‹ Le sanctuaire syrien du JaniculeChapitre 4 sur 144 · Cf. Gatti, Notizie degli Scavi, i906, p · texte numérisé non relu

Cf. Gatti, Notizie degli Scavi, i906, p

2. Lire « Wurls » : il y a évidemment ici une coquille fVim primerie.

(( nome Gaionas aveya stabilito cloversi fare nei conviLi a da lui presieduti. »

L'inscription est gravée en caractères grecs, hauts de 0"' 065 et très nets, sur un bloc massif de marbre blanc, de forme carrée, mesurant d 20 de côté, et 0"' 29 de hauteur. Tout autour, sur la tranche, règne une moulure concave, uniforme et très simple. Au milieu se creuse un trou tronconique mesurant 0"' J 8 de diamètre à l'orifice et 0'" 06 seulement au fond, s'évasant vers Textérieur. Le monolithe est évidé en dessous comme un couvercle, et semble avoir été destiné à dissimuler un massif de blocage, qu'il coiffait, pour ainsi dire. Était-il déposé horizontalement sur le sol, ou, au contraire, dressé verticalement ? Dans le premier cas, il eût pu servir de support à une vasque, d'où jaillissait un jet d'eau au centre d'un bassin. Mais la disposition du texte qu'il présente sur sa face principale, semble indiquer plutôt qu'il était appliqué contre un mur, et encadrait une bouche de fontaine qui le traversait en son milieu. J'ai réussi, à l'aide d'une martelette, à débarrasser l'inscription de la couche calcaire qui la dissimulait en partie ; elle doit se lire de la façon suivante :

A6CM0C OnOOC KPAT6 POC 0YMA 06OIS HAPÇXOI

ON AH TAICONAC A6!nN0 KPITHC /y 606TO

OsoTç 7raû£/oi, ov OTj Fatwvaç

Sc'.TTVOXplTYjÇ ïhzXO.

A la fin de la seconde ligne, la barre transversale a été omise au milieu de Vepsilonn lunaire, qui est ainsi transformé en si(jmri\ mais je ne crois pas qu'il puisse subsister aucun doute sur une correction qui s'impose.

LE BOIS SACRÉ DE FURRINA 7

Il ne s'agit donc nullement dans cette inscription d'un sacrifice offert à d'hypothétiques dieux ^apoyot, dont je ne connais, pour ma part, aucun autre exemple épigraphique; c'est tout simplement la dédicace d'une fontaine.

Fonlainc de Gaionas, avec inscription grecque.

qui fut captée et aménagée par un personnage nommé Gaionfis^ pour les besoins du culte d'un sanctuaire construit à cet endroit. Elle se compose de deux pentamètres, de prosodie correcte, mais de syntaxe embrouillée, et d'une concision qui nuit à leur clarté ; ni pires ni meilleurs,

LE SANCTUAIRK SYHTE>i DU .TANICULE

en somme, que les épigrammes analogues que Ton trouve clans r Anthologie, et tels qu'on pouvait les attendre d'un Levantin, écrivant en grec à Rome, à la fm du second siècle de notre ère.

Ce Gaionas nous était déjà connu par d'autres inscriptions romaines. Voici son épitaphe bilingue, en vers grecs encadrés de formules latines,^ qui fut découverte à Rome, il y a une trentaine d'années ^ : D[is) M{anihus) s(acrum).

G a ionas a n im ula.

S'il faut en croire M. Hirschfeld % dont je n'hésite pas, pour ma part, à adopter la conjecture, c'est à ce même Gaionas qu'il faut attribuer la dédicace suivante^, gravée sur un petit autel cylindrique en marbre blanc, qui fut découvert autrefois au Trastévère, dans le voisinage immédiat de la villa Sciarra, et qui est actuellement conservé au musée du Gapitole : I(ovi) o(plimo) m[aximo) I Heliopolitano | Kcîj.[j.sc(o, | àvcpi | .3xa'.A'7.[(»)Td(T(i)], || àariatYj [t^ç] o'.y.o"j;j.[£vr^;j, | Imp. Caes[ari) M. Au7\ Commodo \ Antonino Pio [Felici Aug(usto)] Sarm. Germanic[o] \\ trih. pot. X[I\ imp. VIII, cos. V, p. p. \\ . M. Antonius, M. f(ilius), Gai\onas . . Claud[ialis) Aug(ustalis)l. . . I Cistiber, dediciavit) | Lirbis) cionditae) a[nno)DCCCCXXXIX, Imp. Commodo[Antoni]no Pio \\ FeliceAucj. V , M\Acil. Glabrione \ IIcos., \ III K.Dec.

Ce texte est exactement daté du 29 novembre 186, sous

1. C./.L., VI, 32316. — Kaibel, /.G. S./., m2. — Jnscr. graecae ad res romanas pertinentes, p. 89, n° 235.

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