiv. ; et C.-L. Visconti, Ibid., 188G, p. 297 et suiv., 316 et suiv,, etpl. XI et XII.

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